Chaque année, l’élaboration de cette vision commune fait l’objet de nombreux débats entre nous. En 2012, nous avions souhaité titré ce portait composite de la France d’un « Sociétés sans regrets », renvoyant explicitement à ce grand désir de « tourner la page », que nous pressentions et que la séance électorale a confirmé.
Pourquoi, alors, intituler la livraison 2013 « Chocs et sanctuaires » ? Pourquoi l’illustrer de ce « kilo étalon » dont la double cloche de protection se fissure ? Parce qu’il nous semble bien, en effet, que c’est sur cette ambigüité fondamentale que se structure aujourd’hui la société Française et que de cette tension – sanctuariser ou bousculer, conserver ou abandonner, protéger ou exposer – procède l’ensemble des ruptures qui nous agitent.
Contact : Yves Bardon
91% de nos compatriotes pensent que cette année sera meilleure que la précédente selon une étude Ipsos de décembre dernier, un vrai tour de force dans le contexte national et mondial. Pour nous, c’est le signe que les Français ne veulent plus entendre parler de crise.
Cette musique dure depuis quarante ans pour ceux qui se souviennent du bout du tunnel ; quant aux plus jeunes, ils sont nés avec. Les plus mobilisés interprètent aussi la crise comme un alibi aux mesures impopulaires.
D’autres enfin y voient une fatalité. Il y a longtemps que la France est le pays développé le plus défiant et le plus pessimiste du monde dès qu’il s’agit d’envisager la situation collective, mais en même temps le plus optimiste lorsqu’on demande aux Français de se prononcer sur leur situation personnelle.
Contact : Yves Bardon
Il existe un paradoxe intéressant dans l'univers du marketing des produits de l'enfant. D'un coté, les enfants de 2011 sont censés ne plus ressembler aux enfants du 20e siècle : nouvelles technologies, familles recomposées autour de l'enfant roi, pré-adolescence précoce... leurs attitudes et leurs comportements auraient changé radicalement. Et de l'autre coté, les clefs de succès pour réussir un lancement auprès des enfants seraient immuables, comme inscrites dans le marbre : licences et mascottes, spots TV et dessins animés, campagne de séduction pour les enfants doublée d'un discours de conviction pour les parents... Et si la réalité des faits était plus complexe ?