Ile-de-France : la gauche en tête
Au premier tour, les listes UDF et UMP avaient totalisé 65000 bulletins de plus que les listes PS-Verts et PC. Mais les reports imparfaits des voix qui s'étaient porté sur la liste UDF d'André Santini au premier tour vers la liste fusionnée UMP-UDF inversent le rapport de force. Pris à l'adversaire direct, les points comptent double ; d'après notre enquête, 20% des électeurs d'André Santini ont l'intention de choisir la liste de gauche au second tour. On ne note pas en revanche de déperdition dans les reports de l'électorat PC. Dès lors, le tiers de l'électorat frontiste du premier tour qui compte se reporter au second sur la liste Copé plutôt que sur celle de Marine Le Pen ne devrait pas suffire pour permettre à la droite de reprendre la région. A moins que la fin de campagne, et la mobilisation de Nicolas Sarkozy, n'influence fortement le choix d'un électeur sur quatre, "certain d'aller voter" mais pas encore sûr de son choix (18%), ou qui n'a pas exprimé d'intention de vote (6%). Une participation qu'on attend plus forte qu'au premier tour pourrait aussi perturber le rapport de force si elle était principalement le fait d'un sursaut de mobilisation de l'électorat de droite. Même si elle n'apparaît pas dans le sondage, cette hypothèse n'est pas à exclure.