6 jeunes sur 10 se disent tout à fait prêts à se rendre aux urnes pour l'élection présidentielle

Notre dernière enquête Ipsos Sopra Steria réalisée pour France Inter révèle une jeunesse très composite et qui a de fortes attentes envers l’élection présidentielle, sans pour autant se sentir bien représentée par les candidats.

Les préoccupations des 18-29 ans portent avant tout sur « les difficultés en termes de pouvoir d’achat » (45%) et sur « la protection de l’environnement » (43%). Leurs inquiétudes sur ces deux sujets sont sensiblement supérieures à celle de l’ensemble de la population française, sondée lors de l’étude « Fractures Françaises » de septembre 2021 où ces deux thèmes atteignent respectivement 32% et 39%. En quatrième place, les inégalités sociales sont aussi une plus grande préoccupation pour les jeunes (32%) que pour l’ensemble de la population (24%). En revanche, la catégorie des 18-29 ans est moins inquiète sur la question du Covid-19 (20%, 21 points de moins que l’ensemble des Français), tout comme à propos du « niveau de la délinquance » (28%, 5 points de moins) ou du « niveau de l’immigration » (19%, 11 points de moins).

Interrogés sur leur sentiment qu’il existe ou non une réelle proximité entre les jeunes « au niveau de leurs conditions de vie comme de leurs valeurs », deux répondants sur trois (67%) estiment qu’il y a au contraire « des différences très profondes » entre les personnes de leur tranche d’âge. Ce ressenti est encore plus présent chez les ruraux (78%) et chez les sympathisants du RN (72%) - seuls les sympathisants LREM se distinguent, une courte majorité d’entre eux (53%) estimant qu’il y a au contraire une véritable proximité entre les jeunes.

En conséquence, lorsque on leur demande quelles sont les principales fractures qui existent aujourd’hui au sein de la population française, les fractures sociales (55%) et identitaires (40%) sont les réponses les plus données. Les fractures sociales sont particulièrement profondes aux yeux des sympathisants de la France Insoumise (79%) et des cadres (64%) ; pour les questions identitaires, ce sont les sympathisants LR-UDI qui sont les plus enclins à la donner comme principale fracture. Les fractures générationnelles sont en revanche l’item le moins choisi par les répondants avec seulement 15% de réponses, confirmant la faible réalité de cette question générationnelle à leurs yeux.

A propos des échéances électorales de l’an prochain, une nette majorité (64%) des jeunes Français de 18 à 29 ans a « des attentes fortes » envers l’élection présidentielle, même si ce résultat est moins important chez les catégories populaires (60%), les habitants de zones rurales (59%) et chez les répondants les moins diplômés (57%). A ce stade, six jeunes sur dix (59%) se disent « tout à fait certains » de se rendre aux urnes pour ce scrutin.

Néanmoins, ce potentiel de participation pourrait avoir du mal à se matérialiser. En effet, aucun des candidats officiels ou pressentis à l’élection présidentielle ne parvient à susciter l’enthousiasme des jeunes. Si les personnalités d’Emmanuel Macron (4,2/10), de Xavier Bertrand (3,9/10) et de Jean-Luc Mélenchon (3,9/10) obtiennent les résultats les moins faibles et une courte avance sur les autres candidats testés, ils se situent sous la moyenne. Quant à Éric Zemmour, il obtient la note moyenne la plus basse avec 2,6 points sur 10, confirmant l’aspect extrêmement clivant de sa personnalité.

 

 


 

Méthodologie : enquête réalisée en ligne via l'Access Panel Online d'Ipsos du 24 au 28 septembre auprès de 500 personnes âgées de 18 à 29 ans.

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