Sondage Ipsos – AMC: Les Canadiens disent ressentir de la nervosité (22 %), de la peur (21 %) et de la détresse (18 %) quant à l’avenir du système de santé
Toronto, ON — Selon un récent sondage Ipsos réalisé à la demande de l’Association médicale canadienne, les Canadiens ressentent beaucoup plus d’émotions négatives (62 %) que positives (38 %) quant à l’avenir des soins de santé au pays. La nervosité (22 %), la peur (21 %) et la détresse (18 %) étaient les émotions les plus souvent nommées. Les femmes (29 % c. 19 % des hommes) et les personnes de plus de 35 ans (27 % chez les 35 à 54 ans et chez les 55 ans et plus c. 15 % chez les 18 à 34 ans) étaient plus susceptibles de ressentir des émotions très négatives quant à l’avenir des soins de santé au Canada.
Les Canadiens voient également d’un œil pessimiste l’avenir du système de santé de leur province. La moitié d’entre eux (49 %) ont une perspective négative, tandis que quatre Canadiens sur dix (41 %) en ont une positive; une personne sur dix (10 %) dit manquer d’information pour se prononcer. Les 35 ans et plus (53 % chez les 35 à 54 ans et 55 % chez les 55 ans et plus c. 34 % chez les moins de 35 ans) sont les plus susceptibles d’entretenir peu d’espoir pour l’avenir de la santé dans leur province.
Les préoccupations au sujet de l’avenir des soins de santé peuvent être en grande partie liées à ce que les Canadiens considèrent comme étant des compressions imminentes, les deux tiers (65 %) des Canadiens redoutant beaucoup que les gouvernements aient à faire des réductions pour équilibrer leurs budgets. Les questions d’accessibilité économique sont une autre source de préoccupation : plus de la moitié des répondants (56 %) craignent vraiment que les patients aient un jour ou l’autre à débourser davantage pour les services de santé. Six Canadiens sur dix se disent également très inquiets quant aux problèmes liés au recrutement et aux ressources, comme les longs temps d’attente (62 %), la pénurie de professionnels de la santé (60 %) et l’engorgement des hôpitaux (59 %).
Ces préoccupations au sujet de l’avenir des soins de santé au pays pourraient influencer les résultats des prochaines élections fédérales : six Canadiens sur dix (60 %) disent avoir l’intention de voter pour le parti qui propose le meilleur plan pour l’avenir des soins de santé au pays; deux répondants sur dix (22 %) indiquent une intention ferme à cet égard.
La santé, les soins de santé et les questions d’accessibilité économique troublent l’esprit des Canadiens
La santé figure également en tête des préoccupations personnelles des Canadiens, la santé physique personnelle et l’accès aux services de santé comptant parmi les cinq principales sources d’inquiétude :
- Santé physique personnelle (35 %)
- Rémunération suffisante pour maintenir le mode de vie désiré (32 %)
- Conséquences des changements climatiques (30 %)
- Accès aux services de santé (29 %)
- Paiement d’une hypothèque, d’un loyer ou de factures (27 %)
Les autres principales sources d’inquiétude sont les conséquences des changements climatiques, mais aussi les questions d’accessibilité économique : la rémunération suffisante pour maintenir le mode de vie désiré (32 %) se classe tout juste derrière la santé physique personnelle (35 %), et près de trois répondants sur dix (27 %) considèrent le paiement d’une hypothèque, d’un loyer ou de factures comme étant une préoccupation importante. Comme nous l’avons mentionné plus haut, les Canadiens craignent devoir tôt ou tard débourser davantage pour leurs soins; si cette crainte se matérialise, les problèmes d’accessibilité économique n’en seront que plus importants.
Les soins de santé comptent également parmi les enjeux qui préoccupent le plus les Canadiens : plus de la moitié d’entre eux (53 %) indiquent qu’il s’agit de leur principale inquiétude pour l’avenir du pays. La santé économique (45 %) et les changements climatiques (42 %) figurent également en tête de liste. Les groupes les plus préoccupés par les soins de santé sont les Canadiens de 55 ans et plus (65 % c. 51 % des 35 à 54 ans et 39 % des 18 à 34 ans) et les femmes (60 % c. 47 % des hommes).
