Six Canadiens.nes sur dix (60%) ne peuvent ou ne veulent pas payer plus de taxes pour lutter contre les changements climatiques

Une proportion similaire (57%) considère le pipeline comme le moyen le plus sécuritaire pour transporter du pétrole – une hausse importante de 10 points.

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Montréal, QC, 23 novembre 2022 — Alimenté par l’inflation persistante et l’incertitude géopolitique, l’augmentation du prix de l’essence aura remis en perspective l’enjeu des besoins énergétiques du Canada et du Québec. Un sondage mené par Ipsos pour le compte de l’Institut Économique de Montréal montre que, malgré une baisse de 5 points par rapport à l’année dernière, six Canadiens.nes sur dix (60%) ne peuvent ou ne veulent pas payer plus de taxes pour lutter contre les changements climatiques. Cette proportion demeure plus élevée parmi les résidents des régions de l’Ouest (66%) et de l’Atlantique (67%) (vs. 56% pour l’Ontario et le Québec). De plus, le montant acceptable pour ceux qui sont prêts à payer est de 290$ par année en moyenne, en baisse pour une troisième année consécutive.  

Combler les besoins énergétiques du Canada: variations régionales

Sondés sur le moyen le plus sécuritaire de transporter le pétrole, une majorité de Canadiens.nes (57%) choisissent le pipeline, une hausse importante de 10 points par rapport à 2021. À l’inverse, 8% (-3 pts) préfèrent le train, 10% (+3 pts) le camion-citerne et 4% (-1 pt) le bateau; un cinquième demeure indécis (21%, -9 pts). Les Canadiens.nes plus âgés.ées ont davantage tendance à préférer le pipeline (70%: 55+ et 53%: 35-54 vs. 43%: 18-34), ce qui est également le cas des hommes (64% vs. 51% pour les femmes).

Dans le même ordre d’idées, près de la moitié des Canadiens.nes (49%) sont d’accord que le gouvernement du Québec devrait revenir sur sa décision et approuver le projet GNL Québec (22% complètement, 26% plutôt), afin d’exporter du gaz naturel vers l’Europe en passant par le Saguenay. Près d’un quart sont en désaccord (13% plutôt, 10% complètement) alors que 28% demeurent indécis. Les hommes (59% vs. 39% pour les femmes) et ceux âgés de 55 ans et plus (56% vs. 41%: 18-34, 47%: 35-54) ont davantage tendance à être d’accord.

Par ailleurs, six Canadiens.nes sur dix (59%) se disent favorables (17% plutôt, 42% fortement) à l’augmentation des mesures incitatives favorisant la séquestration de carbone – un moyen pour réduire l’émission de GES des exploitations pétrolières et gazières – pour s’aligner avec celles proposées par le gouvernement américain. Un autre 18% demeure défavorable à la proposition (10% plutôt, 8% fortement), et près d’un quart ne sait pas (23%).

Certaines variations régionales méritent d’être soulignées. Alors que l’Ontario (56%) ainsi que les régions de l’Ouest (62%) et de l’Atlantique (64%) ont tendance à considérer le pipeline comme plus sécuritaire comparativement aux résidents du Québec (50%), ces derniers sont davantage portés à privilégier le train (14% vs. 6%: Ouest, 7%: Ontario, 9%: Atlantique). Similairement, les Québécois.es sont davantage portés.ées à s’opposer au renversement de la décision refusant l’approbation du projet GNL (30% vs. 18%: Ouest, 23%: Ontario, 20%: Atlantique). Par ailleurs, les régions de l’Ouest sont davantage opposées à l’augmentation des mesures incitatives pour la séquestration de carbone (22% vs. 16% pour l’Ontario et le Québec, 13%: Atlantique).

Regain d’intérêt pour le pétrole et le gaz naturel au Québec

Quant aux perceptions relatives à l’approvisionnement énergétique du Québec, plus de la majorité (54%) sont favorables à l’exploitation des ressources pétrolières du Québec – représentant une hausse significative de 11 points par rapport à 2021. À l’inverse trois Québécois.es sur dix (29%) préfèrent continuer d’importer 100% du pétrole consommé, ce qui est plus élevé chez les hommes (36% vs. 22% pour les femmes).

Dans la même veine, compte tenu de la guerre en Ukraine, six Québécois.es sur dix (61%) sont d’accord (26% complètement, 35% plutôt) que le Québec devrait exploiter son potentiel en gaz naturel pour en exporter vers l’Europe et réduire la dépendance au gaz russe. Près de trois sur dix (28%) demeurent en désaccord (16% plutôt, 12% complètement).

Plus encore, huit Québécois sur dix (78%) préfèrent que le pétrole importé provienne de l’Ouest Canadien, une augmentation de 7 points par rapport à l’année dernière. 9% préfèrent importer le pétrole des États-Unis, ce qui est plus élevé chez les groupes d’âge plus jeunes (11% pour ceux âgés de 18-34 et de 35-54 vs. 5%: 55+) et les hommes (12% vs. 6% pour les femmes).

Méthodologie du sondage

Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de l’Institut économique de Montréal, du 10 au 13 novembre 2022. Un total de 1164 Canadiens.nes de plus de 18 ans, incluant un sur-échantillon de 400 résidents du Québec, ont pris part à ce sondage en ligne. Une pondération en fonction de l’âge, du genre et de la région a été appliquée pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du pays selon les données du recensement. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 3,3%, dans 19 cas sur 20. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Premier vice-président, Ipsos Canada
Directeur général, Ipsos Québec
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