La CAQ (34%) se classe en tête des intentions de vote, devant le Parti libéral (30%). Le Parti Québécois (23%) demeure au troisième rang, loin devant Québec solidaire (8%)

À huit mois des élections générales au Québec, un sondage Ipsos – La Presse place la Coalition Avenir Québec en tête des intentions de vote dans la province. La Parti libéral perd quelques plumes, alors que le Parti Québécois se retrouve loin au troisième rang. Les résultats démontrent également que la grande majorité des électeurs veut du changement et pour l’instant et c’est la CAQ qui profite de ce sentiment.

La CAQ (34%) se classe en tête des intentions de vote, devant le Parti libéral (30%). Le Parti Québécois (23%) demeure au troisième rang, loin devant Québec solidaire (8%)

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec
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Montréal, Québec — À huit mois des élections générales au Québec, un sondage Ipsos – La Presse place la Coalition Avenir Québec en tête des intentions de vote dans la province. La Parti libéral perd quelques plumes, alors que le Parti Québécois se retrouve loin au troisième rang. Les résultats démontrent également que la grande majorité des électeurs veut du changement et pour l’instant et c’est la CAQ qui profite de ce sentiment.

  • Du côté des électeurs francophones, la CAQ dominent largement dans les intentions de vote, avec 40% d’appuis, contre 29% pour le Parti Québécois et seulement 18% pour le Parti libéral. Québec solidaire obtient pour sa part 8% d’appuis.
  • Chez les électeurs non-francophones, le Parti libéral reste largement en tête avec 74% des intentions de vote, contre 12% pour la CAQ, 7% pour Québec solidaire et 1% pour le PQ.
  • Dans la grande région de Québec, la CAQ demeure dominante avec 49% d’appuis, contre 21% pour le Parti libéral, 16% pour le PQ et 8% pour Québec solidaire.
  • Sur l’île de Montréal, les libéraux dominent avec 49% d’appuis, contre 17% pour la CAQ, 16% pour le PQ et 12% pour Québec solidaire.
  • Dans la couronne de Montréal, la CAQ (36%) devance le PLQ et le PQ, ex-aequo à 26%. QS n’obtient que 4% d’appuis en banlieue.
  • Ailleurs au Québec, la CAQ se classe au premier rang avec 39% d’appuis, contre 27% pour le Parti Québécois et 22% pour le Parti Libéral. Québec solidaire obtient 8% d’appuis.

À savoir s’il est temps pour le Québec de se doter d’un nouveau gouvernement ou de garder en place le gouvernement actuel, une forte majorité (61%) se dit favorable à un changement, contre 25% qui croient que l’on devrait garder en place le gouvernement actuel et 14% qui sont indécis sur cette question. Les deux-tiers des francophones (68%) veulent du changement, contre le tiers des non-francophones (33%).

L’arrivée de Pierre-Karl Péladeau viendrait-elle brasser les cartes?

La question du retour de Pierre-Karl Péladeau au Parti Québécois ayant fait les manchettes récemment, nous avons demandé aux électeurs qui, de Jean-François Lisée ou de Pierre-Karl Péladeau, ferait le meilleur chef pour le PQ. Les Québécois – et les électeurs de tous les partis – sont divisés sur cette question. Au total, 33% préfèrent Jean-François Lisée, contre 31% qui choisiraient plutôt Pierre-Karl Péladeau et 36% qui préfèrent ne pas prendre position. Au sein des électeurs péquistes, Pierre-Karl Péladeau (46%) s’avère un choix plus populaire que Jean- François Lisée (36%).

Nous avons également demandé aux électeurs de nous dire si les scénarios suivants les rendraient plus ou moins portés à voter pour le Parti Québécois : le retour possible de Pierre-Karl Péladeau comme candidat, mais sans être le chef du parti, le retour possible de Jean-Martin Aussant comme candidat et, la nomination de Véronique Hivon comme vice-cheffe du parti.

Portés à voter PQ?

Pierre-Karl Péladeau comme candidat du PQ

Jean-Martin Aussant comme candidat du PQ

Véronique Hivon comme vice-cheffe du PQ

Plus portés

12%

10%

12%

Moins portés

13%

8%

7%

Ne change rien au vote

63%

66%

70%

Comme l’indique le tableau ci-dessus, l’arrivée de Pierre-Karl Péladeau aurait un effet mitigé sur l’électorat. Qui plus est, ce sont les électeurs actuels du Parti Québécois qui sont le plus positivement affectés par son arrivée possible, avec 31% d’entre eux se disant plus portés à voter pour le PQ s’il était candidat. Les électeurs des autres partis seraient un peu moins portés à voter pour le Parti Québécois s’il faisait un retour en tant que candidat.

