Fini Liberté 55? Six Canadiens sur dix (58 %) pensent que nombre d’entre eux devront reporter leur départ à la retraite pour pouvoir payer leurs soins de santé
Toronto, ON — Les Canadiens craignent qu’en vieillissant, ils devront payer plus de leur poche pour recevoir des soins de santé. Un nouveau sondage Ipsos, mené pour l’Association médicale canadienne (AMC), indique que six Canadiens sur dix (58 %) pensent que nombre d’entre eux devront retarder leur départ à la retraite pour pouvoir payer leurs soins de santé. Les Canadiens de 45 à 54 ans sont considérablement plus enclins à être d’accord avec cet énoncé (64 %) que les Canadiens de moins de 35 ans (53 %) et que les Canadiens âgés de 35 à 44 ans (57 %). De plus, les Canadiens de 55 ans et plus (60 %) sont plus enclins à être d’accord avec cet énoncé que les Canadiens de moins de 35 ans. Au palier régional, les Canadiens de l’Atlantique (65 %) sont plus enclins à être d’accord, alors que les Ontariens sont à l’opposé (56 %).
Les Canadiens ont toujours été fiers de leur système de santé gratuit universel. Celui-ci semble toutefois menacé, et sept Canadiens sur dix (70 %) pensent que si des mesures ne sont pas prises immédiatement, tout le monde devra payer plus de sa propre poche pour recevoir des services de santé à l’avenir. Les Canadiens plus âgés (55 ans et plus) se préoccupent le plus des coûts des soins de santé sur leur portefeuille (77 % des Canadiens de 55 ans et plus par rapport à 70 % des Canadiens de 35 à 54 ans et à 58 % des Canadiens de 18 à 34 ans).
Ces craintes sur les soins de santé découlent du vieillissement de la population. Le sondage indique que neuf répondants sur dix (88 %) disent de préoccuper du nombre croissant de personnes âgées ayant besoin de plus de soins de santé, plus de la moitié (56 %) se disant très préoccupés. De plus, neuf répondants sur dix (88 %) se préoccupent également du fardeau financier et des coûts accrus que la population vieillissante imposera au système de santé, plus de la moitié (52 %) se disant très préoccupés.
Les Canadiens veulent que le gouvernement agisse et disent que ça pourrait influencer leur vote
Le vieillissement de la population pousse les Canadiens à penser que le système de santé est menacé et que le gouvernement doit agir. Sinon, le système de santé sera un fardeau financier non seulement pour les gouvernements provinciaux et territoriaux, mais pour leur propre portefeuille. Sept Canadiens sur dix (69 %) pensent que le gouvernement fédéral doit accorder un nouveau financement pour aider les provinces à couvrir les coûts des soins de santé dans le contexte d’une population vieillissante. Le sondage a également présenté diverses propositions politiques, les répondants devant indiquer comment elles amélioreraient le système de santé et dans quelle mesure ils seraient susceptibles de voter pour un parti politique qui les adopterait.
Comme l’indique le tableau ci-dessous, un régime fédéral d’assurance-médicaments est considéré comme la principale politique qui améliorerait le système de santé (38 %) et qui influencerait le vote, un tiers des répondants (35 %) disant qu’ils seraient beaucoup plus susceptibles de voter pour un parti politique fédéral qui adopterait une telle politique. Les politiques axées sur les soins aux aînés sont les trois principales pour l’amélioration du système de santé et l’influence sur le vote. Cela souligne l’importance que les Canadiens accordent à l’impact d’une population vieillissante sur le système de santé. Plus de trois Canadiens sur dix pensent que l’augmentation du financement par le gouvernement fédéral pour aider les provinces à supporter les coûts accrus des soins aux aînés améliorerait grandement le système de santé (34 %), et disent qu’ils seraient beaucoup plus enclins à voter pour un parti politique qui adopterait cette politique (31 %). Une proportion similaire de répondants pensent qu’une nouvelle prestation pour services familiaux aidant plus d’aînés à se permettre les options de soins dont ils ont besoin améliorerait beaucoup le système de santé (29 %) et qu’ils seraient beaucoup plus enclins à voter pour un parti fédéral soutenant cette politique (29 %).
Politiques les plus susceptibles d’améliorer le système de santé et d’influencer le vote :
|
|
Améliorerait beaucoup le système de santé |
Influencerait le vote |
|
Régime d’assurance-médicaments fédéral pour aider les Canadiens à se procurer des médicaments d’ordonnance |
38 % |
35 % |
|
Nouveau financement fédéral pour aider les provinces à couvrir la hausse des coûts des soins de santé pour les aînés comme l’augmentation des services de soins à domicile et de longue durée |
34 % |
31 % |
|
Nouvelle prestation pour services familiaux afin que davantage d’aînés puissent payer les soins dont ils ont besoin |
29 % |
29 % |
|
Augmentation du financement fédéral pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et de traitement de la toxicomanie |
26 % |
24 % |
|
Nouvelle loi fédérale permettant aux médecins et aux autres fournisseurs de soins d’exercer dans toutes les provinces |
25 % |
20 % |
|
Augmentation du financement fédéral pour améliorer l’accès aux soins virtuels et aux soins de santé numérique |
19 % |
19 % |
À propos de l’étude
Ces résultats sont tirés d’un sondage Ipsos mené du 25 février au 4 mars 2019 auprès de 3 352 Canadiens de 18 ans et plus. Le sondage a été mené en ligne auprès d’un échantillon de 2 008 adultes canadiens membres du comité en ligne d’Ipsos Je-Dis. Les données ont ensuite été pondérées en fonction de caractéristiques démographiques pour que la composition de l’échantillon corresponde à celle de la population adulte selon les données du recensement, et pour produire des résultats qui sont représentatifs de l’ensemble statistique. La précision des sondages Ipsos en ligne est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Pour le présent sondage, les résultats de l’échantillon sont précis à ± 1,9 point de pourcentage, 19 fois sur 20. L’intervalle de crédibilité sera plus important au sein des sous-groupes de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent comporter des erreurs d’autres sources, y compris, mais sans s’y limiter, des erreurs de traitement et de mesure.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Mike Colledge : président
Président pour le Canada
Affaires publiques Ipsos
+1 613 688-8971
[email protected]
À propos d’Ipsos
Ipsos est une firme indépendante d’études de marché dirigée et gérée par des professionnels de la recherche. Fondée en France en 1975, Ipsos a pris de l’expansion pour devenir une firme internationale de sondage jouissant d’une forte présence dans tous les marchés importants. Elle se classe au quatrième rang de l’industrie mondiale du sondage.
Regroupant des bureaux dans plus de 89 pays, Ipsos offre une expertise éclairante dans cinq domaines de recherche : les marques, la publicité et les médias; la fidélité de la clientèle; le marketing; les affaires publiques; la gestion de sondages.
Les chercheurs d’Ipsos évaluent le potentiel de marché et interprètent les tendances du marché. Ils élaborent et bâtissent des marques, et aident les clients à bâtir des relations à long terme avec leur clientèle. Ils évaluent des publicités, étudient les réponses du public à divers médias et mesurent l’opinion publique de partout dans le monde.
Ipsos est inscrite à la Bourse de Paris depuis 1999 et a généré un revenu global de 1 749,5 millions d’euros en 2018.