Ipsos Canada Demain : l’intelligence artificielle est-elle perçue comme une opportunité ou une menace?

Ipsos Canada Demain explore les vagues de changements que le Canada s'apprête à vivre. Portées par les nouvelles technologies, notre économie, notre culture et nos vies vont en être (si ce n'est déjà le cas) radicalement modifiées. Mais comment les Canadiens perçoivent-ils tous ces changements liés à l'intelligence artificielle ?

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Il ne fait nul doute pour les Canadiens que l’adoption de nouvelles technologies, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) de même que la croissance prolifique et l’utilisation des données feront évoluer rapidement l’économie, la culture et la société.  Certaines personnes (en particulier les Canadiens plus âgés) ont du mal à suivre la cadence. Les jeunes Canadiens acceptent davantage le changement, le voyant d’un œil plus positif que leurs compatriotes plus âgés.

Les Canadiens voient généralement la technologie comme une marée montante qui « soulèvera tous les bateaux » à long terme – parallèlement à sa convivialité et à son implantation dans les activités courantes. Entre-temps, la majorité se prépare à une transition très mouvementée.  

La plupart des Canadiens s’attendent à des pertes d’emploi et à des transitions difficiles sur le plan professionnel. Certains craignent aussi que la transition accentue l’iniquité à un moment où les inégalités du passé occupent l’avant-scène dans les discussions politiques, économiques et sociales. Jusqu’à ce que les règles du jeu deviennent équitables et que tous puissent utiliser la technologie et y avoir accès, les Canadiens présument que les plus forts (les jeunes, les Canadiens à revenu élevé, les habitants des grandes villes et les grandes entreprises) prendront du gallon et seront particulièrement avantagés. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’ils pensent que les immigrants, les Autochtones, les Canadiens plus âgés, les Canadiens à faible revenu et ceux qui vivent en région rurale ou dans une petite collectivité y gagneront le moins.  

Nous serions probablement tous plus confiants à l’égard de cette transition si nous avions la conviction qu’elle prendra fin. Or, nous n’entrevoyons pas vraiment de fin. Nous aurions également plus d’assurance si nous pensions que le secteur public (ses lois, politiques et programmes de soutien) suit le rythme, mais ce n’est pas le cas. La confiance envers les organisations qui mettent en œuvre de nouvelles technologies et celles qui souhaitent utiliser nos données déterminera de plus en plus à quel point nous sommes à l’aise, notre rythme d’adoption et la quantité de données que nous communiquons.

Pour en savoir plus sur cette fascinante enquête tenue au Canada et dans 25 autres pays, veuillez consulter le rapport complet de l’étude ici.

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec