Les diplômés des grandes écoles attendent une politique volontariste pour favoriser la mixité à la direction des grandes entreprises
Les inégalités hommes-femmes restent une réalité au top management, largement reconnues aujourd’hui y compris par les hommes. Ainsi 80% des hommes interrogés pensent qu’il existe effectivement une différence de traitement entre hommes et femmes pour accéder au top management. Depuis une dizaine d’années, la situation n’a pas évolué. Pourtant, 79% des hommes et 94% des femmes jugent que le développement de la mixité dans le management est un enjeu important pour les entreprises. Malgré l’ensemble des mesures initiées pour améliorer la mixité, seules 7% des femmes interrogées affirment en avoir bénéficié au cours de leur carrière. Quant à l’avenir, aucune amélioration n’est attendue à court terme : 52% des femmes et des hommes estiment qu’il faudra vingt ans pour atteindre la parité. Ils sont même 25% à penser qu’il faudra 50 ans ou plus, ce qui représente deux générations.
Véronique Préaux-Cobti, présidente de GEF souligne : «Si nous sommes satisfaites de constater que 86% des personnes interrogées pensent que la mixité est un enjeu important, nous déplorons que face à un tel consensus la situation n’évolue pas plus vite. L’ensemble des initiatives mises en place à ce jour n’a pas produit les effets souhaités. GEF considère que seules des mesures volontaristes avec une forte implication du top management permettront d’améliorer la situation. Il faut changer en profondeur la culture des entreprises ».
L’étude GEF-IPSOS a également testé l’efficacité et la facilité de mise en œuvre de 25 mesures destinées à améliorer la représentation des femmes au sein du management. « Si les quotas sont aujourd’hui souhaitables, ultime recours face à une situation qui n’évolue pas, nous pensons qu’il faut absolument agir en parallèle sur trois leviers : accompagner et encourager les femmes, changer les règles du jeu pour éviter les discriminations implicites et enfin piloter et assurer le suivi des mesures mises en œuvre. Encore une fois, tout cela ne se fera pas sans un engagement personnel et durable du top management» précise Véronique Préaux-Cobti.
Sur la base des résultats de cette étude, GEF préconise l’adoption d’un véritable Plan d’Action par les entreprises : le Plan GEF
Plan GEF : Un Plan d’Action en trois axes, porté par le top management
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