I Libéraux (35%) et Conservateurs (35%) au coude-à-coude alors que la campagne électorale s’amorce

Bien que l’approbation du gouvernement Trudeau soit en hausse, les électeurs conservateurs demeurent les plus fidèles

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Montréal, QC, 17 septembre 2019 — Les libéraux (35%) et les conservateurs (35%) sont au nez-à-nez alors que s’amorce la campagne qui déterminera le prochain gouvernement, selon les résultats d’un sondage d’Ipsos, tenu pour Global News et La Presse.  Bien que les opinions envers le gouvernement libéral sortant se soient améliorées au cours du dernier mois, suggérant que les effets de l’affaire SNC-Lavalin se soient estompés quelque peu, les conservateurs bénéficient toujours de la base d’électeur la plus motivée.  

Si les élections étaient tenues demain, 35% des électeurs décidés voteraient pour le Parti libéral, mené par la Premier ministre Justin Trudeau, alors que 35% voteraient pour le Parti conservateur d’Andrew Sheer. Jagmeet Singh et le NDP demeurent loin derrière avec 14% du vote (baisse de 4 points), alors que le Parti vert d’Elizabeth May recueillerait 9% du vote, bien établis en quatrième position. Maxime Bernier et son Parti populaire recevraient 2% du vote, alors que 1% voteraient pour un autre parti. Le Bloc Québécois récolterait 4% du vote à l’échelle nationale (20% au Québec). Près de deux Canadiens sur dix ne savent pas pour qui ils voteraient (10%) ou n’iraient pas voter (7%).      

  • En Colombie-Britannique, les conservateurs ont une avance de 12 points sur les libéraux, qui semblent perdre des appuis aux dépends des verts, qui récoltent 15% des intentions de vote dans la province, le meilleur résultat au pays.
  • En Alberta, les conservateurs mènent le parti libéral par 36 points.
  • Au Manitoba et en Saskatchewan, les conservateurs ont une avance de 22 points sur les libéraux.
  • En Ontario, les libéraux ont une avance de 8 points à l’échelle de la province.
  • Au Québec, les libéraux ont une avance de 19 points sur les conservateurs et les bloquistes, qui se retrouvent à égalité au second rang. Le NPD, à seulement 8% au Québec, est à risque de perdre la plupart, sinon la totalité, de ses sièges dans la province.
  • Dans l’Atlantique, les libéraux et les conservateurs sont à égalité statistique.   

L’échantillon de plus de 2 500 répondants nous permet d’analyser les intentions de vote selon bon nombre de caractéristiques démographiques. Le tableau ci-dessous présente certains résultats par sous-groupes.

 

PLC

CPC

NPD

PV

BQ

PPC

Aut.

Hommes 18-34

34%

33%

13%

9%

5%

1%

4%

Femmes 18-34

35%

27%

24%

11%

1%

1%

1%

Hommes 35-54

38%

34%

15%

7%

4%

2%

1%

Femmes 35-54

35%

36%

13%

10%

4%

1%

1%

Hommes 55+

32%

42%

8%

9%

4%

3%

1%

Femmes 55+

38%

33%

10%

9%

8%

<1%

<1%

Études secondaires ou moins

35%

34%

11%

13%

4%

2%

1%

Diplôme d’études secondaires

31%

39%

14%

7%

5%

1%

2%

Études post-secondaires

34%

34%

15%

9%

5%

2%

1%

Diplôme universitaire

40%

33%

13%

9%

3%

1%

1%

Revenus < 40K$

35%

27%

18%

10%

5%

2%

1%

Revenus 40K$-<60K$

35%

34%

11%

10%

6%

2%

2%

Revenus <60K$-<100K$

36%

36%

12%

8%

4%

1%

1%

Revenus 100K$+

36%

39%

12%

8%

3%

1%

1%

Près de trois Canadiens sur dix (27%) disent qu’ils vont voter pour un parti différent de celui qu’ils ont appuyé en 2015. Ceci inclut 51% des partisans du Parti vert, 38% des électeurs du Bloc Québécois au Québec, 29% des électeurs du NPD, 29% des électeurs conservateurs et seulement 14% des électeurs libéraux.

