La moitié des Canadiens (50%) satisfaits de leur système de santé provincial: forte baisse de 16 points par rapport à 2021

Plus des trois-quarts (77%) pensent que le système de santé est trop bureaucratique.

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Montréal, QC, 15 novembre 2022 — Dans un contexte poste-pandémique où la grippe saisonnière bat son plein, un sondage mené par Ipsos pour le compte de l’Institut Économique de Montréal montre que la moitié des Canadiens (50%) se disent satisfaits (43% plutôt, 7% très) de leur système de santé provincial, alors que 49% ne le sont pas (30% plutôt, 19% très). Ceci représente une baisse de satisfaction de 16 points par rapport à l’année dernière. Les femmes (53% vs. 45% pour les hommes) et les résidents de la région de l’Atlantique (70% vs. 49% CB; 44% AB; 45% SK/MB; 45% ONT; 52% QC) sont davantage susceptibles d’être insatisfaits.

Évaluer les investissements en santé

Presque quatre Canadiens sur dix (38%) pensent que les investissements injectés depuis dix ans n’ont eu aucun effet sur le système de santé. Un tiers (33%) pense que ce dernier s’est détérioré (18% un peu; 14% grandement) ce qui représente une augmentation significative de 14 points par rapport à 2021; un cinquième (21%) constate une amélioration (19% un peu; 2% grandement). Ceux âgés de 55 ans et plus (39% vs. 24% 18-34; 32% 35-54) ainsi que les résidents de la région de l’Atlantique (51% vs 30% CB; 27% AB; 30% SK/MB; 34% ONT; 30% QC) sont davantage portés à constater une détérioration du système de santé.

Par ailleurs, une majorité (57%) de Canadiens est d’accord que le rythme de l’augmentation des dépenses en santé n’est pas viable (36% plutôt; 21% totalement) – une hausse de 5 points par rapport à 2021 – alors qu’un cinquième (21%) est en désaccord. Les résidents du Québec ont davantage tendance à être d’accord avec cette proposition (69% vs 59% CB; 44% AB; 52% SK/MB; 53% ONT; 61% ATL).

Constats du système de santé public et incertitudes quant à la place du privé

Plus des trois-quarts (77%) des Canadiens pensent que leur système de santé provincial est trop bureaucratique – représentant une hausse de 6 points par rapport à 2021 – alors que seulement 13% sont en désaccord. Plus encore, six Canadiens sur dix (60%) pensent que le système de santé devrait être davantage décentralisé pour permettre aux hôpitaux d’être plus autonomes; un cinquième (21%) demeurent en désaccord avec cette proposition.

Dans le même ordre d’idée, la majorité (52%) des Canadiens sont d’accords pour offrir un accès accru aux soins de santé privé, ce qui représente une diminution de 6 points par rapport à l’année dernière et de 11 points par rapport à 2020. Les résidents du Québec sont davantage portés à être d’accord avec un accès accru aux soins privés (67% vs. 55% CB; 50% AB; 41% SK/MB; 44% ONT; 51% ATL). À l’inverse, un tiers (32%) est en désaccord avec cette proposition (une hausse de 5 points par rapport à 2021).

Malgré cette diminution d’intérêt pour les soins privés, près de deux-tiers (64%) des Canadiens sont d’avis que le système de santé devrait suivre le ‘modèle Français ou Suédois’, qui permet à des entrepreneurs privés de gérer certains hôpitaux publics, en autant que les soins prodigués soient couverts et entièrement remboursés par le gouvernement. Un quart (24%) reste en désaccord avec cette proposition (12% plutôt; 12% complètement). Ceci dit, ce modèle de système de santé demeure inconnu auprès de la grande majorité des Canadiens (81%).

Méthodologie du sondage

Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de l’Institut économique de Montréal, du 25 au 28 octobre 2022. Un total de 1 174 Canadiens(nes) de plus de 18 ans, incluant un sur-échantillon de 400 résidents du Québec, ont pris part à ce sondage en ligne. Une pondération en fonction de l’âge, du genre et de la région a été appliquée pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du pays selon les données du recensement. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 3,3%, dans 19 cas sur 20. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Premier vice-président, Ipsos Canada
Directeur général, Ipsos Québec
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