Le retour de Jean-Martin Aussant pourrait permettre au PQ d’aller chercher des votes chez Québec Solidaire, avec 36% des électeurs de cette formation disant qu’ils seraient plus portés à voter pour le Parti Québécois s’il revenait au parti. Chez les électeurs péquistes, quelques 16% disent qu’ils seraient plus portés à voter pour le parti advenant son retour. L’arrivée de Jean-Martin Aussant ne causerait que peu de changement (positif ou négatif) chez les électeurs des autres partis.

Finalement, l’annonce de la nomination de Véronique Hivon comme vice-cheffe du parti rend la formation plus attirante pour les électeurs de Québec Solidaire (29% plus portés à voter pour le PQ) et permet de renforcer l’appui des électeurs existants du PQ (30% se disent plus portés à voter pour le parti).

La santé et l’éducation en mauvais état, alors que l’économie va bien.

Les résultats du sondage démontrent également que les électeurs québécois sont beaucoup plus positifs quant à l’évolution de l’économie québécoise que celle des systèmes d’éducation et de santé au cours des trois dernières années, soit durant le mandat du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Dans les trois dernières années, les

choses se sont…?

 

Aliorées

 

Détériorées

L’économie

53%

39%

Le système d’éducation

33%

56%

Le système de santé

25%

70%

Il est à noter que sur tous les enjeux, les électeurs francophones ont une opinion beaucoup plus négative que les non-francophones. Ainsi, 62% des francophones pensent que l’état du système d’éducation s’est détérioré, contre 35% des non-francophones. Le même écart est visible pour la santé (71% chez les francophones contre 57% chez les non-francophones) et l’économie (42% contre 30%).

Le style de gouvernance du ministre de la santé, Gaétan Barrette, ayant fait les manchettes au fil des mois, nous avons demandé aux électeurs de nous dire s’ils trouvaient que « son approche est décisive et confiante », ou plutôt « intransigeante et arrogante ». Une majorité d’électeurs (61%) croit que son approche est intransigeante et arrogante, contre seulement 20% qui croient qu’elle est décisive et confiante. La corrélation entre les impressions sur l’état du système de santé et celles sur le style du ministre est très marquée. Ainsi, les trois- quarts (76%) électeurs qui croient que le choses se sont détériorées en santé trouvent son style intransigeant et arrogant, alors que seulement 11% d’entre eux pensent que son style est décisif et confiant. Fait à noter, une pluralité d’électeurs libéraux (42%) sont d’avis que son approche est intransigeante et arrogante, contre un tiers (35%) qui sont plutôt d’avis qu’elle est décisive et confiante.

À propos de l’étude

Méthodologie de recherche — Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu du 2 au 4 février 2018. Un total de 1 297 répondants de la province ont pris part à ce sondage. De ce nombre, 797 entrevues ont été complétées via Internet et 500 autres ont été réalisées par téléphone. Environ 40% des entrevues téléphoniques ont été tenues avec des répondants utilisant leur téléphone cellulaire, contre 60% ayant plutôt utilisé une ligne filaire à la maison. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du niveau d’éducation et de la langue pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Québec selon les données du recensement de Statistique Canada. La combinaison des deux méthodes d’entrevues permet de minimiser les risques de biais d’échantillonnage causés par l’utilisation d’un seul mode de collecte. Cette approche a été développée par Ipsos à la lumière de son expérience dans la tenue de sondages politiques à l’échelle du Canada et dans plus de 450 élections à travers le monde au fil des 20 dernières années.

En raison de la combinaison de deux modes de collecte de données, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. Pour la portion téléphonique de l’étude, la marge d’erreur est de ±4,4%, dans 19 cas sur 20. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est quant à elle mesurée par un intervalle de crédibilité. Dans ce cas, la portion en ligne de ce sondage est précise à ±4.0%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population.

Pour toute information supplémentaire sur cette étude, veuillez contacter :

Sébastien Dallaire
Vice-président, Ipsos Affaires publiques
+1 514.904.4324
sebastien.dallaire@ipsos.com

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec