Le paradoxe de la vaccination chez l’adulte en France

Alors que s’ouvre prochainement la Semaine Européenne de la vaccination, le laboratoire Pfizer et l’institut Ipsos se sont associés afin de réaliser une grande enquête auprès du grand public mais également des professionnels de santé pour mieux comprendre les différentes perceptions et connaissances sur la vaccination en France.

Le paradoxe de la vaccination chez l’adulte en France

Auteur(s)

  • Luc Barthélémy Directeur de Clientèle, Ipsos Public Affairs
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Comment les Français âgés de 18 ans et plus évaluent-ils aujourd’hui le risque d’attraper une maladie infectieuse évitable par la vaccination ? Comment perçoivent-ils la dangerosité de ces maladies infectieuses ? Quels sont les bénéfices mais également les risques perçus de la vaccination chez l’adulte ? Quel niveau de confiance ont les Français dans les vaccins en général ? Quels pourraient-être les leviers à actionner auprès des Français adultes pour améliorer la couverture vaccinale en France ? 

 

1er constat : des français favorables à la vaccination en général et qui reconnaissent les bénéfices du principe même de la vaccination

81% des Français se disent favorables à la vaccination en général pour eux-mêmes. 88% le sont quand il s’agit de leur enfant. Chez les 65 ans et plus, 80% se déclarent favorables à la vaccination pour eux-mêmes. De même pour 70% des Français, se faire vacciner est un moyen de préserver sa santé.

Un constat partagé par les professionnels de santé : pour 75% des médecins généralistes et 83% des pharmaciens, les personnes qu’ils voient en consultation ou à l’officine sont plutôt favorables à la vaccination.

Les Français reconnaissent aussi le principe même de la vaccination : 94% des Français sont d’accord avec le fait que c’est grâce à une large vaccination de la population qu’on a pu éradiquer certaines maladies infectieuses comme la variole, 86% avec le fait que se faire vacciner c’est pour se protéger soi-même mais aussi les autres.

 

2e constat : pour autant, les français restent prudents à l’égard de la vaccination pour adultes et sous-estiment les risques liés à certaines pathologies

Seuls 22% des Français sont tout à fait d’accord avec l’idée que la vaccination pour adultes présente plus de bénéfices que de risques. De même seuls 20% des Français déclarent avoir tout à fait confiance dans la vaccination pour adultes. Ils sont une majorité (57%) à avoir plutôt confiance.

Lorsqu’on demande aux Français d’estimer leur risque d’avoir une maladie infectieuse par rapport au reste de la population, 73% estiment qu’ils ne courent ni plus ni moins de risque que le reste de la population. Un résultat qui ne varie pas y compris au sein des populations dites « à risques » que sont les personnes de plus de 65 ans (73%) ainsi que les personnes souffrant de maladies chroniques (69%). Ces catégories de la population française présentent pour autant un risque accru vis-à-vis des maladies infectieuses.

Si les Français jugent « importantes » les conséquences des maladies infectieuses sur leur santé, ils ne les jugent pas pour autant « très importantes ». De même 50% des Français estiment que certaines maladies pour lesquelles il est recommandé de se faire vacciner n’existent plus.

Cela en raison notamment d’un manque d’information pour les professionnels de santé : 69% des médecins généralistes estiment leur patientèle mal informée sur la gravité des maladies infectieuses pour lesquelles il existe un vaccin ; un constat que partagent 84% des pharmaciens

 

3e constat : des freins qui persistent et des Français peu au fait de leur statut vaccinal

La peur des effets secondaires est pour 60% des Français invoquée comme principale raison du manque de confiance dans la vaccination adulte. Des freins partagés par les 65 ans et plus : ils sont d’ailleurs 27% (vs 22% pour la population globale) à déclarer avoir « eu des avis défavorables de mon entourage concernant les vaccins ».  Des résultats qui posent la question de la nécessité d’une communication personnalisée sur la vaccination pour adultes.

Cette crainte des effets secondaires est également invoquée comme premier frein à la vaccination pour 34% des Français, avant le fait de ne pas y penser (à 31%) ou la non prescription par le médecin traitant (à 30%). 

