Quatre Canadiens sur dix (39 %) ont changé leur comportement sur les médias sociaux car ils s’inquiètent de la confidentialité des données.

À peine trois personnes sur dix font confiance à Facebook (33 %) et à Twitter (28 %) en ce qui a trait à la protection de leurs renseignements personnels et à leur utilisation avec consentement explicite seulement

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Toronto, Ontario – Selon les résultats d’un nouveau sondage mené par Ipsos pour le compte de Global News, quatre Canadiens sur dix (39 %) ont modifié leur comportement sur les médias sociaux ou cessé d’utiliser certaines plateformes uniquement en raison de préoccupations relatives à la confidentialité des données. Trois Canadiens sur dix (28 %) disent avoir usé de prudence au cours des derniers mois dans leurs publications sur les médias sociaux, craignant qu’un inconnu obtienne des renseignements à leur sujet. Aussi, une personne sur dix (11 %) affirme avoir abandonné certaines plateformes de médias sociaux par manque de confiance quant à l’utilisation de ses renseignements personnels. Près de la moitié des répondants (46 %) n’ont pas changé de comportement, alors que deux Canadiens sur dix (16 %) indiquent n’utiliser aucune plateforme de médias sociaux.

Parmi ceux qui disent avoir cessé d’utiliser certaines plateformes de médias sociaux, les hommes (13 %) sont beaucoup plus nombreux que les femmes (8 %). Notamment, les Albertains (18 %) semblent l’avoir fait en plus grand nombre que les gens vivant au Canada atlantique (14 %), en Ontario (13 %), en Saskatchewan et au Manitoba (10 %), en Colombie-Britannique (7 %) et au Québec (4 %).

Vraisemblablement à la suite de récentes nouvelles concernant d’importantes violations de données au sein d’entreprises de médias sociaux et l’utilisation non consentie de leurs renseignements pour le ciblage publicitaire, huit Canadiens sur dix (85 %) s’entendent pour dire qu’ils s’inquiètent beaucoup pour leur vie privée et la sécurité de leurs renseignements personnels (42 % fortement d’accord et 42 % plutôt d’accord). À ce chapitre, les bébé-boumeurs mènent le bal (91 %), suivis par les représentants de la génération X (81 %) et de la génération Y (81 %).

La plupart des répondants (85 %) approuvent l’énoncé suivant : « la publicité sur Internet est agaçante » (46 % d’accord et 39 % plutôt d’accord), et une majorité de gens (67 %) s’entendent aussi pour dire que la publicité porte atteinte à la vie privée (26 % fortement d’accord et 41 % plutôt d’accord).

À la lumière d’événements récents, les attitudes et les comportements à l’égard des médias sociaux semblent évoluer :

  • Les trois quarts (72 %) des utilisateurs des médias sociaux s’entendent sur le fait qu’ils ont récemment vérifié les paramètres de confidentialité liés à leurs plateformes de médias sociaux pour s’assurer que leurs renseignements personnels sont protégés (30 % fortement d’accord et 43 % plutôt d’accord).
  • Neuf utilisateurs de médias sociaux sur dix (88 %) s’entendent pour dire qu’ils n’aiment pas l’idée que quelqu’un puisse utiliser les renseignements personnels figurant sur leurs comptes de médias sociaux pour leur envoyer des publicités destinées à les faire changer d’avis sur des questions politiques (50 % fortement d’accord et 39 % plutôt d’accord).
  • Une proportion identique d’utilisateurs de médias sociaux (88 %) s’entendent pour dire qu’ils n’aiment pas l’idée que quelqu’un puisse utiliser les renseignements personnels figurant sur leurs comptes de médias sociaux pour leur envoyer des publicités destinées à leur faire acheter des produits et services dont ils n’ont peut-être pas besoin (48 % fortement d’accord et 40 % plutôt d’accord).

Plusieurs semblent s’être résignés au fait que leur comportement en ligne a inévitablement des répercussions sur les publicités auxquelles ils s’exposent. Ainsi, neuf personnes sur dix (87 %) se disent d’accord avec l’énoncé suivant : « Lorsque je cherche quelque chose sur Internet, je sais que je verrai une publicité sur le même sujet quelques jours plus tard » (42 % fortement d’accord et 45 % plutôt d’accord).

Au chapitre de la confiance de la population envers les médias sociaux et les autres entreprises en ligne concernant la protection de leurs renseignements personnels et leur utilisation de n’importe quelle façon moyennant un consentement explicite seulement, les Canadiens se disent très peu confiants à l’égard de certaines des plateformes les plus populaires du monde. Le tableau ci-dessous indique dans quelle mesure les Canadiens font confiance ou non à ces plateformes lorsqu’il s’agit de protéger leurs renseignements (en comparaison avec le gouvernement) :

Plateforme/entité

% – Font confiance (beaucoup/plutôt)

% – Ne font pas confiance (pas du tout/pas beaucoup)

Votre banque

89 % (41 %/48 %)

11 % (3 %/8 %)

Amazon

69 % (18 %/51 %)

31 % (9 %/22 %)

Microsoft

65 % (13 %/53 %)

35 % (6 %/28 %)

Google

63 % (13 %/50 %)

37 % (10 %/27 %)

Gouvernement fédéral

60 % (15 %/46 %)

40 % (12 %/28 %)

Gouvernement de votre province

59 % (14 %/45 %)

41 % (12 %/29 %)

Yahoo

40 % (5 %/35 %)

60 % (19 %/41 %)

Facebook

33 % (5 %/29 %)

67 % (32 %/34 %)

Twitter

28 % (4 %/24 %)

72 % (29 %/43 %)

Fait intéressant, l’indice de confiance envers les gouvernements provinciaux en ce qui a trait à la protection des données est plus élevé en Saskatchewan et au Manitoba (67 %). L’Alberta suit (63 %), talonnée par la Colombie-Britannique (61 %), le Québec (59 %), l’Ontario (56 %) et le Canada atlantique (51 %). 

À propos de l’étude

Voici quelques résultats d’un sondage Ipsos réalisé du 3 au 5 avril 2018 pour le compte de Global News. Le sondage a été mené en ligne moyennant un échantillonnage de 1 002 Canadiens âgés de 18 ans et plus, membres et non membres du Panel Ipsos Je-dis. Un échantillonnage par quota a été effectué et les données ont été pondérées en fonction de caractéristiques démographiques pour faire correspondre la composition de l’échantillon à celle de la population adulte selon les données du recensement et pour produire des résultats qui tendent à se rapprocher de l’univers de l’échantillonnage. La précision des sondages en ligne Ipsos est mesurée sur la base d’un intervalle de crédibilité. En l’occurrence, les résultats sont précis à quelque 3,5 points de pourcentage et 19 fois sur 20, en supposant que tous les adultes canadiens ont été sondés. L’intervalle de crédibilité sera plus important au sein des sous-groupes de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent comporter des erreurs d’autres sources, y compris, sans s’y limiter, des erreurs de couverture et de mesure.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Vice-président, Ipsos Affaires publiques
514 443-4758
Sebastien.Dallaire@ipsos.com

 

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