Guerre en Ukraine : 52% des Français favorables à l'envoi d'armes sur le terrain

Le 24 février 2023 marque l’anniversaire de l’invasion russe en Ukraine. Un an après, et alors que le conflit fait toujours rage, on observe que l’idée d’un soutien à l’Ukraine jusqu’au départ des troupes russes est toujours majoritaire au sein des différents pays occidentaux interrogés.

Les Français favorables au soutien de leur pays à l'Ukraine

Les Français sont ainsi 56% à se dire en faveur d’un soutien de leur pays à l’Ukraine, une proportion supérieure à celle de l’Italie (42%) ou de l’Allemagne (49%) et proche de celle des Etats-Unis (57%). La Suède (69%) et le Royaume-Uni (68%) se démarquent par un soutien particulièrement appuyé.

52% de l'opinion favorable à l'envoi d'armes en Ukraine

Ce soutien passe notamment par la fourniture d’armes. Dans la plupart des pays interrogés, les répondants se montrent favorables à cette perspective, notamment au Royaume-Uni (63%) et aux Etats-Unis (54%), principaux fournisseurs d’armes à l’Ukraine. En France également, une majorité se montre favorable à ces livraisons d’armes (52% contre 28% qui y sont opposés).

Les sympathisants des différents partis politiques français se montrent davantage favorables qu’opposés à ce soutien à l’Ukraine. Cependant, si les sympathisants de Renaissance sont les plus favorables, on observe que ceux du Rassemblement National sont divisés sur le sujet.

Un Français sur deux se déclare opposé à l'envoi de troupes en Ukraine

Si un soutien unanime peut s’observer sur l’envoi d’armes, on observe également une position unanime sur le refus d’envoi de troupes en Ukraine. Dans tous les pays interrogés, un grand nombre de répondants se montrent hostiles à cette idée (51% des Français sont contre, tout comme 46% des Américains et 64% des Allemands).

Les sanctions envers les intérêts russes soutenues par plus d'un Français sur deux...

Autre volet important du soutien à l’Ukraine, la question des sanctions suscite aussi une certaine unanimité. Une majorité de répondants dans les pays occidentaux sont favorables à des sanctions très sévères. C’est encore une fois particulièrement le cas dans les pays anglo-saxons, Etats-Unis (60%) et Royaume-Uni (70%). Ce soutien est également majoritaire en France (57%) tandis qu’il est plus mesuré en Allemagne (50%) et en Italie (42%). En revanche, deux pays se montrent plus opposés que favorable à ces sanctions : la Hongrie (40% y sont opposés contre 30% favorables) et la Turquie (44% contre 22%).

... mais l'opinion est divisée quant à la limitation des importations de gaz et de pétrole

Si l’idée de sanctions économiques sévères a le soutien d’un grand nombre de répondants, la limitation des importations de gaz et de pétrole, pouvant entrainer une forte augmentation des prix, divise davantage. Dans la plupart des pays, comme en France (45% y sont favorables contre 30% qui y sont opposés), la part des répondants favorables est supérieure à celle des répondants opposés. Néanmoins cette proportion est souvent proche, comme par exemple en Allemagne (42% y sont favorables et 34% opposés).

En France, le soutien aux sanctions économiques et à la limitation des importations d’hydrocarbures varie beaucoup selon le niveau de revenus. Les personnes ayant les revenus les plus limités, et donc particulièrement sensibles aux hausses de prix, se montrent les plus dubitatives.

Les Français toujours majoritairement favorables à l'accueil des réfugiés Ukrainiens

Alors que des millions d’Ukrainiens ont dû quitter leur pays depuis le début du conflit, on observe que le soutien à l’accueil reste majoritaire dans les pays occidentaux (69% en France, 66% aux Etats-Unis) et notamment en Pologne (73%), pays qui a accueilli un grand nombre de réfugiés ukrainiens.

Faut-il maintenir les relations diplomatiques avec la Russie ?

Si le soutien à l’Ukraine et aux sanctions économiques suscite une certaine unanimité, on remarque que les répondants sont très divisés sur le maintien de relations diplomatiques avec la Russie. Certains pays comme la France (50% sont pour ce maintien) ou l’Allemagne (45%) y sont plutôt favorables, d’autres sont très divisés (33% des Américains sont pour et 32% contre) et certains s’y montrent hostiles (48% des Polonais y sont opposés, tout comme 37% des Espagnols). Alors que ce sujet divise les chancelleries occidentales, on observe donc que les populations se montrent également partagées sur cette question.


A propos de ce sondage

Ces résultats sont issus d'une enquête Ipsos menée dans 28 pays auprès de 19 003 adultes âgés de 18 à 74 ans aux États-Unis, au Canada, en Malaisie, en Afrique du Sud et en Turquie, de 20 à 74 ans en Thaïlande, de 21 à 74 ans en Indonésie et de 16 à 74 ans dans 20 autres pays, via la plateforme d'enquête en ligne Global Advisor d'Ipsos.

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