Lorsqu’ils frappent aux portes pour obtenir des votes, les candidats locaux doivent s’attendre à des questions concernant les soins de santé

Les soins de santé étant le principal enjeu lorsque vient le temps de décider à qui ils accorderont leur vote (42 %), plus de la moitié (55 %) des Canadiens sont insatisfaits de l’attention qu’accordent les partis et leurs chefs aux soins de santé

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Toronto, ON — Alors que dernièrement, les comportements passés de certains candidats ont fait la manchette, un récent sondage Ipsos mené pour le compte de l’Association médicale canadienne a révélé que les Canadiens sont insatisfaits des discussions, trop peu nombreuses à leur avis, qui portent sur des plans visant à régler de vrais enjeux.

Alors que les Canadiens disent ne pas entendre ce qu’ils voudraient de la part des partis quant aux soins de santé, la moitié disent qu’il serait probable (51 % affirment qu’il serait très/plutôt probable) qu’ils prennent les choses en main et demandent aux candidats fédéraux de leur circonscription quelles sont les stratégies de leurs partis respectifs concernant les soins de santé. Les Canadiens des Prairies (57 %), de l’Ontario (55 %) et des Maritimes (55 %) ont davantage tendance à dire qu’ils interrogeraient probablement leur candidat local, alors que les résidents du Québec (43 %) et ceux de l’Alberta (45 %) seraient les moins enclins à le faire.

Quatre Canadiens sur dix classent les soins de santé (42 %) et le coût de la vie (41 %) parmi les trois enjeux les plus importants lorsque viendra le temps de voter, suivis des taxes (28 %), des changements climatiques (28 %) et de la santé de l’économie (28 %). Presque deux sur dix (18 %) classent l’accessibilité à la propriété parmi leurs trois premiers choix.

En région, les soins de santé demeurent parmi les enjeux les plus importants. La moitié (52 %) des résidents des Maritimes placent cet enjeu parmi les trois plus importants; viennent ensuite les résidents du Québec (45 %), ceux de l’Ontario (43 %), de la Colombie-Britannique (40 %) et des Prairies (39 %). Les Canadiens plus âgés (55 ans et plus) sont davantage préoccupés par la question des soins de santé, la moitié d’entre eux la classant parmi les trois enjeux qu’ils estiment les plus importants (49 % comparativement à 31 % chez les personnes âgées de 18 à 34 ans), tandis que ceux âgés de moins de 35 ans sont davantage préoccupés par la question du coût de la vie (44 % des personnes âgées de 18 à 34 ans comparativement à 36 % des 55 ans et plus). Les Canadiens âgés de 35 à 54 ans accordent la même importance aux soins de santé (44 %) qu’au coût de la vie (45 %).

Alors que les soins de santé et le coût de la vie demeurent les enjeux les plus importants au moment de décider pour qui voter, une majorité de répondants se dit insatisfaite de la façon dont les partis fédéraux abordent ces questions (55 % sont très/plutôt insatisfaits quant aux soins de santé, 67 % sont très/plutôt insatisfaits quant à la question du coût de la vie). Les Canadiens de 55 ans et plus sont de loin les plus insatisfaits des discussions, trop peu nombreuses à leur avis, qui portent sur des plans visant à régler la question des soins de santé (68 % comparativement à 55 % chez les 35 à 54 ans, et à 36 % chez les 18 à 34 ans).

Deux tiers (67 %) des Canadiens affirment que le plan d’un parti pour améliorer l’accès aux soins de santé primaires sera un facteur déterminant quant au choix qu’ils feront lors de l’élection fédérale

Deux tiers (67 %) des Canadiens disent que le plan d’un parti pour améliorer l’accès aux soins de santé primaires (médecins de famille, médecins généralistes ou infirmières praticiennes) sera un facteur déterminant quant au choix du candidat pour lequel ils voteront en octobre. Il n’y a pas de différences significatives dans les résultats de tous les groupes démographiques, ce qui laisse à penser que cette question est importante pour tous les Canadiens.Ce pourrait être un facteur crucial de décision dans la mesure où peu de Canadiens (10 %) affirment avoir constaté au cours des quatre dernières années des améliorations quant à l’accès aux soins de santé primaire là où ils vivent. La moitié (53 %) disent que la situation n’a pas changé, alors que trois personnes sur dix (30 %) affirment qu’il est aujourd’hui plus difficile qu’auparavant d’avoir accès à ces soins. La moitié (53 %) des résidents des Maritimes sont d’avis que l’accès est devenu plus difficile durant les quatre dernières années; un résultat nettement plus élevé que dans les autres régions (37 % en Colombie-Britannique, 22 % en Alberta, 31 % dans les Prairies, 29 % en Ontario et 26 % au Québec). Les Canadiens de 55 ans et plus (35 % comparativement à 24 % chez les 18 à 34 ans) et les femmes (34 % comparativement à 26 % des hommes) ont aussi davantage tendance à dire que la situation a empiré.

À propos de l’étude

Voilà quelques-uns des résultats d’un sondage Ipsos réalisé du 19 au 23 septembre 2019, pour le compte de l’Association médicale canadienne (AMC). Le sondage a été mené auprès de 2 002 Canadiens âgés de 18 ans et plus. Les données ont ensuite été pondérées en fonction de caractéristiques démographiques pour que la composition de l’échantillon corresponde à celle de la population adulte selon les données du recensement, et pour produire des résultats qui sont représentatifs de l’ensemble statistique. La précision des sondages Ipsos en ligne est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas de ce sondage, les résultats sont précis à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens de 18 ans et plus avaient été sondés. L’intervalle de crédibilité sera plus important au sein des sous-groupes de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent comporter des erreurs d’autres sources, y compris, mais sans s’y limiter, des erreurs de couverture et de mesure.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Directeur général, Ipsos Québec
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