Des vacances d'été sous le signe de la rigueur

Un Français sur deux n'est pas parti en vacances cet été, un budget en baisse pour certains de ceux qui sont partis... L'enquête réalisée pour l'Officiel des vacances montre que la crise économique a lourdement impacté le comportement des Français à l'égard de leurs vacances d'été 2011.

Un Français sur deux n’est pas parti en vacances cet été…

Dans un climat économique morose, s’offrir des vacances n’est pas à la portée de tout le monde. La moitié des Français (51%) a ainsi dû renoncer à partir en vacances cet été. A l’inverse, 49% se sont néanmoins octroyé des congés en juin, juillet ou août de cette année.

Ces résultats d’ensemble masquent des disparités assez importantes selon la catégorie socio-professionnelle et le niveau de revenus des interviewés.

Ainsi, les Français disposant des plus faibles revenus (70%) ainsi que ceux issus de catégories sociales plus modestes (63%) ont majoritairement dû faire l’impasse sur leurs vacances d’été. A l’inverse, les répondants aux revenus les plus élevés (63%) ou appartenant à des catégories sociales plus favorisées (76%) ont pu majoritairement partir en vacances cet été.

Notons enfin que les interviewés résidant en Ile de France sont plus nombreux que leurs homologues de province à s’être octroyés des vacances (68% contre 45%).

…et ce principalement pour des raisons financières.

La dégradation de la situation économique des foyers français explique en grande partie le non départ d’un Français sur deux en vacances cet été.

Ainsi, les Français n’ayant pas quitté leur domicile cet été expliquent majoritairement cet état de fait par l’étroitesse de leurs moyens financiers (56%). Les foyers aux plus faibles revenus (67%) ainsi que les personnes issues de catégories socio-professionnelles modestes (65%) sont encore plus nombreuses à invoquer cette raison économique.

Près d’un quart (23%) des répondants n’étant pas partis en vacances cet été explique cette situation par des raisons professionnelles tandis qu’un peu moins d’un répondant sur cinq (18%) préfère partir à une autre période de l’année. Ces deux dernières raisons sont davantage citées par les répondants les plus aisés (respectivement 27% et 26%).

Les Français ayant pris des vacances cet été sont partis en moyenne 16,1 jours, soit un peu plus de deux semaines.

La durée moyenne des vacances pour ceux étant partis est d’un peu plus de deux semaines (2,3 semaines exactement).

Ici encore, les Français les plus défavorisés, mais étant malgré tout partis en vacances cet été, ont davantage rogné sur la durée de leurs vacances, ces derniers étant plus nombreux que la moyenne à être partis 2 semaines ou moins, tandis que les plus favorisés ont davantage privilégié des vacances plus longues, excédant 2 semaines.

A noter aussi que les interviewés résidant en Ile de France et les plus âgés (plus de 35 ans) sont partis plus longtemps que les habitants en province ou les répondants les plus jeunes (moins de 35 ans).

Un budget vacances en baisse pour 29% des personnes ayant pris des congés

Un tiers des Français étant partis en vacances (35%) cet été ont alloué à leurs vacances un budget identique à celui de ces 5 dernières années. Ce résultat est davantage prégnant auprès des foyers disposant des plus hauts revenus.

Ce n’est pas le cas pour le reste des vacanciers qui perçoivent quant à eux une évolution de leur budget vacances, et ce quasiment autant à la hausse (33%) qu’à la baisse (29%). Ces évolutions sont plus saillantes auprès des foyers disposant des plus faibles revenus. Ces derniers sont en effet plus nombreux à avoir dû diminuer leur budget vacances – afin sans doute d’opérer un rééquilibrage entre leurs dépenses du quotidien et leurs dépenses estivales – ou au contraire à l’avoir vu augmenter, sans doute plus par nécessité que par choix, du fait de l’inflation ou de la cherté des dépenses liées aux vacances (hébergements, transports,…).

Des vacances placées sous le signe de la rigueur pour la moitié des Français étant partis en vacances

Ici encore, le spectre de la rigueur plane sur l’esprit des vacances d’été 2011, la moitié des répondants (50%) étant partis en congés durant la période estivale considérant avoir avant tout surveillé leurs dépenses, quitte à renoncer à certains petits plaisirs. Cette attitude est davantage marquée chez les personnes appartenant à des catégories sociales modestes (65%) et les foyers disposant des plus faibles revenus (62%).

A l’inverse, 48% des Français partis en congés cet été considèrent s’être avant tout fait plaisir, sans trop regarder à la dépense, attitude plus prégnante auprès des catégories sociales plus favorisées (55%) et des plus hauts revenus (53%) mais dans des proportions finalement assez modérées, signe que même au sein des foyers aisés, les vacances 2011 ont été synonymes de rigueur budgétaire.

L’hébergement à titre gratuit et les départs en décalé sont les bons plans auxquels les vacanciers ont eu le plus recours

Si la majorité des Français étant partis en vacances cet été n’a pas forcément eu recours aux bons plans qui peuvent exister pour optimiser leur budget vacances, certaines solutions ont toutefois séduit une proportion non négligeable d’entre eux.

Ainsi, 43% des personnes étant parties en vacances cet été ont vu dans l’hébergement à titre gratuit (en partant chez des proches, dans la famille, ou en échangeant sa maison) une solution intéressante pour limiter ses dépenses. De même, 43% des vacanciers sont partis en décalé (avant le 15 juillet, en milieu de semaine…), 36% ont organisé leurs vacances différemment (partir moins loin, moins longtemps) et 29% ont profité de tarifs avantageux sur Internet dans cette optique.

Enfin, respectivement 17% et 16% des personnes ayant pris des congés cet été ont eu recours au co-voiturage ou ont choisi leurs vacances à la toute dernière minute.

Notons que les moins de 35 ans et les foyers aux revenus les plus faibles sont plus nombreux que la moyenne à avoir eu recours à ces bons-plans.

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