Popularités en baisse dans un climat difficile
La popularité du chef de l’Etat enregistre un fort recul en août avec 44% d’avis favorables (-11 points) contre 47% d’avis défavorables (+10). Le repli est particulièrement net au sein des classes moyennes : François Hollande perd 16 points chez les professions intermédiaires (à 47%), 15 points chez les employés (à 49%) et 15 points dans les ménages dont les revenus sont situés entre 2 000 et 3 000 euros (à 46%). Le Président socialiste doit aussi faire face à une montée de l’impopularité à droite. Les niveaux de critique sont désormais très élevés à l’UMP (87% +14) et au FN (79% +20). Les sympathisants du Modem, qui jusqu’ici étaient en soutien basculent (avec 52% d’avis défavorables +12). A gauche, les jugements positifs restent fortement majoritaires, mais ils s’érodent (85%, -5 au PS et 77%, -15). En comparaison, Nicolas Sarkozy obtenait 61% de jugements favorables en août 2007 (97% auprès des sympathisants de l’UMP). Les courbes se sont croisées pour lui entre janvier (49%/49%) et février 2008 (39%/58%).
La popularité du Premier ministre connait un mouvement de repli comparable à celui de François Hollande, même si son amplitude est un peu moindre. 46% (-9) des Français sont favorables à l’action de Jean-Marc Ayrault (contre 40%, +9). Tout ce passe comme si, face à l’inquiétude et aux attentes de l’opinion, l’exécutif n’avait pas suffisamment donné le sentiment de prendre la situation à bras le corps et d’avoir une stratégie forte et lisible pour répondre à la crise. Parallèlement, les récents différents entre ministres ont sans doute également nuit à l’image du Gouvernement.
Le climat de rentrée pèse aussi sur le palmarès des leaders politiques, toutes familles politiques confondues. A gauche, les baisses les plus importantes concernent Bertrand Delanoë (-7), Cécile Duflot (-5), Benoît Hamon (-6), Christiane Taubira (-5) et Vincent Peillon (-6). A droite, ce sont Laurent Wauquiez (-5), Valérie Pecresse (-4) et Luc Chatel (-4) qui sont le plus en difficulté. Particularité de cette vague : la baisse des personnalités de droite est plus forte chez les sympathisants de l’UMP qu’auprès de l’ensemble des Français. François Fillon perd ainsi 3 points dans cette catégorie, Jean-François Copé 2 points et Laurent Wauquiez 6 points. Soit les leaders de droite ne semblent pas avoir trouvé leurs marques auprès de leurs sympathisants, soit l’affrontement qui débute pour la présidence de l’UMP leur est préjudiciable.