Plus en sécurité à la maison : huit Canadiens sur dix (85 %) feront tout ce qu’ils pourront pour éviter d’aller dans un établissement de soins de longue durée

Neuf personnes sur dix se disent préoccupées par les difficultés auxquelles est confronté le système de soins de longue durée

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  • Mike Colledge Président, Canada, Affaires publiques
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Toronto, Ontario, le 7 décembre 2020 – Au fur et à mesure que les semaines passent pendant la deuxième vague de la pandémie de COVID-19, nous avons l’impression de franchir de sinistres caps les uns après les autres. Pendant que la charge de travail quotidienne continue d’augmenter dans les établissements de soins de longue durée, l’effet du coronavirus sur les Canadiens qui y vivent est de retour dans les manchettes. La population vieillissante du Canada a fait de l’état du système de soins de longue durée un sujet de plus en plus pertinent pour beaucoup de Canadiens. Un nouveau sondage effectué par Ipsos auprès de l’Association médicale canadienne révèle que les derniers rapports des médias sur l’effet de la COVID-19 exacerbent probablement les préoccupations concernant les établissements de soins de longue durée, car la majorité des Canadiens (85 %) sont d’accord (55 % sont fortement d’accord/30 % sont plutôt d’accord) qu’ils feront tout ce qu’ils pourront pour éviter d’aller dans un établissement de soins de longue durée en vieillissant.

Préoccupation généralisée à propos des soins de longue durée

Ce sentiment est probablement dû à la forte inquiétude que les Canadiens ressentent lorsqu’ils observent la situation désespérée dans de nombreux établissements de soins de longue durée partout au pays, et ce, tous les soirs au téléjournal. Neuf personnes sur dix (86 %) se disent préoccupées (46 % très préoccupées/40 % assez préoccupées) par les difficultés auxquelles fait face le système de soins de longue durée. Ces préoccupations sont alimentées par une forte conscience de ce qui se passe réellement : six personnes sur dix (62 %) affirment être bien renseignées (10 % très bien renseignées/51 % assez bien renseignées) à propos des difficultés auxquelles est confronté le système de soins de longue durée pendant la pandémie COVID-19.

Faisant partie de la génération qui se rapproche le plus de la prise de décisions concernant les soins de longue durée, les baby-boomers sont presque unanimes dans leur désir d’éviter les soins de longue durée : 94 % affirment qu’ils feront tout en leur pouvoir pour éviter un séjour dans les établissements de soins de longue durée (contre 89 % de la génération X, 76 % de la génération Y et 66 % de la génération Z).

La plupart des gens qui connaissent quelqu’un vivant dans un établissement de soins de longue durée sont très inquiets à l’idée que leur proche contracte la COVID-19

Le sondage montre que beaucoup des répondants ont personnellement vécu les difficultés liées aux soins de longue durée. Deux répondants sur dix (22 %) indiquent qu’un parent, un membre de leur famille ou un proche réside actuellement dans un établissement de soins de longue durée. La pandémie a été difficile pour ces Canadiens : huit Canadiens sur dix (81 %) se disent très inquiets à l’idée que leur proche contracte la COVID-19 pendant leur séjour dans un établissement de soins de longue durée. Un autre 85 % se dit préoccupé par la santé mentale d’un membre de ma famille ou d’un proche qui réside dans un établissement de soins de longue durée.

Non seulement ces Canadiens s’inquiètent-ils de leurs proches vivant dans des établissements de soins de longue durée, mais la pandémie a également eu des répercussions particulièrement personnelles pour ceux qui ont des êtres chers dans ces établissements : six personnes sur dix (59 %) sont d’accord pour dire qu’être responsable d’un membre de leur famille pendant la COVID-19 a eu un impact négatif sur leur santé mentale, et 43 % ont dû demander une aide financière pour soutenir leur proche.

La plupart d’entre eux s’entendent sur le fait que les difficultés auxquelles sont confrontés les établissements de soins de longue durée étaient présentes avant la pandémie

Bien que l’impact sur les résidents et le personnel des établissements de soins de longue durée ait été particulièrement important pendant la pandémie, les Canadiens ne croient pas du tout que les difficultés auxquelles font face les établissements de soins de longue durée sont uniquement causées par le coronavirus. Huit personnes sur dix (81 %) sont d’accord pour dire que les difficultés auxquelles sont confrontés les établissements de soins de longue durée étaient évidentes avant la pandémie et que la COVID-19 n’a fait que les aggraver, car seulement un quart (26 %) est d’accord avec le fait qu’avant la pandémie, les établissements de soins de longue durée étaient sûrs et fonctionnaient selon des normes rigoureuses. La majorité des Canadiens s’entendent également sur le fait que les établissements de soins de longue durée manquent de personnel (83 %) et que les personnes qui travaillent dans le domaine des soins de longue durée sont sous-payées pour le travail qu’elles effectuent (78 %), ce qui souligne le sentiment que les établissements de soins de longue durée connaissaient des difficultés systémiques avant la pandémie.

L’inaction du gouvernement en cause? La plupart d’entre eux sont d’accord que la réaction tardive du gouvernement a causé un plus grand nombre de décès

Plus de la moitié estiment que la cause fondamentale des difficultés auxquelles font face les établissements de soins de longue durée relève du gouvernement : 62 % sont d’accord que ces difficultés sont principalement attribuables à l’absence de normes nationales dans le secteur. De plus, 73 % conviennent que le nombre élevé de décès liés au COVID-19 dans les établissements de soins de longue durée aurait pu être réduit si le gouvernement avait agi plus tôt.

Qu’il s’agisse de l’absence de normes nationales ou d’actions gouvernementales, un manque de confiance dans le gouvernement se manifeste clairement : moins de la moitié des répondants (43 %) affirment faire confiance au gouvernement fédéral pour assurer la santé et la sécurité des résidents des établissements de soins de longue durée, ce qui représente une confiance de 39 % envers le gouvernement fédéral. Les deux énoncés montrent des vues cohérentes à l’échelle régionale, sans variations considérables par comparaison au niveau provincial.

Soutien solide pour l’intégration des soins de longue durée dans le système de santé

Quelle est la voie à suivre? Selon les Canadiens, quelle est la bonne façon de remettre en état le système de soins de longue durée? Changer la façon dont le secteur est administré semble prometteur pour plusieurs : 86 % croient que les soins de longue durée devraient être considérés comme une partie intégrante de notre système de santé et être financés et administrés en conséquence, tandis que 75 % d’entre eux s’entendent pour dire que les établissements de soins de longue durée devraient être supervisés par les mêmes groupes qui supervisent le fonctionnement des hôpitaux et d’autres cliniques de santé.

À Propos de l’Étude

Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage web d’Ipsos tenu pour le compte de Association Médicale Canadienne du 27 novembre 2020 au décembre 1 2020. Un total de 2 005 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans ont pris part à ce sondage. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du niveau d’éducation pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Canada selon les données du recensement de Statistique Canada. Puisqu’un échantillon web n’est pas considéré probabiliste, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 2,5%, dans 19 cas sur 20. L’intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Mike Colledge
Président, Affaires publiques
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