1998: bonne année pour la radio
L'enquête annuelle Ipsos Music met en lumière la bonne santé publicitaire du média radiophonique. Les différentes antennes représentent aujourd'hui un paysage plus cohérent et mieux diversifié.
A l’heure des bilans, nous constatons que 1998 a été une bonne année pour le média radio qui a gagné des auditeurs et qui a vu son chiffre d’affaires publicitaire progresser, ce qui ne s’était pas produit depuis plusieurs années.
Pour Ipsos Music -qui recense, identifie et analyse, depuis 4 ans, l’offre musicale des 30 stations les plus écoutées en France-, les raisons de ce succès sont simples : les groupes qui se sont constitués sont entrés dans une logique de complémentarité de leurs réseaux là où la concurrence frontale s’exerçait le plus souvent, et l’on a assisté à une spécialisation plus claire ; les opérateurs ont affiné leur positionnement et adapté leur stratégie de programmation musicale aux cibles qu’ils souhaitaient conquérir ou fidéliser.
Résultat : le paysage radiophonique français est aujourd’hui plus cohérent et relativement diversifié. Cinq familles de radios le composent, chacune bien identifiée en fonction du public auquel elle s’adresse et du type de musique qu’elle diffuse, certaines ayant pris le parti de surfer sur tous les courants musicaux récents, d’autres de se concentrer sur un seul genre de musique... Le reformatage de Nostalgie a fait naître un nouveau style de radio " golds ", plus éclectique que RFM, plus populaire et qui diffuse une partie du répertoire national plus ou moins exploité ailleurs et qui s’adresse clairement aux fans des sixties ....
Mais ce bilan 98 comporte bien d’autres enseignements : l’apparition de Frank Sinatra en 3ème position du classement des répertoires, la disparition du classement " artistes " de Michael Jackson, à la veille de son entrée en bourse, le maintien à la première de Jean-Jacques Goldman dans le classement des artistes les plus diffusés, pour la deuxième année consécutive....