Popularité : étiage pour Sarkozy, percée pour Aubry
Avec 38% de jugements favorables (-2 points par rapport à mai) et 60% de défavorables(+2 points), Nicolas Sarkozy connaît ce mois son plus mauvais score de popularité depuis son élection. Surtout, cette baisse est pour l’essentiel liée à une diminution du soutien au sein de son électoral naturel : les jugements favorables des sympathisants UMP chutent ainsi de 9 points, de 81% à 72%. A la veille de l’été, la popularité du président de la République reste donc grevée par le mauvais moral des ménages et la hausse des carburants.
A 49% de jugements favorables sur son action (-1 point) contre 44% d’avis défavorables (+1 point), le Premier ministre bénéficie toujours de son côté d’un solde d’opinion positif. Contrairement au président de la République, sa cote se raffermit auprès des sympathisants UMP (87%, + 8 points).
Du côté des personnalités politiques, Bernard Kouchner reprend ce mois la tête de la hiérarchie, avec 66% de jugements positifs et une cote de popularité consensuelle (85% de bonnes opinions à droite et 58% à gauche). Il devance Bertrand Delanoë, stable à 65%. A gauche, le fait marquant réside dans la nouvelle progression de Martine Aubry, qui après une longue traversée du désert retrouve les faveurs des proches du PS, du PC et de l’extrême gauche. Avec 73% de jugements favorables auprès des sympathisants PS (+5 points), elle est désormais deuxième, derrière Bertrand Delanoë (80%, -3 points) mais devant toutes les autres personnalités. Ségolène Royal perd quant à elle 7 points dans son électorat (63%), mais reste stable sur l’ensemble de l’échantillon (40%). A cinq mois du congrès de Reims, la donne d’opinion reste donc largement ouverte auprès de l’électorat de gauche, si l’on s’en tient à la popularité.
A droite, la cote des ministres est assez sensiblement orientée à la hausse (+4 pour Michèle Alliot-Marie, +5 pour Xavier Bertrand, +4 pour Christine Lagarde) avec les progressions les plus fortes pour Fadela Amara (57%, +8 points) et Rama Yade (56%, +9 points). Tout se passe donc aujourd’hui comme si la mauvaise humeur sociale de l’opinion se cristallisait principalement sur le président de la République, épargnant en revanche le Premier ministre et plus encore les principaux membres du gouvernement.