Le scrutin en Ile-de-France s’annonce très ouvert
La droite et la gauche semblent aujourd’hui avoir des chances à peu près égales de remporter la région capitale.
La région Ile-de-France sera certainement une des plus disputées du scrutin du 15 mars. L’affrontement entre un ancien premier ministre et l’actuel ministre de l’Economie et des Finances a une haute valeur symbolique. Nul doute que son issue pèsera lourd dans la lecture politique des résultats de ces élections régionales.
Or cette compétition s’annonce très ouverte. L’enquête IPSOS-le Point montre les deux camps bord à bord. Les listes de la " gauche plurielle " sont créditées, en point moyen, de 38% contre 37% à celles de l’alliance UDF-RPR. Ces intentions de vote sont à interpréter avec d’autant plus de prudence que ce scrutin ne passionne pas outre mesure les franciliens. Seulement 20% d’entre eux se déclarent " très intéressés " par cette bataille même si 45% se disent " plutôt intéressés ". La méconnaissance des activités du Conseil régional n’est sans doute pas étrangère à cet intérêt relatif. Près de la moitié des personnes interrogées n’ont pas d’opinion sur le " bilan de Michel Giraud en tant que président du conseil régional ".
Les souhaits de victoire sont admirablement équilibrés : 35% des sondés espèrent une victoire de la gauche et autant celle de la droite. Même symétrie impressionnante en ce qui concerne la personnalité qui " ferait le meilleur président pour la région Ile-de-France " : c’est Dominique Strauss-Kahn (alors candidat des socialistes avant la désignation de
Jean Paul Huchon) pour 34% et Edouard Balladur... pour 34%. Le profil des deux chefs de file n’est certes pas le même mais les points forts de chacun semblent s’équilibrer : DSK prend l’avantage en termes de " dynamisme " et de " proximité " tandis que Balladur est supposé plus " compétent " et " honnête ".
A ce stade, on ne peut que partager la perplexité des sondés sur l’issue de ce match électoral. " Qui gagnera les élections régionales en Ile-de-France ? " 26% répondent " la gauche ", 33% " l’UDF-RPR " mais surtout 41% ne se prononcent pas. Ceux-ci ne sont pas forcément les moins bien informés.