Baromètre Politique : la popularité de l’Exécutif progresse légèrement, Nicolas Sarkozy recule à droite

Après le vote de la loi Travail et l’éloignement dans le temps de cette séquence, la popularité de François Hollande progresse en août, notamment chez les sympathisants de gauche radicale. Même tendance pour Manuel Valls, qui de surcroît profite sans doute de ses prises de positions sur le burkini pour gagner des points à droite. En revanche, à la veille du lancement de sa campagne pour les primaires à droite, Nicolas Sarkozy est en fort recul parmi les sympathisants Républicains. À deux mois et demi du scrutin, l’ancien Président est désormais nettement distancé par Alain Juppé, mais aussi par François Fillon. 

Baromètre Politique : la popularité de l’Exécutif progresse légèrement, Nicolas Sarkozy recule à droite

Auteur(s)

  • Federico Vacas Directeur Adjoint du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs
  • Amandine Lama Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs
Get in touch


LE COUPLE EXÉCUTIF ABORDE LA RENTRÉE AVEC UNE POPULARITÉ EN LÉGÈRE HAUSSE

Mis en difficulté au printemps par l’opposition d’une majorité des Français à la loi Travail et par le mouvement social qui en avait résulté, le couple exécutif profite de l’éloignement dans le temps de cette séquence suite à l’adoption définitive du texte par l’Assemblée nationale le 20 juillet dernier. Ainsi, François Hollande gagne 2 points de popularité, à 18%. Une embellie qui est particulièrement marquée chez les sympathisants de gauche radicale, qui formaient le cœur de l’opposition à la loi Travail : +6 points chez les sympathisants FdG (à 19%), et +12 points chez les proches d’EELV (30%). Un niveau qui en revanche reste toujours très faible, parmi les plus bas depuis le début du quinquennat.

La tendance est similaire mais plus marquée pour Manuel Valls, qui progresse de 6 points à 26%, alors que les mauvaises opinions reculent de 9 points (68%). Le Premier ministre gagne lui aussi des points chez les sympathisants des partis de gauche radicale : +15 points (à 21%) au FdG, et même +18 points (32%) chez EELV. Toutefois, Manuel Valls enregistre aussi des progrès à droite, et notamment chez les sympathisants LR (28%, +13 points) mais aussi au FN (11%, +9 points). Une progression qui doit sans doute être rapprochée des prises de positions du Premier ministre sur le burkini.

EN FORT RECUL CHEZ LES SYMPATHISANTS DE DROITE, NICOLAS SARKOZY EST DÉSORMAIS NETTEMENT DISTANCÉ PAR SON PRINCIPAL RIVAL

Réalisée quelques jours avant l’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre, cette vague souligne le recul de l’ancien Président chez les sympathisants Républicains : il perd en effet 13 points à 55% et se retrouve à la 6ème place de leurs personnalités préférées. Un tel niveau de popularité représente le plus mauvais score de Nicolas Sarkozy depuis son échec de 2012 (à égalité avec avril 2016). Depuis la mi 2014, le président de LR connait en effet une dégradation progressive et continue de sa popularité, aussi bien auprès des sympathisants de droite que de l’ensemble des Français (cf. graphique ci-dessous). 

L’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy depuis juin 2012

En revanche, Alain Juppé conforte sa première place du classement des personnalités favorites des sympathisants LR avec 73% d’opinions favorables (+3 points), devant un autre candidat aux primaires, François Fillon (66%, +1). Recul sensible aussi de Bruno Le Maire à 51% (-6 points), qui se positionne désormais en 7ème place.

À GAUCHE, LE LANCEMENT DES CANDIDATURES DE B. HAMON ET A. MONTEBOURG LEUR PERMET DE PROGRESSER LÉGÈREMENT

L’annonce de la candidature de deux personnalités de l’aile gauche du PS semble avoir suscité dans leur camp un frémissement en leur faveur. Auprès des sympathisants socialistes, la cote de Benoît Hamon progresse ainsi de 3 points pour s’établir à 32%. Quant à Arnaud Montebourg, dont la candidature n’était certes pas officielle mais déjà largement annoncée au moment de l’enquête, il gagne 4 points à 37%. A noter toutefois que ces deux personnalités souffrent encore d’un certain déficit de notoriété, même au sein des sympathisants PS : 36% d’entre eux n’ont en effet pas d’opinion sur Benoît Hamon, et 27% à propos de l’ancien ministre du Redressement productif.

Voir le baromètre de l'action politique Ipsos Le Point depuis 1996 :
 

Auteur(s)

  • Federico Vacas Directeur Adjoint du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs
  • Amandine Lama Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

Plus de contenus sur Fonction & Services Publics

Société