Cette question des effets secondaires est pour 60% des Français le sujet de préoccupation majeur dont ils souhaiteraient parler avec un professionnel de santé. Des professionnels de santé déclarent avoir conscience de ces freins et de la nécessité d’en parler avec leurs patients :  85% des médecins généralistes et 80% des pharmaciens estiment que « les risques d’effets secondaires liés aux vaccins » est le principal sujet de préoccupation dont les patients aimeraient parler avec eux lors de la consultation ou du passage à l’officine et cela devant la question de l’utilité du vaccin ou de sa composition.

Reste qu’aujourd’hui seuls 4 français sur 10 (39%) sont sûrs d’être à jour concernant leur calendrier vaccinal. Des Français peu au fait des maladies infectieuses évitables par la vaccination. Ils ne sont ainsi que 30% à penser qu’il est possible de se protéger contre les infections invasives à pneumocoque ou à méningocoque. Les recommandations concernant la vaccination et les éventuelles contre-indications sont également mal connues de l’ensemble de la population.

 

Quelles pistes pour inciter les adultes à se faire vacciner ?

Une information pluridisciplinaire :

Pour les Français, l’incitation à se faire vacciner lorsque l’on est adulte passe avant tout par l’information. Le médecin généraliste est le professionnel de santé le plus à même de les informer concernant les recommandations spécifiques pour la vaccination pour adultes à 89%, très loin devant les pouvoirs publics (39%), le médecin du travail (32%) ou le pharmacien (31%).
Néanmoins la question de la vaccination pour adultes concerne à des niveaux différents l’ensemble des professionnels de santé selon les Français. Ainsi pour s’assurer qu’une personne est à jour en termes de vaccination, 53% des Français estiment que cela pourrait être fait par le médecin du travail. De même 64% estiment que le pharmacien peut informer sur la vaccination pour adulte, et cela devant le médecin traitant (58%).
Une vision pluridisciplinaire pour mieux informer et mieux coordonner la vaccination pour adultes partagée par les professionnels de santé eux-mêmes : 63% des médecins estiment que le pharmacien peut informer sur la vaccination pour adultes et 70% que le médecin du travail peut s’assurer qu’une personne soit à jour concernant son statut vaccinal. 

 

Une simplification de la gestion du statut vaccinal :

Parmi les innovations qui pourraient inciter les Français à suivre les recommandations de vaccination, 44% (et 49% chez les plus de 65 ans) adhèrent à l’idée d’inscrire le statut vaccinal sur la carte vitale. Un levier partagé par 65% des médecins généralistes et 71% des pharmaciens.
Par ailleurs, l’idée que le médecin ait le vaccin en stock afin de pouvoir l’administrer directement est un levier d’incitation pour 39% des Français (43% chez les plus de 65 ans), 38% des médecins généralistes et 43% des pharmaciens.

 

Une communication personnalisée et régulière :

Pour 8 Français sur 10 la question du statut vaccinal chez l’adulte devrait être abordée au moins 1 fois par an et pour plus d’1 Français sur 2 cela devrait l’être tous les ans.

43% des médecins généralistes sont favorables à une consultation dédiée à la vaccination.
De même pour 61% des médecins généralistes et 51% des pharmaciens, rappeler que la vaccination pour adultes protège aussi les proches seraient un levier d’incitation important.
Enfin, parmi les principaux leviers d’incitation à la vaccination chez l’adulte on identifie une forte adhésion à la prescription du médecin traitant (46%) mais également à la notion du risque encouru : voyager dans une zone à risque est une raison qui pourrait inciter les Français à se faire vacciner (44%). 

 

Fiche technique :
Enquête réalisée par Internet du 1er au 13 juin 2016, auprès de plus de 1 300 Français dont 472 âgés de 65 ans et plus - particulièrement concernés par cette problématique. Du côté des professionnels de santé, 184 médecins généralistes et 128 pharmaciens d’officine ont participé à cette étude. Chaque échantillon a été construit selon la méthode des quotas (âge, sexe, région, catégorie d’agglomération issues des données INSEE pour le grand public et de la DREES - pour les professionnels de santé) constituant des échantillons nationaux représentatifs des populations interrogées. 

 

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