Mois des fiertés : 42% des Français pourraient mal réagir si leur enfant était LGBT+
Des Français très mitigés à l’égard de la place accordée aux personnes LGBT+
Pour près d’un Français sur deux (47%), les personnes LGBT+ ne sont pas bien acceptées au sein de la société française, un chiffre qui n’évolue pas par rapport à l’an passé.
Parmi les personnes LGBT+, cette perception est encore plus marquée : 65% considèrent que leur communauté est mal acceptée, un chiffre en hausse par rapport à 2025 (59%).
Les contextes perçus comme plus difficiles sont le milieu du sport (60% des Français estiment que les LGBT+ n’y sont pas bien acceptés), l’école (53%), ainsi que les réseaux sociaux (45%).
Un niveau préoccupant de violences physiques ou verbales envers les LGBT+
Au cours des 12 derniers mois, un Français sur deux (51%) a constaté une discrimination envers des personnes LGBT+. Et neuf personnes LGBT+ sur dix relatent ces faits (91%). Dans le détail :
- 38% des Français et 80% des LGBT+ ont entendu des propos LGBT-phobes.
- 12% des Français ont assisté à une agression verbale visant un LGBT+, et le chiffre monte à plus de la moitié (53%) des personnes LGBT+.
- Quant aux agressions physiques, 5% des Français et 11% des LGBT+ en ont été témoins.
Un rejet de l’opinion publique des comportements LGBT-phobes
83% des Français ne comprennent pas qu’un parent bannisse son enfant LGBT+ du domicile familial.
70% des Français ne comprennent pas que des parents n’acceptent pas que leur enfant soit LGBT+ ; mais 19% le comprendrait, une minorité non négligeable.
De fortes résistances concernant les questions de transidentité
Si 20% des Français affirment qu’ils réagiraient mal si leur enfant était homosexuel ou bisexuel ; le chiffre monte à 41% s’il était transgenre.
Au total, 42% pourraient mal réagir si leur enfant était LGBT+ (homosexuel, bisexuel ou transgenre).
41% des Français comprennent qu’un parent s’oppose à la transition de genre de son enfant.
Des Français en faveur d’actions publiques contre les LGBT-phobies, notamment dans le milieu scolaire
Pour de plus en plus de Français (40% contre 36% en 2025), l’Etat ne s’implique pas suffisamment en matière de lutte contre les LGBT-phobies.
70% des Français estiment que les jeunes doivent être sensibilisés aux LGBT-phobies à l’école.
Ils jugent que les actions de préventions doivent démarrer tôt : 39% souhaitent qu’elles démarrent dès l’école primaire, 39% au collège. Une minorité (9%) pense qu’il faut attendre le lycée.
Parmi les mesures qui pourraient être adoptées en milieu scolaire, la sanction des auteurs de violences est la plus plébiscitée (80%). Une majorité a aussi envie de voir les professeurs plus impliqués (62%).
Et parmi les sujets à aborder, arrivent en tête : le harcèlement dont sont victimes les LGBT+ (85% sont favorables à ce que ces sujets soient discutés en classe), l’éducation à la vie sexuelle et affective (78%) et les stéréotypes à l’égard des LGBT+ (76%). Ici encore, les questions de transidentité font débat : 46% s’opposent à ce que les parcours de transition de genre soient abordés.
Rapport complet
À propos de la Fondation Le Refuge
Reconnue d’Utilité Publique, la Fondation Le Refuge héberge et accompagne les jeunes LGBT+, âgés de 18 à 25 ans, rejetés par leurs parents, chassés du domicile familial, victimes d’homophobie ou de transphobie.
La Fondation Le Refuge est présente aux quatre coins de la France, grâce à un réseau de bénévoles et d’équipes sociales salariées, collectivement mobilisés auprès des jeunes LGBT+ en situation d’exclusion. Trois types de délégations permettent au Refuge de concrétiser ses actions d’utilité publique :
- les délégations avec hébergement et accompagnement social, qui accueillent et soutiennent les personnes prises en charge par la Fondation ;
- les délégations de prévention et de sensibilisation, présentes notamment en zones rurales, qui ne disposent pas d’hébergement mais qui poursuivent des missions de formation et de sensibilisation à la lutte contre les LGBTphobies ;
- les délégations régionales, qui fédèrent les délégations locales et organisent la formation des bénévoles.
À propos de cette enquête
Enquête Ipsos bva pour la Fondation Le Refuge menée du 8 au 11 juin 2026 auprès de 1 000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.