Les Canadiens largement satisfaits avec le système de santé, mais souhaitent davantage d’accès
Montréal, QC, 2 décembre 2021 — Les Canadiens continuent de montrer une satisfaction relativement élevée envers leur système de santé, tel que révélé dans un récent sondage d’Ipsos, mandaté par l’Institut Économique de Montréal. Parmi les 1 168 Canadiens adultes qui ont été sondés, deux tiers (66 %) se disent satisfaits (55 % plutôt/12 % très) avec leur système de santé provincial. Cependant, les Canadiens demeurent critiques face à plusieurs aspects du système de santé, avec sept répondants sur dix (71 %) qui se disent d’accord (29 % complètement/43 % plutôt) que le système est trop bureaucratique pour répondre rapidement ou adéquatement aux besoins de la population; et plus de la moitié indiquent que les investissements récents en santé ont soit empiré (19 %) ou ont eu aucun effet (35 %) sur le système.
Près de six Canadiens sur dix (58 %) pensent que le gouvernement devrait permettre davantage d’accès aux entrepreneurs privés, en autant que les soins médicalement nécessaires sont complètement remboursés par le gouvernement.
Taux de satisfaction variables d’une région à l’autre
Bien que deux Canadiens sur trois se disent satisfaits avec leur système de santé provincial, ceci représente une légère baisse de deux points comparativement à l’année dernière. Le dernier tiers (32 %) se dit insatisfait avec le système, dont un sur dix (10 %) se disant « très insatisfait ».
De plus, le taux de satisfaction avec le système de santé varie selon les provinces et régions. D’un côté, la satisfaction demeure élevée en Ontario, où les trois-quarts (74 %) se disent satisfaits. Le Québec a également vu une augmentation de 5 points sur la dernière année envers le système de santé (61 %). D’un autre côté, la satisfaction dans les autres parties du Canada a diminué par rapport à l’année dernière : Colombie-Britannique (66 % : -7 points depuis 2020); Alberta (65 % : -6); Saskatchewan/Manitoba (54 % : -15); Provinces Atlantiques (55 % : -12).
Sphères d’amélioration, de mécontentement et de scepticisme
Presque tous les Canadiens (90 %) s’accordent sur la nécessité d’améliorer leur système de santé provincial (i.e. davantage de lits, embauche de personnel, investissements dans les hôpitaux et cliniques). De plus, la proportion de ceux qui sont « complètement d’accord » avec cette affirmation (55 %) a augmenté de six points par rapport à l’année dernière, et ceux âgés de 35 ans ou plus sont les plus susceptibles d’être en accord avec ce sentiment.
D’autre part, sept Canadiens sur dix (71 %) croient que leur système de santé est trop bureaucratique pour répondre rapidement ou adéquatement aux besoins de la population, ce qui représente une augmentation de 10 points par rapport à 2020. Plus spécifiquement, la proportion de ceux qui se disent ‘complètement d’accord’ que le système est trop bureaucratique a augmenté de 6 points. Les résidents du Québec se démarquent comme les plus susceptibles d’être d’accord avec ce sentiment (85 %).
Plus de six Canadiens sur dix (62 %) sont d’accord (43 % plutôt/19 % complètement) que le système de santé devrait être plus décentralisé, où les hôpitaux seraient plus autonomes et rémunérés en fonction des services livrés. Les Québécois sont les plus susceptibles d’être d’accord avec cette affirmation (76 %). D’autre part, deux Canadiens sur dix sont en désaccord avec cette idée (19 %), et une proportion similaire (19 %) demeure indécise sur le sujet.
Une légère majorité (52 %) de Canadiens sont d’accord (35 % plutôt/18 % complètement) que le rythme de dépenses en santé n’est pas viable, alors que presqu’un quart (23 %) est en désaccord (17 % plutôt/6 % complètement). De nouveau, les Québécois sont significativement plus susceptibles d’être d’accord avec cette affirmation (66 %) comparativement aux autres provinces et régions. Cette opinion se renforce également avec l’âge où les groupes plus âgés ont tendance à être davantage d’accords (35-54: 72 %; 55+: 76 %), alors que les Canadiens plus jeunes ont davantage tendance à être en désaccord (21 %).
Deuxièmement, les Canadiens sont divisés quant aux effets perçus de l’injection de fonds publics additionnels dans leur système de santé provincial au cours des dernières années. Plus d’un tiers (34 %) croient que ces investissements ont amélioré le système (+2 comparé à 2020), alors qu’une proportion similaire (35 %) est d’avis que ces fonds ont eu aucun effet. De plus, deux répondants sur dix (19 %) croient que ces investissements ont eu un effet négatif (+2 depuis 2020). Les résidents de la Colombie-Britannique (43 %) et l’Ontario (37 %) sont plus susceptibles de dire qu’ils ont vu une amélioration, alors que les résidents de l’Alberta (24 %), de la Saskatchewan/du Manitoba (30 %), et du Québec (20 %) demeurent plus sceptiques.
Curiosité à propos des modèles suédois et français d’intégration du secteur privé dans le système public
Six Canadiens sur dix (58 %) se disent d’accord (44 % plutôt/13 % très) que le gouvernement devrait permettre aux patients d’avoir davantage accès aux soins privés prodigués par des entrepreneurs de soins de santé indépendants. Plus de 8 répondants sur 10 (83 %) n’étaient pas au courant que les modèles de systèmes de santé français et suédois permettent aux entrepreneurs de gérer certains hôpitaux tout en remboursant complètement les patients pour les soins médicalement requis. En réfléchissant à ce modèle, presque six répondants sur dix (59 %) sont d’accord (41 % plutôt/11 % complètement) que le Canada devrait émuler ces systèmes, alors qu’un quart (25 %) sont en désaccord (14 % plutôt/11 % complètement). Ceux qui sont familiers avec les modèles Français et Suédois ont davantage tendance à être d’accord avec cette affirmation (75 % c. 56 % parmi ceux qui ne sont pas au courant).
À Propos d’Ipsos
Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de l’Institut économique de Montréal, du 22 au 25 novembre 2021. Un total de 1 168 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans ont pris part à ce sondage en ligne. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte selon les données du recensement. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 3,3 %, dans 19 cas sur 20. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Sébastien Dallaire
Premier vice-président, Ipsos Canada
Directeur général, Ipsos Québec
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Chris Chhim
Gestionnaire de comptes sénior, Affaires publiques
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Nicholas Bautista-Beauchesne
Gestionnaire de comptes, Affaires publiques
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