Justin Trudeau passe au premier rang en tant que meilleur PM (37%, +7 pts), devant Andrew Scheer (30%, -2 pts)

Les lecteurs mettent libéraux et conservateurs sur un pied d’égalité quant à leur détermination à tenir leurs promesses électorales

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Montréal, QC — Alors que s’amorce la campagne électorale fédérale, les résultats d’un sondage d’Ipsos, tenu pour Global News et La Presse démontrent que Justin Trudeau se classe au premier rang à savoir quel chef de parti ferait le meilleur premier ministre. Près de quatre électeurs sur dix (37%) croient ainsi que Justin Trudeau serait le meilleur pour ce poste, une hausse de 7 points depuis le dernier sondage Ipsos de la mi-août. Ceci arrive à point pour la campagne libérale après des mois plus difficiles.

Trois Canadiens sur dix (30%) choisissent plutôt Andrew Scheer en tant que meilleur premier ministre. Les autres chefs tirent de l’arrière sur cette question, alors qu’Elizabeth May (14%) demeure au troisième rang malgré une baisse de 7 points depuis notre dernier coup de sonde, devant Jagmeet Singh (10%, -3 points), Maxime Bernier (5%) et Yves-François Blanchet (1% au national, 6% au Québec).

Alors qu’il n’y a pas de différence significative selon l’âge ou le sexe parmi ceux qui croient que Justin Trudeau ferait le meilleur premier ministre, Andrew Scheer reçoit un appui plus marqué chez les hommes (34%) et chez les Canadiens plus âgés (35% chez les électeurs de plus de 55 ans). Il y a aussi une dimension régionale aux préférences sur cette question, les Québécois étant plus enclins à choisir Justin Trudeau (44%, contre 23% pour Andrew Scheer) comme meilleur PM, suivi des électeurs de l’Ontario (39%, contre 27% pour Andrew Scheer) et de l’Atlantique (37%, contre 27% pour Andrew Scheer). En Alberta (49%) et dans les Prairies (47%), c’est plutôt Andrew Scheer qui se démarque.

Garder leurs promesses

Lorsque l’on demande aux Canadiens quel parti et quel chef sont le plus résolument déterminés à tenir leurs promesses électorales, les deux principaux partis se retrouvent à égalité. Ainsi, 29% des électeurs croient que les conservateurs d’Andrew Scheer et les libéraux de Justin Trudeau sont les plus déterminés à tenir leurs promesses. Suivent ensuite le Parti vert d’Elizabeth May (17%), le NPD de Jagmeet Singh (16%), le Parti populaire de Maxime Bernier (6%) et le Bloc Québécois d’Yves-François Blanchet (3% au national et 13% au Québec).

Sans surprise, c’est au Québec que les électeurs sont les plus susceptibles de croire que Justin Trudeau et son parti (36%) sont les plus déterminés à tenir leurs promesses, contre 23% pour Andrew Scheer et les conservateurs.

Prêts à relever le défi?

L’évaluation des électeurs quant à la gestion économique du gouvernement libéraux sortant pourrait avoir un impact important dans la campagne. Les Canadiens sont divisés sur cette question, alors que 49% d’entre eux approuvent (9% fortement / 40% modérément) le travail accompli par le gouvernement libéral dans ce domaine, contre 51% (21% fortement / 29% modérément) qui désapprouvent leur travail. Les perceptions sont plus positives au Québec, où 56% approuvent la gestion économique du gouvernement, alors qu’elles sont les plus négatives en Alberta, où 70% désapprouvent la gestion économique du gouvernement libéral.

Au-delà de la gestion de l’économie, la perception des chefs et de leur capacité à faire face adéquatement à plusieurs enjeux cruciaux jouera aussi un rôle dans les résultats des élections du 21 octobre. Quels chefs de parti sont perçus comme ayant les traits de caractères nécessaires pour faire face à différents problèmes (voir tableau de la page suivante)?