L’imprévisibilité de la campagne se reflète dans le fait que les électeurs eux-mêmes sont incertains quant aux résultats des élections. Alors que 35% croient que les libéraux vont remporter les élections, un autre 31% pensent plutôt que ce sont les conservateurs qui gagneront. Quelques-uns croient que le NPD (5%), le Parti vert (2%), le Bloc Québécois (1%), le PPC (1%) ou un autre parti (<1%) vont l’emporter.  Un électeur sur quatre (25%) ne sait pas qui va gagner.

Certains diagnostics s’améliorent pour le Gouvernement libéral sortant

Au cours du dernier mois, les résultats de certaines questions de diagnostic qui aident à mesurer les chances de réélection d’un gouvernement sortant se sont améliorés, suggérant que les effets de l’affaire SNC-Lavalin commencent à s’estomper après avoir fait mal aux libéraux au cours de la dernière année.  Plus de quatre Canadiens sur dix (44%) approuvent de la performance du gouvernement libéral de Justin Trudeau, une hausse de 8 points en un mois. À l’inverse, 56% désapprouvent (32% fortement / 35% modérément), une baisse de 8 points.      

Quatre Canadiens sur dix (39%, hausse de 6 points) croient que le gouvernement Trudeau a fait du bon travail et mérite d’être réélu, alors que 60% croient qu’il est temps pour un autre parti de prendre le relais.

Les Canadiens sont divisés à savoir si le Canada est sur la bonne voie (47%) ou sur la mauvaise voie (53%).  Alors que 86% des électeurs libéraux croient que les choses vont bien, ceci baisse à 49% pour les électeurs du Parti vert, 39% pour les bloquistes, 38% chez les néo-démocrates, et seulement 18% pour les conservateurs et les partisans du PPC.     

Selon les indicateurs de début de campagne, les conservateurs pourraient bénéficier d’une prime à l’urne

Les électeurs conservateurs sont les plus susceptibles de dire qu’ils vont aller voter aux élections et possèdent aussi les opinions les plus fermes.

En général, 65% des Canadiens disent être entièrement certains d’aller voter. Ceci grimpe à 77% chez les électeurs conservateurs, suivi des bloquistes (74%) et des libéraux (72%). Les électeurs du parti vert (66%), du NPD (64%) et du PPC (62%) sont un peu moins certains d’aller voter.  Seulement la moitié des électeurs discrets ou indécis se disent certains d’aller voter.  

Parmi les électeurs qui expriment une préférence pour un parti en particulier, seulement 50% disent être absolument certains de leur choix, laissant donc un autre 50% qui pourraient possiblement changer d’opinion. Encore une fois, les électeurs conservateurs sont les plus certains de leur choix (62%), loin devant ceux du Parti libéral (47%), du Bloc (47%), du NPD (39%), du PPC (39%) et du Parti vert (31%). 

De plus, Ipsos a identifié trois mesures d’attitudes qui ont une influence importante sur la probabilité d’aller voter au fil des cycles électoraux, et chacun d’entre eux favorise les conservateurs en ce moment. 

  • Regret – 64% des Canadiens sont fortement d’accord qu’ils le regretteraient s’ils n’avaient pas été voter. Les électeurs conservateurs sont les plus susceptibles d’être de cet avis (77%).
  • Devoir – 71% des Canadiens sont fortement d’accord qu’il est de leur devoir d’aller voter. Les électeurs du Bloc (83%) et du Parti conservateurs (80%) sont les plus susceptibles de partager ce point de vue.
  • Intérêt – 44% des Canadiens sont fortement d’accord qu’ils sont grandement intéressés par les nouvelles et l’information concernant la campagne électorale. Les partisans conservateurs (56%) sont encore une fois les plus enclins à être de cet avis.  

Le Parti vert (19%) et le NPD (19%) sont les seconds choix les plus populaires

Les verts et les néo-démocrates sont en compétition directe en tant qu’alternative progressiste au Parti libéral. Un électeur sur cinq indique que s’ils ne votaient pas pour leur premier choix, ils voteraient pour le Parti verts (19%) ou le NPD (19%). Seulement 11% considèreraient le Parti libéral en tant que second choix, contre 10% pour le Parti conservateur, démontrant un potentiel de croissance relativement limité pour ces deux partis en ce début de campagne.  Près d’un électeur sur dix (7%) choisiraient le PPC et 2% choisiraient le Bloc.  Trois sur dix (28%) ne savent pas pour qui ils voteraient en tant que second choix.   

