Pour s’informer, les investisseurs individuels jouent la complémentarité entre le presse et internet

La dernière livraison de l’enquête Investisseurs individuels des marchés financiers, réalisée par Ipsos Médias en collaboration avec le CLIFF, montre que la presse constitue de loin la première source d’information pour les investisseurs particuliers, devant les conseils des chargés de clientèle. Ils se servent en revanche en priorité d’internet pour consulter les cours de bourse et évaluer les performances de leur portefeuille.

Sommaire

   1. L’essentiel
   2. Les principaux résultats
   3. Les audiences de la presse et fréquentation des autres media
   4. Méthodologie

L’essentiel

2 014 000 particuliers responsables de la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières supérieur à 15 KEuros

Ces gestionnaires sont principalement des hommes (74%), seniors (69% ont plus de 50 ans) et appartenant à des foyers aisés (57% disposent d’un revenu annuel net du foyer supérieur à 45 KEuros). Près d’un tiers (32%) est détenteur d’un important portefeuille de valeurs mobilières supérieur à 75 KE.

En période de crise financière, les investisseurs individuels affichent une certaine prudence

Si le niveau de détention des différents types de valeurs mobilières reste stable : 93% détiennent des actions en direct, 77% des SICAV-FCP et 52% des obligations, la part des actions dans le portefeuille des actionnaires est orientée légèrement à la baisse. Ils sont, en effet, 44% à avoir investi plus de la moitié de leur portefeuille en actions soit un recul de 4 points par rapport à 2006.

En effet, en période de crise financière, les investisseurs individuels affichent une aversion au risque plus forte : si la majeure partie des investisseurs confirme le choix d’une gestion équilibrée (45% des investisseurs), la part des investisseurs faisant le choix d’une orientation dynamique axée prioritairement sur la performance du rendement perd 5 points par rapport à 2006 avec 24% des investisseurs. Dans le même temps, la part des investisseurs faisant le choix d’une orientation privilégiant la sécurité se renforce sensiblement, + 3 points (30% d’entre eux).

Face à des produits qui deviennent  de plus en plus complexes, les investisseurs ont tendance à s’appuyer davantage sur leur chargé de clientèle : 17% délèguent entièrement toutes leurs opérations à leur chargé de compte qui leur rend seulement compte des résultats (+ 5 points par rapport à 2006).

Dans la tourmente des marché financiers, les investisseurs sont globalement moins intervenus : 56% sont intervenus à l’achat ou à la vente au cours des 3 derniers mois (-12 points par rapport à 2006) et se montrent prudents pour les mois à venir : seuls 27% envisagent d’investir davantage au cours des 6 prochains mois (vs 34% en 2006) et 36% n’envisagent surement pas d’investir davantage au cours des 6 prochains mois (+ 7 points par rapport à 2006).

Le fait que l’entreprise communique dans les média reste un critère de choix important lors de leurs transactions

Parmi les éléments qui interviennent dans la décision des transactions boursières des investisseurs, la situation financière de l’entreprise, les performances de la société et du titre sont évidemment des critères déterminants de la décision. Ils sont cités comme étant très ou assez importants par 9 investisseurs sur 10 devant le secteur d’activité de l’entreprise (79% jugent ce critère important). Le fait que l’entreprise communique sur ses résultats mais également sur ses innovations et ses produits se place juste après au sein des critères de choix. Ils sont jugés très ou assez importants pour 7 investisseurs sur 10.

Presse et Internet : des medias fortement complémentaires

Les articles parus dans la presse constituent de loin leur première source d’information qu’ils utilisent régulièrement ou occasionnellement (80%) devant les conseils de leur chargé de clientèle (73%), les avis financiers publiés dans la presse (70%), les courriers ou emails adressés par la banque ou les organismes financiers (66%), les documents fournis par les sociétés cotées (65%) et les informations diffusées sur Internet (61%).
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Si on constate une progression de l’usage d’Internet pour s’informer sur l’actualité financière et gérer son portefeuille, les fonctions de la presse et d’Internet se complètent par leur utilisation.

Si Internet est de plus en plus le media prioritaire pour consulter les cours de la bourse (56% vs 25% la Presse) et évaluer les performances des valeurs mobilières détenues (51% vs 28% la presse), la presse reste le media utilisé en priorité pour :

  1. disposer d’analyse de fonds (45% vs 29% Internet) ,
  2. évaluer les risques et les opportunités d’un  secteur d’activité (42% vs 30% Internet),
  3. évaluer la situation d’une entreprise sur son marché (40% vs 35% Internet)
  4. et anticiper les événements économiques et financiers (38% vs 27% Internet).

Une utilisation des media qui diffère selon les cibles. En effet, si les détenteurs des plus gros portefeuilles (75 K€ et plus) privilégient de loin la presse pour rechercher des analyses et anticiper les événements économiques et financiers, les actifs (qui interviennent plusieurs fois par mois sur leur portefeuille), en quête d’informations immédiates, utilisent plus volontiers Internet en priorité quelque soit le type d’informations recherchées (cours de la bourse, informations sur les sociétés cotées mais également dossiers de fonds, analyses, …).

Enfin, on constate que si Internet est de plus en plus utilisé pour s’informer sur l’actualité financière, les plus utilisateurs d’Internet sont aussi ceux qui lisent le plus la presse financière ou patrimoniale et consomment le plus les stations de radios les chaines d’info. Ce qui tendrait à montrer que les individus les plus impliqués aiment à additionner les sources pour être bien informés.


Fiche technique :

L’essentiel
Les principaux résultats
Les audiences de la presse et fréquentation des autres media
Méthodologie

Marques et médias