Un quart des Français pour la dépénalisation de l'usage du cannabis

Les réponses aux questions sur la légalisation de la consommation des drogues douces varient sensiblement d’une enquête à l’autre.

Auteur(s)

  • Jean-François Doridot Directeur Général Public Affairs
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La légalisation de la consommation des drogues douces suscite une opposition majoritaire, parmi les Français, mais pas aussi imposante qu’on aurait pu le croire. Sur ce sujet, les résultats varient d’ailleurs assez sensiblement d’un sondage à l’autre, en fonction de la manière dont la question et posée et du contexte du moment. Comme si l’opinion n’était finalement pas très arrêtée dans son jugement.

Selon une enquête réalisée en septembre 1996 par Louis Harris pour « Valeurs Actuelles », 33% des personnes interrogées étaient d’accord avec la phrase : « Il faut légaliser l’usage des drogues douces ». Un sondage effectué par la SOFRES pour « le Figaro » en février 1995 précisait que les sympathisants de gauche (35%) étaient sensiblement plus favorables à la dépénalisation des drogues douces que ceux de droite (25%). Ce sont les sympathisants écologistes qui ont le plus grand faible pour les consommateurs d’ « herbe » (48%)...

Mais une autre manière d’aborder le problème donne des résultats fort différents. En novembre 1994, l’IFOP a posé, pour « le Journal du dimanche », la question suivante : « Vous, personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que les fumeurs de drogue douce soient poursuivis par la justice ? » Les partisans de la répression ne sont plus alors que 46% contre 52% de libéraux. Une enquête réalisée en mai 1994 par Louis Harris pour « Globe hebdo » offrait une échelle de réponses à quatre dimensions. Faut-il dépénaliser la consommation de haschisch en France ? 21% répondaient « oui, certainement », 20% « oui, peut-être », 16% « non, sans doute pas » et 40% « non, certainement pas ». Si un forte minorité s’oppose radicalement à toute légalisation de la consommation des drogues douce, la perspective d’une telle réforme pénale ne scandalise pas massivement l’opinion.

Auteur(s)

  • Jean-François Doridot Directeur Général Public Affairs

Société