Plus de sept Canadiens sur dix (72%) pensent que le fardeau fiscal des particuliers est trop élevé alors que huit sur dix (80%) pensent qu’il faudrait taxer les riches davantage.

Près de deux-tiers des Canadiens (64%) pensent que les lois fiscales sont beaucoup trop complexes.

Auteur(s)

  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
  • Nicholas Bautista-Beauchesne Gestionnaire de comptes, Affaires publiques
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Montréal, QC, 18 octobre 2022 — Au cours des derniers mois, la montée de l’inflation et l’ajustement conséquent des taux d’intérêts ont bousculé la gestion des finances personnelles des Canadiens. Un sondage mené par Ipsos pour le compte de l’Institut Économique de Montréal montre que plus de sept Canadiens sur dix (72%) pensent que le fardeau fiscal des particuliers est élevé (44% trop, 28% beaucoup trop), alors qu’un cinquième (21%) pense qu’il se situe à un niveau acceptable.

Démêler le fardeau fiscal des entreprises

Contrairement aux particuliers, plus de quatre Canadiens sur dix (42%) pensent que le fardeau fiscal est trop bas (30% trop, 12% beaucoup trop), alors qu’un quart (26%) pense qu’il est trop élevé (19% trop, 7% beaucoup trop). De plus, les groupes d’âge plus âgées ont davantage tendance à penser que le fardeau est trop bas (54%: 55 ans et plus; 39%: 35-54 vs. 29%: 18-34). Cependant, 71% pensent qu’une augmentation du fardeau fiscal des entreprises finira par pénaliser les consommateurs car elle se traduira par des prix plus élevés (26% fortement d’accord, 45% d’accord).

Taxer les riches: qui et quel impact?

Bien que la grande majorité des Canadiens pensent que le fardeau fiscal des particuliers est trop élevé, 80% s’accordent pour dire que les gouvernements devraient taxer les riches davantage (42% fortement d’accord, 38% d’accord). D’ailleurs, plus de la majorité (55%) des Canadiens pensent que les ‘très riches’ se servent de leur argent pour s’acheter des biens et services de luxe, alors qu’un quart (24%) pense que ces derniers investissent dans les entreprises et créent de l’emploi.

Alors que la plupart des Canadiens (40%) estiment que ceux qui gagnent plus de 250 000 $ par année peuvent être considérées comme ‘riches’, des divisions subsistent quant au taux d’imposition le plus approprié. En effet, 44% s’accordent pour dire que le taux d’imposition combiné du fédéral et provincial de ces derniers devrait dépasser 50%, alors que 42% sont en désaccord. Dans la même veine, près de deux tiers (64%) des Canadiens pensent que les lois fiscales sont beaucoup trop complexes.

Plus de trois quarts des Canadiens (77%) pensent que les riches seront tentés de s’exiler ou transférer leurs actifs vers des pays plus attrayants si leurs impôts augmentent trop. Ceci dit, la plupart (41%) des Canadiens pensent que l’augmentation du fardeau fiscal des ‘riches’ et des ‘très riches’ aura un impact positif; un quart (26%) pense qu’il n’y aurait aucun impact alors que 15% pensent qu’il y aurait un impact négatif. Les hommes (19% vs. 11% pour les femmes) et les résidents de l’Atlantique ont davantage tendance à penser qu’une telle augmentation aura un impact négatif (24% vs. Ouest: 15%, Ontario: 15%, Québec 11%).

Méthodologie du sondage

Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de l’Institut économique de Montréal, du 27 septembre au 1er octobre 2022. Un total de 1 027 Canadiens(nes) de plus de 18 ans ont pris part à ce sondage en ligne. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte selon les données du recensement. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 3,5%, dans 19 cas sur 20. Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Sébastien Dallaire
Premier vice-président, Ipsos Canada
Directeur général, Ipsos Québec
[email protected]

Nicholas Bautista-Beauchesne
Gestionnaire de recherche, Ipsos Québec
[email protected]

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
  • Nicholas Bautista-Beauchesne Gestionnaire de comptes, Affaires publiques

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