Près d'un Français sur deux souffre de la fatigue

L'enquête Ipsos-Le Quotidien du Médecin / les laboratoires THERVAL indique que la fatigue concerne l'ensemble des catégories sociales. Près d'un Français sur deux a connu au cours des douze mois précédant l'enquête un épisode de fatigue persistante, qu'il s'agisse de fatigue physique, psychique ou intellectuelle.

Près d'un Français sur deux souffre de la fatigue

Auteur(s)

  • Jean-François Doridot Directeur Général, Ipsos Public Affairs
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Près d'un Français sur deux (47 %) déclare avoir éprouvé au cours des douze derniers mois une fatigue persistante de une à plusieurs semaines. En outre plus du quart (27 %) des personnes interrogées ont déclaré avoir souffert d'une telle période de fatigue à plusieurs reprises. Les femmes, les jeunes, (moins de 21-30 ans), les travailleurs indépendants sont les plus enclins à subir ces grosses fatigues. Les inactifs non retraités (femmes au foyer, chômeurs, lycéens et étudiants) sont presque autant touchés que les personnes exerçant une activité professionnelle. Il n'y a en fait guère que les retraités qui semblent un peu plus épargnés que les autres par la fatigue persistante.

Ces périodes sont difficiles : la fatigue persistante a entraîné pour un quart des personnes concernées (et donc 12 % de la population totale) un arrêt de travail ou d'activité. Toutes les catégories de Français, quel que soit leur profil socio-démographique (actif ou inactif, homme ou femme…) sont concernés, mais les plus touchés sont les moins de 20 ans.

La fatigue se traduit de différentes façons. Le sommeil ou le repos non réparateur est la symptôme le plus citée (23 %), devant l'humeur maussade (18 %), le manque de dynamisme (16 %), la baisse ou le ralentissement de l'activité (15 %) et le manque ou la baisse de motivation (15 %).Ces manifestations varient selon le profil des personnes interrogées. La fatigue des plus jeunes (moins de 20 ans) induit le plus souvent une baisse de motivation. Les personnes âgées éprouvent le besoin de se reposer, alors que les actifs souffrent plutôt de troubles de sommeil.

Cette fatigue est dans plus d'un cas sur quatre attribuée à la maladie (surtout chez les personnes âgés). Viennent ensuite les soucis personnels, qu'ils soient d'ordre privé (22 %) ou professionnels (18%). Le surmenage physique (18 %, notamment les ouvriers et les agriculteurs) est également cité, devant le surmenage intellectuel (13 % de l'ensemble mais 30 % des moins de 20 ans, 35 % des étudiants et 33 % des cadres supérieurs), un sommeil perturbé (13 %) ou un événement occasionnel important du à un accident ou à un décès d'un proche (9% des Français mais 15% des plus de 60 ans). La fatigue est traitée par des médicaments dans près de la moitié des cas. La médication est d'autant plus importante que l'âge des personnes touchées est élevé : limité à un tiers des moins de 40 ans, le recours aux médicaments est nettement plus fréquent chez les personnes âgées de plus de 60 ans (60 % des 61-70 ans, 54 % des 71-80 ans). Dans la plupart des cas, la prise de médicaments à été ordonnée par un médecin. Nettement plus rarement, elle a été conseillée par un pharmacien. En outre, seulement 10 % des Français ont eu recours à des médicaments de leur propre initiative (sur l'avis d'un ami ou par le biais de la publicité) : l'automédication ne concerne vraiment que les jeunes (27 % des moins de 20 ans), les franciliens (17 %) et les personnes issues de classes sociales aisées (19 % des personnes vivant dans un foyer à hauts revenus).

Auteur(s)

  • Jean-François Doridot Directeur Général, Ipsos Public Affairs

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