Ipsos bva | Métiers d'art | Artisanat | Savoir-faire
Ipsos bva | Métiers d'art | Artisanat | Savoir-faire

Métiers d’art et savoir-faire d’exception : une image forte mais une connaissance encore limitée

Selon une nouvelle enquête Ipsos bva pour l’Institut pour les Savoir-Faire Français, les métiers d’art et savoir-faire d’exception jouissent d’une très forte image positive auprès des Français, ancrée dans le patrimoine national et le prestige du luxe. Pourtant, une large partie de la population déclare mal connaître ces professions, leur visibilité reste faible dans les médias et à l’école, et des idées reçues freinent leur attractivité, notamment chez les jeunes.

Enseignements clés de l'enquête

▶︎ Les métiers d'art bénéficient d'une image très positive auprès des Français, ancrée dans le patrimoine et le luxe
 

▶︎ Leur attractivité apparaît bridée par un manque d’information et une faible visibilité
 

▶︎ Cependant, l'enquête démontre un potentiel fort chez les jeunes, à matérialiser par des actions concrètes d’orientation et d’immersion

 

Une image d’excellence pour les métiers d'art

Parmi les différentes filières testées, ce sont les métiers de l’artisanat qui bénéficient de la meilleure image (92%), devant le médical (86%), la culture (81%) et le numérique (81%). Les métiers d’art et savoir faire d’exception bénéficient d’une très bonne image, encore meilleure que celle des métiers de l’artisanat (97%, +5 points)

Leur imaginaire s’enracine dans deux piliers forts: le patrimoine et le luxe.  Ainsi, 95% les considèrent comme constitutifs du patrimoine national et 69% les associent au luxe.

Les Français leur attribuent exigence, créativité et prestige, en reconnaissant leur utilité patrimoniale, ainsi qu’un volet d’innovation et de rayonnement international. Ainsi, 43% des 14-25 ans estiment que leur entourage serait fier s'ils choisissaient une formation vers ces métiers. Cette fierté est également partagée par les parents, dans la mesure où 8 parents sur 10 déclarent qu'ils encourageraient leurs enfants dans cette voie.

Des métiers qui fascinent mais globalement méconnus

Pourtant, 65% des Français déclarent mal les connaître, signe d’un déficit d’information. Les Français déclarent mal connaître les savoirs faire d'exception présents dans leur région (42% déclarent ne pas savoir) et les formations existantes près de chez eux (65% ne savent pas). La visibilité de ces métiers est jugée insuffisante dans les médias et réseaux sociaux (80%), dans la société (71%) et à l’école (67%). Il existe donc une admiration certaine, mais une forte méconnaissance.

Des métiers qui souffrent d’un problème d’attractivité et d’idées reçues

Derrière le prestige ces métiers, les réalités sont perçues comme difficiles :

  • 74% des Français pensent que ces métiers sont physiquement difficiles
  • 53% qu'ils sont réservés à une élite et difficilement accessibles
  • 51% que ce sont des métiers précaires
  • 47% pensent qu'il faut un haut niveau d'étude pour faire ces métiers (dont 69% des 14-15 ans)

L’image d’élitisme, la crainte de la précarité et l’idée d’un « haut niveau d’études » requis nourrissent un sentiment d’inaccessibilité, surtout chez les plus jeunes. S’y ajoute une hiérarchie implicite des voies de formation qui pénalise la voie professionnelle : 35% des 26 ans et plus citent la préférence pour le général comme frein. Dans ce contexte, les jeunes sont partagés à l'idée d'une orientation vers ces métiers (48% se disent intéressés).

Un potentiel d’attractivité à valoriser

Pourtant, ces métiers bénéficient d'un réel potentiel d'attractivité. Près de la moitié des moins de 26 ans intéressés par les métiers d’art et savoir-faire d’exception se disent attirés par le caractère créatif de ces professions (46%). Enfin, 37% d’entre eux estiment que ces professions sont porteuses de sens. Ces métiers apparaissent en grande partie en phase avec les aspirations professionnelles des jeunes.

Parmi les actions à mettre en œuvre pour inciter les jeunes et adultes en reconversion à s’orienter vers ces métiers, les programmes d’orientation, les rencontres avec des professionnels ou les stages sont les actions jugées les plus efficaces par les Français (52%).