  • Parmi les électeurs libéraux, une plus grande proportion se tournerait vers le NDP (31%) en second choix, suivi des verts (23%) et des conservateurs (15%).
  • Parmi les électeurs conservateurs, il n’y a pas de second choix qui se distingue, alors que le Parti vert (15%), le PPC (14%), le NPD (14%) et le PLC (12%) sont à égalité statistique.
  • Parmi les électeurs du NPD, une proportion égale choisirait les libéraux (31%) et les verts (30%) comme second choix, alors qu’une proportion plus faible pencherait pour les conservateurs (16%).
  • Parmi les électeurs du Bloc Québécois, les verts (26%) sont le second choix préféré, suivis par les conservateurs (18%) et les libéraux (16%). Seulement 10% choisiraient le NPD comme deuxième option.
  • Parmi les électeurs du Parti vert, le second choix est divisé entre le NPD (27%) et le Parti libéral (23%), alors que 11% choisiraient les conservateurs.

Regard sur le Québec

Étant donnée la grande importance du Québec dans l’issue des élections fédérale de 2019, La Presse et Global News ont travaillé de concert pour obtenir un échantillon plus grand dans la province afin d’analyser les résultats plus en profondeur.

À l’échelle de la province, le Parti libéral (41%) part la campagne du bon pied, avec une avance significative sur le Parti conservateur (22%), le Bloc Québécois (20%), le NPD (8%), le Parti vert (7%) et le Parti populaire (1%). Deux Québécois sur dix ne savent pas pour qui ils iraient voter (15%) ou ne pensent pas aller voter (7%). Considérant la baisse marquée des appuis au NPD depuis 2015, les autres partis lutteront pour tenter de subtiliser au parti les 15 sièges qu’il détient en ce moment au Québec.    

Le vote selon les régions…

  • Sur l’île de Montréal, le Parti libéral (56%) a une avance considérable sur le Parti conservateur (12%), le NPD (12%), le Bloc québécois (11%), le Parti vert (8%) et le PPC (<1%).
  • Dans la couronne de Montréal, la course est serrée entre les libéraux (35%), tout juste devant le Bloc (29%), alors que les conservateurs (22%) pointent en troisième position. Le NPD (9%), le Parti vert (6%) et le PPC (1%) suivent loin derrière.
  • Dans la grande région de Québec, le Parti conservateur est en avance (41%), loin devant les libéraux (20%), les bloquistes (19%) les verts (8%), le NPD (8%) et le PPC (5%).
  • Dans le reste du Québec, le Parti libéral (43%) mène devant le Parti conservateur (20%), le Bloc Québécois (20%), le NPD (10%), le Parti vert (7%) et le PPC (<1%).

 

Le Parti libéral mène dans les intentions de vote parmi tous les grands groupes démographiques de la province :

  • Parmi les femmes québécoises, les libéraux (43%) devancent largement les conservateurs (20%), les bloquistes (20%), le NPD (10%), les verts (7%) et le PPC (<1%).
  • Parmi les hommes québécois, les libéraux (40%) devancent les conservateurs (23%) par 17 points, suivi du Bloc Québécois (20%), du NPD (7%), du Parti vert (7%) et du PPC (2%).
  • Parmi les Québécois âgés de 18 à 34 ans, le Parti libéral domine avec 39% des intentions de vote, suivi du NPD (18%), du Bloc Québécois (16%), du Parti Conservateur (14%), du Parti vert (8%) et du PPC (1%).
  • Parmi les Québécois âgés de 35 à 54 ans, le Parti libéral (42%) devance le Parti conservateur (28%), le Bloc Québécois (16%), le NPD (6%), le Parti vert (6%) et le PPC (1%).
  • Parmi les Québécois âgés de 55 ans et plus, le Parti libéral (42%) devance le Bloc Québécois (25%), le Parti conservateur (20%), le Parti vert (7%), le NPD (5%) et le PPC (<1%).