La santé est encore une fois un enjeu-clé pour les Canadiens. Quand on leur demande quel chef est le mieux placé pour améliorer le système de santé, Justin Trudeau (27%) arrive au premier rang, devant Andrew Scheer (21%), suivi de Jagmeet Singh (15%). Qu’en est-il des changements climatiques, un autre enjeu porteur durant cette campagne? Ici, Justin Trudeau (26%) et Elizabeth May (25%) sont vus comme les deux chefs qui prendraient les mesures nécessaires à combattre les changements climatiques. Suivent Andrew Scheer (15%) et Jagmeet Singh (9%).

Justin Trudeau devance également son principal adversaire, Andrew Scheer, quant à sa capacité à représenter le Canada sur la scène internationale (35% pour Trudeau contre 27% pour Scheer), avoir le bon tempérament et la maturité pour être premier ministre (30% contre 26%) ou encore pour protéger les intérêts des minorités culturelles, religieuses et autres (33% contre 17%).

En contraste, c’est Andrew Scheer qui est perçu comme le plus en mesure de s’attaquer au déficit (33% pour Scheer contre 22% pour Trudeau) et le plus compétent pour faire face à une situation économique difficile (31% contre 28%). Les deux chefs se retrouvent à égalité à savoir lequel est une personne qui agit, qui fait avancer les choses (Trudeau 28% et Scheer 26%).

On note aussi que sur plusieurs enjeux ou rôles, l’option « aucun des chefs » demeure un choix populaire, notamment :

  • Dépensera l’argent des contribuables de façon judicieuse (31%)
  • Fera en sorte que la vie coûtera moins cher (29%)
  • Sur lequel on peut compter (29%)
  • Qui s’attaquera au deficit (27%)
  • Formera un gouvernement ouvert, responsable et éthique (25%)

Question : Lequel des chefs des principaux partis fédéraux chacun des traits suivants décrit-il le mieux?

 

Trudeau

Scheer

Singh

May

Blanchet

(QC seul.)

Bernier

Auc-un

Une personne qui défendra les intérêts des minorités culturelles, religieuses et autres au pays

33%

17%

19%

7%

1%

2%

21%

Une personne qui agit, qui fait avancer les choses

28%

26%

10%

7%

1%

3%

24%

La personne la plus compétente pour faire face à une situation économique difficile

28%

31%

8%

6%

1%

2%

24%

Une personne qui défendra les intérêts de la classe moyenne

26%

25%

14%

7%

2%

4%

22%

Une personne qui s’attaquera au déficit du Canada

22%

33%

9%

6%

1%

3%

27%

Une personne qui aidera à améliorer les soins de santé

27%

21%

15%

9%

1%

3%

24%

Une personne qui formera un gouvernement ouvert, responsable et éthique

24%

23%

11%

11%

1%

4%

25%

La personne dont les valeurs correspondent le plus aux miennes

26%

23%

10%

10%

3%

3%

25%

Une personne qui fera en sorte que la vie coûtera moins cher

22%

25%

11%

7%

1%

4%

29%

Une personne sur laquelle on peut compter

26%

20%

9%

11%

2%

3%

29%

Une personne qui a le tempérament et la maturité voulus pour occuper le poste de premier ministre

30%

26%

9%

10%

1%

4%

21%

Une personne qui dépensera l’argent des contribuables de façon judicieuse

22%

25%

10%

7%

1%

3%

31%

La personne la plus compétente pour représenter le Canada sur la scène mondiale

35%

27%

8%

7%

1%

3%

19%

Une personne qui prendra des mesures pour lutter contre le changement climatique

26%

15%

9%

25%

1%

3%

22%

 

Peu importe le résultat des élections, les chefs de parti auront des comptes à rendre selon les électeurs. Près de six électeurs sur dix (57%) sont d’accord (33% fortement / 24% plutôt) avec l’idée que Justin Trudeau devrait démissionner en tant que chef si son parti ne remporte pas une majorité de sièges, alors qu’une proportion équivalente estime qu’Andrew Scheer (55%) devrait faire de même si son parti ne remporte pas le plus de sièges (55%). Jagmeet Singh fait face à une pression un peu moins intense à ce sujet, mais 49% croient tout de même qu’il devrait quitter advenant une défaite.

Les électeurs plus âgés sont plus susceptibles de croire que les chefs devraient démissionner si leur parti respectif ne rencontre pas les attentes lors des élections. Cette opinion est particulièrement marquée pour Jagmeet Singh, alors que 60% des électeurs de plus de 55 ans croient qu’il devrait démissionner en cas de défaite, ainsi que pour Andrew Scheer (60% de ces mêmes électeurs) si son parti ne remporte pas le plus de sièges.