On a également demandé aux Canadiens d’évaluer leur confiance économique et financière à divers échelons (national, provincial, communautaire et individuel). Les résultats laissent penser qu’il existe un lien clair entre la confiance économique et l’opinion sur l’avenir des soins de santé. Les personnes ayant une perspective économique négative en général sont beaucoup plus susceptibles que les autres d’entretenir des émotions très négatives à l’égard de l’avenir des soins de santé au Canada (43 % c. 17 % pour les personnes ayant une perspective économique positive) et sont plus susceptibles d’être pessimistes quant à l’avenir du système de santé de leur province (70 % c. 43 % pour les personnes ayant une bonne confiance économique).
Étant donné ces préoccupations, il n’est pas surprenant de constater que moins de la moitié des Canadiens jugent que le gouvernement effectue un bon travail dans presque tous les aspects touchant la santé et les soins. Le rendement des gouvernements quant aux objectifs suivants est jugé particulièrement mauvais : assurer l’accès aux médecins en temps opportun (52 % mauvais c. 38 % bon), gérer efficacement les budgets actuels des soins de santé (49 % mauvais c. 32 % bon) et veiller à ce que tous les Canadiens puissent payer leurs médicaments (48 % mauvais c. 40 % bon).
Les résidents de la région de l’Atlantique et du Québec sont les plus préoccupés par les soins de santé
Les résidents de la région de l’Atlantique (61 % perspective négative c. 29 % perspective positive) et du Québec (55 % perspective négative c. 37 % perspective positive) sont les plus pessimistes quant à l’avenir du système de santé de leur province. La Colombie-Britannique (48 % perspective positive c. 41 % perspective négative) et l’Alberta (46 % perspective positive c. 41 % perspective négative) sont les deux seules provinces où l’on compte plus de gens optimistes que pessimistes. Les gens les plus susceptibles de nommer les soins de santé comme principale source d’inquiétude quant à l’avenir du Canada sont les résidents de la région de l’Atlantique (65 %), tandis que les moins susceptibles sont ceux de l’Alberta (44 %).
Comme le montre le tableau ci-dessous, le Québec et les provinces de l’Atlantique sont les régions les plus préoccupées par les problèmes liés aux ressources et à la prestation des soins, comme la pénurie de professionnels de la santé, les longs temps d’attente et l’engorgement des hôpitaux. Les régions de l’Alberta et des Prairies sont celles qui sont les moins préoccupées par ces problèmes.
|
% de personnes très préoccupées |
Ensemble du Canada |
Colombie-Britannique |
Alberta |
Saskatchewan et Manitoba |
Ontario |
Québec |
Provinces de l’Atlantique |
|
Longs temps d’attente |
62 % |
63 % |
55 % |
50 % |
58 % |
73 % |
68 % |
|
Pénurie de professionnels de la santé |
60 % |
63 % |
48 % |
57 % |
54 % |
69 % |
76 % |
|
Engorgement des hôpitaux |
59 % |
58 % |
50 % |
45 % |
57 % |
70 % |
63 % |
Par ailleurs, les résidents du Québec (59 %), de la région de l’Atlantique (57 %) et de l’Ontario (57 %) craignent que les patients aient un jour ou l’autre à débourser davantage pour leurs soins de santé. C’est également le cas des résidents des Prairies (48 %) et de ceux de la Colombie-Britannique (51 %), mais dans une moindre mesure. Les résidents des provinces de l’Atlantique sont les plus enclins à être tout à fait d’accord pour dire qu’ils vont voter pour le parti fédéral proposant le meilleur plan pour l’avenir des soins au Canada (31 %), tandis que les résidents de l’Alberta (16 %) et des Prairies (18 %) sont les moins enclins.
À propos de l’étude
Méthodologie de recherche — Voilà quelques-uns des résultats d’un sondage Ipsos réalisé du 25 février au 4 mars 2019 pour le compte de l’Association médicale canadienne. Le sondage a été mené auprès d’un échantillonnage de 3 352 répondants. Les données ont ensuite été pondérées en fonction de caractéristiques démographiques pour que la composition de l’échantillon corresponde à celle de la population adulte selon les données du recensement, et pour produire des résultats qui sont représentatifs de l’ensemble statistique.
La précision des sondages Ipsos en ligne est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas de ce sondage, les résultats sont précis à plus ou moins 1,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens de 18 ans et plus avaient été sondés. L’intervalle de crédibilité sera plus important au sein des sous-groupes de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent comporter des erreurs d’autres sources, y compris, mais sans s’y limiter, des erreurs de couverture et de mesure.
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Sébastien Dallaire
Directeur général, Québec
+1 514 904-4324
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