La révolution de l’intelligence artificielle au travail

Une étude internationale réalisée conjointement par BCG GAMMA* et Ipsos révèle que globalement les travailleurs sont curieux et optimistes à l’égard de l’intelligence artificielle. Toutefois, de grandes disparités subsistent parmi les 7 pays qui ont fait l’objet de l’étude.
* Entité d’intelligence artificielle (IA) du Boston Consulting Group.

La révolution de l’intelligence artificielle au travail

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec
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Plus d’un adulte sur cinq travaillent pour des entreprises qui utilisent une forme d’intelligence artificielle. Si ces employés ont une image positive de l’IA, ils ont également quelques inquiétudes quant aux conséquences potentielles sur leur vie privée, leur sécurité d’emploi et l’égalité économique. Ceux qui utilisent déjà l’IA sont par ailleurs plus optimistes vis-à-vis de l’IA que les autres mais aussi plus conscients des risques inhérents.

Voici ce qui ressort de cette étude réalisée auprès de plus de 7 000 répondants au Canada, en Chine, en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis (pour plus de détails, consultez le rapport complet - en anglais).

L’intelligence artificielle n’est pas qu’une chose du futur, elle est déjà là

La Chine est le pays qui utilise actuellement le plus l’intelligence artificielle : 31% des actifs chinois affirment travailler dans des organisations utilisant déjà l'IA. Elle est suivie du Canada (26%), et des États-Unis (24%). L'Europe fait un peu moins bonne figure (20% au Royaume-Uni, 18% en Espagne, 16% en France et seulement 15% en Allemagne).

L’utilisation d’IA diffère également selon les secteurs d’activité :

25% des salariés travaillant dans le secteur manufacturier déclarent que les outils issus de l’IA sont déjà présents dans leur entreprise; 20% pour le secteur de la construction, 19% pour celui de la distribution et 18% pour le secteur des services.

Si l’on compare les entreprises du secteur public et celles du secteur privé, on remarque qu’ils sont 25% des répondants du secteur public à travailler pour des entreprises ayant déjà implanté des outils et des applications liés à l’AI contre 20% dans le secteur privé.

Une vision positive de l’IA

Une grande majorité des actifs ayant déjà accès à des outils issus de l’IA pensent qu’ils ont eu un impact positif sur leur travail : 75% sur leur efficacité, 75% sur leurs résultats, 74% sur la façon dont leur travail est organisé, 70% sur l’attractivité de leur travail ou encore 69% sur leur bien-être au travail et 67% sur les formations disponibles.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que ceux qui utilisent déjà l’IA sont plus enthousiastes que les autres à son sujet : 8 actifs sur 10 considèrent qu’elle aura un impact positif sur leur organisation (69% pour les non-utilisateurs).

Ce sont les pays qui sont déjà en avance sur le sujet qui font preuve d’un plus grand enthousiasme, à savoir la Chine, le Canada et les États-Unis. La perception des autres pays reste globalement positive même s’ils se montrent plus prudents.

Des inquiétudes qui persistent

Malgré leur enthousiasme, les actifs ressentent certaines inquiétudes liées à leur travail, même parmi ceux pour qui l’IA est déjà une réalité.

76% craignent que l’IA conduise à davantage de contrôle et de surveillance sur leur lieu de travail - ce chiffre monte à 82% pour les actifs d’entreprises qui l’utilisent déjà.

68% ont peur que cela entraîne des pertes d’emploi liées à des charges de travail moins importantes causées par l’utilisation de l’IA.

65% estiment qu’il pourrait il y avoir une déshumanisation de leur travail entraînant une baisse de la cohésion sociale dans leur entreprise.

Un sujet qui revient également est l’interrogation des actifs au sujet de l’éthique liée aux données personnelles. 64% craignent en effet une émergence de problèmes éthiques au sujet de la protection des données personnelles.

Comme tout changement au sein d’une organisation, il est important de discuter des inquiétudes qui peuvent être soulevées par leur implantation. Mais seulement 40% des employés interrogés déclarent avoir eu une discussion avec leur gestionnaire au sujet du déploiement de l’IA au sein de leur organisation et des transformations digitales (32% parmi ceux pour qui l’IA n’a pas encore été implantée).

Malgré les changements qui se sont déjà fait sentir, les gens envisagent-ils une révolution du monde du travail en lien avec le développement de l’IA ? Anticipent-ils un impact sur l’économie globale ?

Consultez les résultats de notre étude pour en savoir plus (en anglais).

Votre contact Ipsos :

Sébastien Dallaire
Président, Ipsos Québec
sebastien.dallaire@ipsos.com

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Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Ipsos Québec

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