La tendance observée au niveau national quant à la plus grande motivation des électeurs du Parti conservateur est aussi présente au Québec. Ainsi, 80% des électeurs conservateurs se disent absolument certains d’aller voter, contre 74% pour les électeurs du Bloc Québécois, 71% des libéraux, 59% des néo-démocrates et 58% des verts.  

En contrepartie, les Québécois se distinguent des électeurs des autres provinces en ce qu’ils sont moins certains quant à leur choix de parti. Seulement 46% se disent certains de leur choix et aucun parti ne possède un avantage marqué sur cette question : 51% des électeurs du Parti conservateur, 50% des libéraux, 47% des bloquistes sont certains de leur choix, alors que seulement 28% des électeurs du NPD et 24% de ceux du Parti vert sont convaincus.

Malgré la baisse d’appui marquée pour le NPD au Québec, 19% des Québécois voient le parti comme leur second choix, devant le Parti vert (17%), le Parti conservateur (12%), le Bloc Québécois (11%), le Parti libéral (10%) le PPC (5%), ou un autre parti (3%).  Un électeur sur quatre (23%) ne sait pas pour qui il voterait comme second choix.    

Les questions portant sur la performance du gouvernement libéral sortant démontrent que les Québécois ont une vision plus positive que les électeurs des autres provinces.

  • 52% approuvent (10% fortement / 42% modérément) de la performance du gouvernement Trudeau (moyenne canadienne de 44%).
  • 47% croient que le gouvernement sortant mérite d’être réélu (comparé à 39% en moyenne pour le Canada).
  • 57% des Québécois que le pays est sur la bonne voie (moyenne canadienne de 47%), contre 43% qui croient l’inverse.

Méthodologie – Les résultats présentés dans ce rapport sommaire sont issus d’un sondage d’Ipsos tenu pour le compte de Global News et La Presse, du 11 au 13 septembre 2019. Un total de 2 562 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans et éligibles à voter lors de la prochaine élection ont pris part à ce sondage. De ce nombre, 2 062 entrevues ont été complétées via panel Internet et 500 autres ont été réalisées par téléphone, par lignes filaires et cellulaires. Une pondération a été appliquée à l’échantillon total en fonction de l’âge, du sexe, de la région, du niveau d’éducation et de la langue maternelle pour assurer que la composition de l’échantillon final soit représentative de la population adulte du Canada selon les données du recensement de Statistique Canada (efficacité de la pondération = 62.9%). Puisque la portion internet de l’échantillon n’est pas considérée probabiliste, Ipsos n’applique pas de marge d’erreur globale à ce sondage. La précision des sondages non-probabilistes d’Ipsos est plutôt mesurée par un intervalle de crédibilité. L’intervalle de crédibilité pour ce sondage est de ± 2,2%, dans 19 cas sur 20. L’intervalle de crédibilité est plus grand pour les sous-groupes de la population.  Tous les sondages par échantillon peuvent être soumis à d’autres sources d’erreur, incluant une erreur de couverture ou de mesure. Ipsos respecte et appuie les normes de publication établies par le CRIC, disponibles ici :

https://www.canadianresearchinsightscouncil.ca/standards/?lang=fr  

 

© 2019, Ipsos Limited Partnership

Ce communiqué de presse et les données qu’il contient sont la propriété exclusive d’Ipsos. Ils n’ont PAS été produits dans le but d’appuyer un résultat électoral, ni un modèle de prédiction de sièges et aucune permission pour l’utilisation de ce communiqué ou des données qu’il contient n’est attribué ou insinué par leur publication.  Ipsos ne cautionne pas et n’assume aucune responsabilité concernant la précision des modèles prédictifs qui utilisent les données de ce sondage.  De plus, l’utilisation de cette information afin de produire des modèles d’agrégations de sondage ou de prédictions de sièges sans la permission d’Ipsos sera considérée comme une violation de propriété intellectuelle et Ipsos se réserve le droit de prendre les mesures légales appropriées en réponse à cette violation. Les données détaillées de ce sondage sont disponibles ici :

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