Les Français ont une bonne image des PME

L'enquête réalisée par Ipsos pour la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises confirme la bonne image des PME dans l'opinion ; cette perception se dégrade avec la taille de l'entreprise. L'organisation patronale se félicitera aussi de la crédibilité de dirigeants des firmes de moins de 250 salariés, comparativement à la méfiance qui entoure le discours des patrons de plus grosses structures.

Une bonne image générale des entreprises

La perception qu'ont aujourd'hui les Français des entreprises est majoritairement positive : 58 % d'entre eux considèrent en effet en avoir une bonne image. Toutefois, il convient de noter que seulement 2 % des répondants en ont une très bonne image, la plupart des jugements positifs restant plus mesurés (56 % en ont une plutôt bonne image). A l'inverse, 38 % des Français émettent un jugement négatif, là encore de façon nuancée (31 % en ont plutôt une mauvaise image et 7 % une très mauvaise image).

Enseignement essentiel de cette question, c'est auprès des jeunes Français que l'image des entreprises est la meilleure. Les personnes âgées de 20 à 24 ans sont ainsi 70 % à les créditer d'une bonne image et, plus spectaculaire encore, 78 % des 15-19 ans (c'est-à-dire la classe d'âge s'apprêtant à entrer sur le marché du travail et à être embauchée dans les entreprises) émettent à leur égard des jugements positifs.

De la même manière, les salariés du secteur privé émettent des jugements plus positifs envers les entreprises en général (62 % d'opinions favorables contre 38 % d'opinions défavorables) que leurs homologues du secteur public (52 % d'opinions positives contre 45 % d'opinions négatives).

Enfin, les niveaux d'instruction et de revenus influent également sensiblement sur l'opinion, l'image des entreprises étant d'autant meilleure que les personnes interrogées ont suivi des études supérieures ou disposent de revenus confortables.

Des PME largement plus appréciés que les grandes entreprises

Indépendamment de ce jugement d'ensemble, l'image que les Français ont des différents types d'entreprises varie sensiblement selon leur taille. Ainsi, les PME tirent largement leur épingle du jeu, bénéficiant très largement d'une bonne image (73 %).
A l'inverse, les entreprises de taille plus importante suscitent une majorité d'opinions négatives. Les grandes entreprises ne bénéficient pas de la même bienveillance que les PME, 50 % des Français en ayant une mauvaise image (contre 46 % d'opinions positives).
Parallèlement, 57 % des personnes interrogées manifestent des sentiments critiques à l'égard des entreprises multinationales.

Ce différentiel d'image entre PME et entreprises plus importantes s'explique très certainement par la présence, toujours vive à l'esprit du grand public, des plans sociaux, faillites et scandales financiers dont ont fait l'objet ces entreprises ces derniers mois et ces dernières années et qui ont été largement relayés par les médias (affaires Enron, Vivendi, Metaleurop, responsabilité de TotalFinaElf dans le naufrage de l'Erika…).

Cette bonne image générale dont bénéficient les PME profite largement à leurs dirigeants, 75 % des Français les créditant d'opinions positives. Là encore, la différence est très nette par rapport à l'image véhiculée par les dirigeants des grandes entreprises (56 % des Français ont une mauvaise image des patrons des grandes entreprises et 64 % manifestent la même hostilité à l'égard des patrons des multinationales).

Une bonne image générale des entreprises qui rejaillit sur le discours à leur égard

L'image positive dont bénéficient les entreprises a pour conséquence de renforcer la crédibilité des discours développés par leurs dirigeants.
De nombreuses enquêtes ont d'ores et déjà démontré à quel point les salariés attendaient de leur entreprise qu'elle reste proche d'eux et qu'elle leur offre des possibilités d'avancement mais aussi d'épanouissement personnel. Mais, et c'est un des autres enseignements principaux de cette enquête, le discours plus managerial, traditionnellement propre aux dirigeants d'entreprises, rencontre également l'assentiment des Français. Une large majorité d'entre eux déclare ainsi que " la meilleure façon de financer la solidarité, c'est de permettre aux entreprises de créer de la richesse " (73 %) et qu'en " baissant les charges des entreprises, on lutte efficacement contre le chômage " (64 %).
De la même manière, l'objectif d'une entreprise tendant à dégager du profit est largement accepté. 64% des personnes interrogées considèrent qu'il " est normal que le profit soit l'objectif principal d'une entreprise " et que " créer une entreprise et son propre revenu est l'idéal d'une vie professionnelle ".

L'image dont bénéficient les partenaires sociaux est largement différente selon l'organisation proposée

Les scores obtenus par les organisations patronales sont très différents. Ainsi, le MEDEF ne suscite que 24% d'opinions favorables (contre 57 % d'opinions négatives). Ce mouvement, largement associé par le grand public aux entreprises de grande taille paye certainement ici l'image assez négative dont ce type d'entreprise et ses dirigeants pâtissent.

En revanche, la CGPME et l'UPA, qui sont pourtant des organisations patronales, sont créditées d'une bien meilleure image. 52 % des Français déclarent ainsi avoir une bonne image de la CGPME et 51 % de l'UPA, les taux de non réponse pour ces deux organisations étant assez élevés (respectivement 28% et 36 %), signe que leur notoriété reste à affermir au sein d'une partie du grand public.

Les différences observées entre les organisations syndicales sont, quant à elles, moins importantes. La CFDT est créditée de 48 % d'opinions positives, devançant légèrement la CGT et FO (45 % toutes les deux), la CFTC et la CGC (42 % toutes les deux).
Toutefois, la vraie différence entre ces syndicats d'une part, et la CGPME et l'UPA d'autre part, tient à l'ampleur des opinions négatives : si la CGPME et l'UPA n'en suscitent qu'assez peu (respectivement 20 % et 13 %), ce n'est pas le cas des syndicats qui subissent la réserve, et parfois la franche hostilité, d'une partie non négligeable des Français (44 % d'entre eux ont ainsi une mauvaise image de la CGT, 41 % de FO, 36 % de la CFDT, 35 % de la CGC et 34 % de la CFTC).

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