La voix de son maître

Les Français aiment les animaux domestiques. Deux tiers en possèdent un ou souhaiteraient en avoir un. Et 90% considèrent ce compagnon comme un membre à part entière de la famille.

Vivre avec un animal de compagnie, une expérience vécue aujourd'hui par une majorité de nos concitoyens et qui concerne toutes les strates de la population

Plus d'un Français sur deux possède aujourd'hui un animal de compagnie (54%). Si on y ajoute les personnes qui souhaiteraient en posséder un, mais qui ne peuvent pas le faire à cause d'un manque de temps, de place ou encore de moyens, ce sont 68% des personnes interrogées qui possèdent ou aimeraient posséder aujourd'hui un animal. Seuls 32% des Français sont rétifs à toute idée de prendre un animal de compagnie.

Les résultats de l'enquête balayent un certain nombre d'idées reçues. En fait, toutes les catégories de la population sont aujourd'hui concernées par la possession d'un animal de compagnie. Ainsi, il n'y a pas de différence marquée entre les hommes et les femmes. Le critère de revenus n'est pas non plus déterminant. On constate que l'âge joue, mais là encore pas dans le sens que l'on pourrait croire. Ce sont en fait davantage les moins de 35 ans qui ont un animal, plus que les plus de 35 ans (58% contre 52%). Plus spécifiquement, ce sont les 20-24 ans (66%) qui possèdent le plus souvent un animal de compagnie, et les 70 ans et plus qui en ont le moins souvent (38%).

En réalité, on est loin du mythe de la vieille dame avec son chat. Ce sont très logiquement ceux qui subissent des contraintes matérielles qui affirment le plus souvent ne pas avoir d'animal. Les personnes âgées on l'a vu, certainement pour des questions de mobilité. Mais très logiquement, le véritable critère clivant est la catégorie d'agglomération. Plus on habite une grande ville, moins on dit posséder un animal : 70% des personnes interrogées ont un animal de compagnie dans les zones rurales, et le chiffre décroît progressivement pour arriver à 35% chez les Parisiens. Absence de jardin, exiguïté des appartements, les contraintes matérielles affectent fortement la décision de prendre un animal de compagnie en ville.

De fait, plus on habite une grande ville, plus le regret de ne pas pouvoir prendre un animal pour des raisons de place, de temps ou de moyens, est fortement exprimé. A la campagne, seuls 9% des habitants aimeraient prendre un compagnon mais avouent ne pas en avoir la possibilité matérielle, contre 23% dans l'agglomération parisienne.

2. Elever un animal de compagnie, un très bon apprentissage des valeurs citoyennes

Cette confiance à l'égard des animaux conduit donc tout naturellement nos concitoyens à leur reconnaître un potentiel éducatif à l'égard des enfants. La très grande majorité des Français considère que cette relation est idéale pour permettre à un enfant d'apprendre à respecter les autres (87% d'accord dont 49% de tout à fait).

Si les scores sont logiquement plus importants chez les possesseurs d'un animal (90% estiment que celui-ci procure le sens du respect de l'autre), il n'en reste pas moins vrai qu'ils sont aussi très élevés chez ceux qui n'en ont pas (82% estiment que celui-ci procure le sens le respect de l'autre à un enfant).

3. Au-delà de l'animal de compagnie, un membre de la famille à part entière

Enfin, pour 90% des Français, un animal de compagnie fait bien partie à part entière de la famille de son maître (dont 61% de " tout à fait "). Ce chiffre atteint même 95% chez les possesseurs d'un animal de compagnie. Ces bons scores se retrouvent de plus dans toutes les catégories socio-professionnelles : quel que soit le sexe, l'âge, la profession, la région, la catégorie d'agglomération, le revenu ou le niveau de diplôme, on s'accorde très largement à dire que chiens ou matous font partie intégrante de la famille.

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