Sondage Ipsos: Association Médicale Canadienne (AMC)

Six Canadiens sur 10 affirment avoir très hâte de voir l’incidence qu’aura l’intelligence artificielle sur les soins de santé, et une majorité d’entre eux estiment que les nouvelles technologies (75 %) et l’intelligence artificielle (69 %) pourraient résoudre certains problèmes actuels de notre système de santé

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec
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Toronto, ON — La technologie exerce une incidence sur tous les aspects de la vie des Canadiens, modifiant leurs habitudes de magasinage, de travail et de déplacements. L’accès aux services gouvernementaux comme les soins de santé connaît également des changements en raison de la technologie et de l’intelligence artificielle. Ces changements pourraient révolutionner la prestation des soins de santé au Canada :

  • Soins virtuels – utilisation d’outils électroniques pour réduire ou remplacer les interactions en personne
  • Mégadonnées – capacité d’analyser de grands volumes de données de divers types à l’aide de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine
  • Progrès technologiques comme la robotique, l’impression 3D, la réalité amplifiée, la nanotechnologie, l’Internet des objets (appareils connectés) et les applications de santé fonctionnant sur les téléphones cellulaires.

Une récente étude menée par Ipsos pour le compte de Association Médicale Canadienne (AMC) révèle que les Canadiens sont enthousiastes par rapport à ces changements et aux possibilités qu’ils recèlent relativement à nos soins de santé. Six Canadiens sur 10 affirment avoir très hâte de voir l’incidence qu’aura l’intelligence artificielle sur les soins de santé (57 %). Les jeunes adultes (61 % des répondants de 18 à 34 ans, comparativement à 55 % des répondants de 35 à 54 ans et à 57 % des répondants de 55 ans et plus), les hommes (61 %, comparativement à 53 % des femmes) et les répondants ayant fait des études universitaires (63 %, comparativement à 55 % des répondants ayant fait des études secondaires) sont les plus enthousiastes. Dans le même ordre d’idées, les Canadiens croient que la technologie (75 %) et l’intelligence artificielle (69 %) pourraient contribuer à régler des problèmes de notre système de santé comme l’accès aux soins, la prise en charge des maladies chroniques et l’aide aux aînés pour le maintien à domicile.

Les Canadiens aimeraient également intégrer plus de technologie dans leurs soins de santé personnels. Sept répondants sur 10 sont d’accord pour dire que s’ils intègrent plus de technologie dans leurs soins de santé personnels, ils pourront mieux prévenir certaines maladies parce qu’elles seront décelées et traitées rapidement (70 %), et 6 sur 10 croient qu’ils obtiendront de meilleurs soins de la part de leur médecin (58 %).

Bien que les Canadiens soient enthousiastes à l’idée de voir plus de technologie et d’intelligence artificielle dans le système de santé et appuient les investissements en ce sens, ils refusent que de tels investissements aient lieu s’ils s’accompagnent d’une diminution du nombre de médecins et d’infirmières (77 %). Par ailleurs, ils s’inquiètent du fait que les questions de confidentialité et d’éthique n’ont pas été pleinement abordées lors de la mise en œuvre de programmes d’intelligence artificielle dans le système de santé (69 %) ou à l’idée qu’une personne utilise les renseignements sur leur santé à des fins autres que celles prévues, par exemple, pour évaluer leur admissibilité à l’assurance-maladie ou déterminer s’ils peuvent obtenir un emploi (68 %).

Les consultations virtuelles sont peu utilisées, mais elles suscitent un grand intérêt.