Découvrez le dossier complet sur institut-savoirfaire.fr

 

À propos de l'Institut pour les Savoir-Faire Français

IpsosFondé en 1889, l'Institut pour les Savoir-Faire Français (ex-INMA, SEMA, SEAI) est une association reconnue d'utilité publique et d'intérêt général. Il mène une politique de reconnaissance et de soutien aux métiers d'art et aux entreprises d’exception, et contribue au rayonnement des savoir-faire tant au niveau national qu’international.

Par la coordination des Journées Européennes des  Métiers d'Art ; la facilitation de collaborations entre les  professionnels, les métiers, institutions, organismes de formation, maisons et prescripteurs ; la production de données et d’études de référence sur l’écosystème ; le pilotage du Programme Maîtres d'Art - Élèves ; la sensibilisation du jeune public,le soutien à la formation et l’accélération de projets collectifs, l'Institut conçoit et déploie des actions en faveur de métiers d'art ouverts, prometteurs, et ambassadeurs de la plus grande excellence française.​

Au quotidien, l'Institut œuvre pour la rencontre ​entre les Français et ces femmes et hommes aux savoir-faire d'exception, porteurs d'engagement social et d'exigence. De leurs mains naît l'harmonie entre tradition et innovation, ​au cœur du geste, des techniques et de la matière.​ Tel un passeur, il s’attache à ce que le fil de la transmission de ces métiers séculaires ne se rompe jamais. L'Institut est fier d'être le gardien de ces trésors vivants, fier de défendre ce patrimoine à la modernité sans cesse renouvelée, fier d'en insuffler la passion aux générations futures.​

En 2025, l’Institut a obtenu l’agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), venant consacrer l’ancrage de notre action dans l’économie sociale et solidaire. Il témoigne de notre engagement au service du bien commun et d’une gouvernance éthique et transparente. Cette reconnaissance complète celle d’utilité publique, obtenue dès 1905, qui fonde notre légitimité historique et éclaire toujours notre mission aujourd’hui.

En savoir plus


À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva pour l'Institut pour les Savoir-Faire Français menée selon une méthodologie hybride. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

  • Enquête quantitative menée en ligne du 6 au 17 novembre 2025, auprès de 5 000 Français de 14 ans et plus, échantillon représentatif de la population (sexe, âge, activité, catégorie d’agglomération, département).
  • Enquête qualitative menée du 23 juin au 1er août 2025 (communauté en ligne 14–18 ans; groupes parents CSP+ et CSP-, jeunes 20–25 ans CSP+ et CSP-; entretiens individuels auprès de prescripteurs d’orientation et de professionnels des métiers d’art en formation ou en reconversion).

Auteur(s)

Articles liés

  • Ipsos bva | Cote de popularité | Baromètre politique | Sondage
    Sondage Enquête

    Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche - Juin 2026

    Préoccupations des Français, cotes de popularité de l'exécutif, du gouvernement et des leaders politiques Français, questions d'actualité... Retrouvez ici les derniers résultats de notre sondage d'opinion, le Baromètre Politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs-La Tribune Dimanche.
  • 90 ans des congés payés | Enquête Ipsos bva-Secours Populaire
    Vacances Enquête

    90 ans des congés payés : un besoin essentiel pour 61% des Français

    À l'occasion des 90 ans de la première loi instaurant les congés payés, Ipsos bva et le Secours Populaire dévoilent une enquête sur la perception des congés payés et leur importance au sein de la société française.
  • Football | Coupe du Monde | Champions League | Paris Saint Germain
    Sport Enquête

    50% des Français comptent suivre la Coupe du Monde de Football 2026

    À l’approche du Mondial 2026 organisé en Amérique du Nord, l'étude Ipsos bva "Les Français et la coupe du Monde 2026" révèle que 50 % des Français prévoient de suivre la compétition. Si l’impatience peine encore à s’installer massivement (66 % de non-impatients contre 34 % d'impatients), l'optimisme est de mise pour l’équipe de France : parmi les Français ayant exprimé un avis, 38 % pronostiquent une troisième étoile pour les hommes de Didier Deschamps, plaçant la France loin devant l'Espagne (11 %) et le Brésil (6 %) au rang des favoris.