Ce sentiment est aussi en évidence, bien que moins intense, chez les électeurs de chaque parti. Les partisans conservateurs seraient les plus durs avec leur chef, alors que 43% d’entre eux croient que Scheer devrait démissionner advenant une défaite. En revanche, 27% des néo-démocrates croient que Jagmeet Singh devrait démissionner en cas de défaite et 29% des électeurs libéraux pensent que Justin Trudeau devrait démissionner si son parti ne remporte pas une majorité de sièges.

Ce que les Canadiens veulent

Un gouvernement majoritaire serait le résultat préféré des Canadiens. Environ deux sur trois (64%) sont d’accord (31% fortement / 33% plutôt) avec l’énoncé « j’espère qu’un des partis formera un gouvernement majoritaire pour qu’il n’y ait pas d’élections avant un certain temps ». À l’opposé, seulement 39% sont d’accord (10% fortement / 29% plutôt) avec l’énoncé « je serais satisfait si les présentes élections donnaient lieu à un gouvernement minoritaire ».

La grande majorité des électeurs (84%) sont en accord avec l’énoncé « je voterai pour un candidat auquel je crois », alors que seulement 24% appuient l’idée « je voterai pour un candidat si je crois qu’il peut gagner, même si ce n’est pas mon premier choix ».

Ceci dit, l’appui à cet énoncé se présente en contraste avec les réponses à deux autres questions portant sur l’idée de « voter du bon côté ». Ainsi, la majorité (62%) est d’accord (23% fortement / 39% plutôt) qu’il est important pour eux que leur député(e) soit membre du parti qui formera le gouvernement après l’élection, alors que 21% sont en désaccord avec cette idée et 18% sont incertains.

Ultimement, le désenchantement des électeurs pourrait causer une certaine apathie lors du jour de scrutin, alors qu’un électeur sur trois (36%) dit n’aimer vraiment aucun des partis en lice aux présentes élections. Ce sentiment est d’ailleurs partagé par 41% des électeurs âgés de moins de 35 ans et 48% de ceux qui ne prévoient pas aller voter. Le taux de participation pourrait ainsi être un enjeu très important pour les résultats du 21 octobre prochain.

Méthodologie

Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de Global News et La Presse, du 11 au 13 septembre 2019. Un total de 2 562 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans et éligibles à voter lors de la prochaine élection ont pris part à ce sondage. De ce nombre, 2 062 entrevues ont été complétées via panel Internet et 500 autres ont été réalisées par téléphone, par lignes filaires et cellulaires. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du niveau d’éducation et de la langue maternelle pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Canada selon les données du recensement de Statistique Canada (efficacité de la pondération = 62.9%). Puisque la portion internet de l’échantillon n’est pas considérée probabiliste, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 2,2%, dans 19 cas sur 20. L’intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure. Ipsos respecte et appuie les normes de publication établies par le CRIC, disponibles ici :

https://www.canadianresearchinsightscouncil.ca/standards/?lang=fr

© 2019, Ipsos Limited Partnership

Ce communiqué de presse et les données qu’il contient sont la propriété exclusive d’Ipsos. Ils n’ont PAS été produits dans le but d’appuyer un résultat électoral, ni un modèle de prédiction de sièges et aucune permission pour l’utilisation de ce communiqué ou des données qu’il contient n’est attribué ou insinué par leur publication. Ipsos ne cautionne pas et n’assume aucune responsabilité concernant la précision des modèles prédictifs qui utilisent les données de ce sondage. De plus, l’utilisation de cette information afin de produire des modèles d’agrégations de sondage ou de prédictions de sièges sans la permission d’Ipsos sera considérée comme une violation de propriété intellectuelle et Ipsos se réserve le droit de prendre les mesures légales appropriées en réponse à cette violation. Les données détaillées de ce sondage sont disponibles ici :

https://ipsosintelligence.ca/canadiancontext/?ln=fr

Pour toute information supplémentaire sur cette étude, veuillez contacter :

Sébastien Dallaire
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Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec

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