"Le RN a désormais l'électorat le plus proche de l'ensemble de la population française" — Mathieu Gallard pour le Figaro

Article du Mathieu Gallard publié le 19 juin 2024 dans Le Figaro.
Dès son irruption sur la scène politique aux élections européennes de 1984, les spécialistes du vote mettaient en avant les spécificités de l'électorat du Front national : ancré au sein des catégories populaires, marqué par un fort tropisme masculin et s'appuyant territorialement sur des bastions bien définis. Le scrutin européen du 9 juin montre que l'électorat du Rassemblement national, en s'élargissant, a aussi vu certaines de ses caractéristiques sociales et géographiques se diluer.
La fin du « gender gap »
Dès 1984, le Front national a été marqué par un vote s'appuyant sur les hommes : Nonna Mayer y voyait la conséquence de l'articulation de dimensions sociologiques comme l'influence du catholicisme chez les femmes, du mouvement d'émancipation féminin qui les aurait conduites à rejeter un certain conservatisme social et d'un rejet d'une forme de violence politique incarnée par Jean-Marie Le Pen. Ainsi, lors des européennes de 1984, 14 % des hommes…
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