Un peu moins d’un Canadien sur 10 (8 %) affirme avoir déjà effectué une visite ou tenu une consultation virtuelle avec un médecin (communiquer avec un médecin au moyen d’un téléphone intelligent, d’une tablette ou d’un ordinateur). Cette faible utilisation pourrait être attribuable à l’accessibilité plutôt qu’à un manque d’intérêt. Les pourcentages sont plus élevés parmi les milléniaux (15 % des répondants de 18 à 34 ans, comparativement à 7 % des répondants de 35 à 54 ans et à 4 % des répondants de 55 ans ou plus), les parents d’enfants de moins de 18 ans (12 %, comparativement à 7 % des répondants qui n’ont pas d’enfants de moins de 18 ans) et les répondants de la Colombie-Britannique (12 %) et de l’Ontario (10 %), comparativement à ceux du reste du Canada (5 %). Lorsqu’on demande aux répondants s’ils utiliseraient les consultations de santé virtuelles s’ils le pouvaient, 7 sur 10 affirment qu’ils les utiliseraient (69 %) et près de 4 sur 10 affirment qu’ils les utiliseraient pour plus de la moitié de leurs consultations de santé (37 %). Les répondants ayant déjà eu une consultation virtuelle (64 %, comparativement à 35 % des répondants qui n’en ont pas eu), les milléniaux (47 %, comparativement à 38 % des répondants de 35 à 54 ans et à 31 % des répondants de 55 ans ou plus) et les grands utilisateurs du système de santé (46 % des répondants cumulant au moins 11 consultations par année, comparativement à 39 % des répondants cumulant de 6 à 10 consultations, à 37 % des répondants cumulant de 2 à 5 consultations et à 33 % des répondants cumulant une consultation ou moins) ont tous plus tendance à dire qu’ils choisiraient les consultations virtuelles pour plus de la moitié de leurs consultations de santé.

Les Canadiens croient que les consultations de santé virtuelles permettraient d’obtenir des soins plus rapidement (66 %), qu’elles pourraient être plus pratiques (63 %) et qu’elles amélioreraient l’ensemble du système de santé (51 %). Toutefois, les répondants n’acceptent pas les consultations de santé virtuelles sans réserve et s’inquiètent davantage de la perte de contact humain et de compassion dans les soins de santé (67 %) et de la précision du diagnostic (64 %) que de la confidentialité des renseignements personnels en matière de santé (54 %).

Plus de la moitié des Canadiens affirment qu’il serait probable qu’ils utilisent un appareil qui mesure leur état de santé en continu (56 %), et 2 sur 10 affirment qu’il serait très probable qu’ils en utilisent un (21 %).

On a présenté aux répondants un appareil mobile fictif qui mesurerait leur état de santé en continu – c’est-à-dire 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cet appareil mesurerait tous les signes vitaux, détecterait la présence de toxines dans l’environnement et créerait un système d’alerte personnalisé lorsque les valeurs se situent hors des paramètres habituels. La moitié des Canadiens affirment qu’il serait probable qu’ils utilisent cet appareil (56 %), les milléniaux (67 %, comparativement à 55 % des répondants de 35 à 54 ans et à 49 % des répondants de 55 ans ou plus), les parents d’enfants de moins de 18 ans (63 %, comparativement à 54 % des répondants qui n’ont pas d’enfants de moins de 18 ans) et les répondants qui ont fait des études universitaires (61 %, comparativement à 52 % des répondants qui ont fait des études secondaires ou moins) étant les plus susceptibles de l’utiliser.

Les Canadiens affirment qu’il serait plus probable qu’ils utilisent un appareil de surveillance de la santé s’il était recommandé par un médecin (76 %) ou relié à un groupe de médecins (68 %), plutôt qu’à un programme d’intelligence artificielle (52 %). Il serait également plus probable que les Canadiens utilisent cet appareil s’il était payé par le système de santé (81 %) ou s’ils recevaient 1 000 $ par année pour communiquer des renseignements sur leur santé (72 %).

À propos de l’étude

Méthodologie de recherche — Voilà quelques-uns des résultats d’un sondage Ipsos réalisé du 16 au 18 mai 2018 pour le compte de l’Association médicale canadienne. Le sondage a été mené auprès d’un échantillonnage de 2 003 répondants. Les données ont ensuite été pondérées en fonction de caractéristiques démographiques pour que la composition de l’échantillon corresponde à celle de la population adulte selon les données du recensement, et pour produire des résultats qui sont représentatifs de l’ensemble statistique.

La précision des sondages Ipsos en ligne est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas de ce sondage, les résultats sont précis à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens de 18 ans et plus avaient été sondés. L’intervalle de crédibilité sera plus important au sein des sous-groupes de la population. Toutes les enquêtes par sondage peuvent comporter des erreurs d’autres sources, y compris, mais sans s’y limiter, des erreurs de couverture et de mesure.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Sébastien Dallaire
Directeur général, Ipsos Québec
+1 514 904-4324
sebastien.dallaire@ipsos.com

À propos d’Ipsos

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  • Sébastien Dallaire Directeur général, Québec

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