Sondage Ipsos – La Presse Perceptions des Québécois sur la discrimination

Six Québécois sur dix croient que les autochtones (63%), ainsi que les immigrants et les minorités visibles (59%) sont victimes de discrimination.

Sondage Ipsos – La Presse Perceptions des Québécois sur la discrimination

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec
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Montréal, Québec, 9 septembre 2018 — En marge d’un sondage Ipsos – La Presse publié le 23 août 2018 et tenu auprès de 1 501 Québécois, Ipsos et La Presse ont posé quelques questions supplémentaires sur les perceptions des Québécois concernant la discrimination envers certains groupes.

Nous avons ainsi demandé aux Québécois que nous dire s’ils croyaient que les membres de différents groupes sont victimes de discrimination, incluant immigrants et minorités visibles, les autochtones et les deux grands groupes linguistiques de la province. Ce sont les autochtones qui sont perçus comme étant les plus susceptibles d’être victimes de discrimination. Plus de six Québécois sur dix (63%) les voient comme victimes de discrimination (27% fortement / 36% assez), contre 36% qui pensent qu’ils ne sont que peu (25%) ou pas du tout (11%) victimes. Également, près de six Québécois sur dix (59%) croient que les immigrants et les minorités visibles sont victimes de discrimination au Québec (21% fortement / 39% assez), alors que 36% ne les croient que peu (28%) ou pas du tout (11%) victimes.

Les Québécois perçoivent en général beaucoup moins de discrimination envers les groupes linguistiques. Vingt-huit pourcent disent que les anglophones font l’objet de discrimination au Québec (8% fortement / 20% assez), alors que 26% disent que les francophones subissent à leur tour de la discrimination (9% fortement / 18% assez). Toutefois, la langue des répondants a un impact marqué sur les résultats. L’effet est relativement limité concernant la discrimination envers les francophones, alors que 28% des répondants francophones disent que leur groupe linguistique est victime de discrimination et que 20% des non-francophones partagent leur avis. Par contre, les différences sont majeures quant à la perception de la discrimination visant les anglophones. Une forte majorité des répondants non-francophones (61%) croit que les anglophones font l’objet de discrimination au Québec. À l’inverse, seulement 19% des francophones sont du même avis.

L’âge joue également un rôle incontournable dans les perceptions de discrimination : les millénniaux, âgés de 18 à 34 ans, sont de loin les plus enclin à accorder le statut de victimes aux immigrants et minorités visibles (71%), aux autochtones (70%) et aux anglophones (36%).

 

À propos de l’étude

Méthodologie de recherche — Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu du 17 au 21 août 2018 et dont une première partie a été publiée le 23 août. Un total de 1 501 adultes de la province ont pris part à ce sondage via Internet et téléphone. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du niveau d’éducation et de la langue pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Québec selon les données du recensement de Statistique Canada.

En raison du caractère non-probabiliste des sondages faits à l’aide de panels Internet, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. Le présent sondage, incluant les portions téléphonique et en ligne, a un intervalle de crédibilité de ±2.9%, dans 19 cas sur 20. Cet intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population.

Pour toute information supplémentaire sur cette étude,
veuillez contacter :
Sébastien Dallaire
Directeur général, Ipsos Québec
+1 514 904-4324
sebastien.dallaire@ipsos.com

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec

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