Sondage | LGBT+ | Diversité & Inclusion | Pride
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Mois des fiertés : 42% des Français pourraient mal réagir si leur enfant était LGBT+

À l’occasion du Mois des Fiertés, la Fondation Le Refuge présente les résultats de son baromètre annuel réalisé par Ipsos bva. Cette enquête 2026 met en lumière un décalage persistant entre l'opinion publique et le ressenti des personnes concernées : en France, 65 % des personnes LGBT+ estiment être mal acceptées. Entre la persistance des violences verbales, les résistances autour des questions de transidentité et une demande de sensibilisation en milieu scolaire, l'étude dresse un état des lieux de la situation des personnes LGBT+ en France.

Des Français très mitigés à l’égard de la place accordée aux personnes LGBT+

Pour près d’un Français sur deux (47%), les personnes LGBT+ ne sont pas bien acceptées au sein de la société française, un chiffre qui n’évolue pas par rapport à l’an passé.  

Parmi les personnes LGBT+, cette perception est encore plus marquée : 65% considèrent que leur communauté est mal acceptée, un chiffre en hausse par rapport à 2025 (59%). 

Les contextes perçus comme plus difficiles sont le milieu du sport (60% des Français estiment que les LGBT+ n’y sont pas bien acceptés), l’école (53%), ainsi que les réseaux sociaux (45%).

Un niveau préoccupant de violences physiques ou verbales envers les LGBT+

Au cours des 12 derniers mois, un Français sur deux (51%) a constaté une discrimination envers des personnes LGBT+.  Et neuf personnes LGBT+ sur dix relatent ces faits (91%). Dans le détail : 

  • 38% des Français et 80% des LGBT+ ont entendu des propos LGBT-phobes.
  • 12% des Français ont assisté à une agression verbale visant un LGBT+, et le chiffre monte à plus de la moitié (53%) des personnes LGBT+.
  • Quant aux agressions physiques, 5% des Français et 11% des LGBT+ en ont été témoins.

Un rejet de l’opinion publique des comportements LGBT-phobes

83% des Français ne comprennent pas qu’un parent bannisse son enfant LGBT+ du domicile familial. 

70% des Français ne comprennent pas que des parents n’acceptent pas que leur enfant soit LGBT+ ; mais 19% le comprendrait, une minorité non négligeable.

De fortes résistances concernant les questions de transidentité

Si 20% des Français affirment qu’ils réagiraient mal si leur enfant était homosexuel ou bisexuel ; le chiffre monte à 41% s’il était transgenre. 
Au total, 42% pourraient mal réagir si leur enfant était LGBT+ (homosexuel, bisexuel ou transgenre).

41% des Français comprennent qu’un parent s’oppose à la transition de genre de son enfant. 

Des Français en faveur d’actions publiques contre les LGBT-phobies, notamment dans le milieu scolaire

Pour de plus en plus de Français (40% contre 36% en 2025), l’Etat ne s’implique pas suffisamment en matière de lutte contre les LGBT-phobies.

70% des Français estiment que les jeunes doivent être sensibilisés aux LGBT-phobies à l’école.

Ils jugent que les actions de préventions doivent démarrer tôt : 39% souhaitent qu’elles démarrent dès l’école primaire, 39% au collège. Une minorité (9%) pense qu’il faut attendre le lycée. 

Parmi les mesures qui pourraient être adoptées en milieu scolaire, la sanction des auteurs de violences est la plus plébiscitée (80%). Une majorité a aussi envie de voir les professeurs plus impliqués (62%).

Et parmi les sujets à aborder, arrivent en tête : le harcèlement dont sont victimes les LGBT+ (85% sont favorables à ce que ces sujets soient discutés en classe), l’éducation à la vie sexuelle et affective (78%) et les stéréotypes à l’égard des LGBT+ (76%). Ici encore, les questions de transidentité font débat : 46% s’opposent à ce que les parcours de transition de genre soient abordés.

Rapport complet

 

À propos de la Fondation Le Refuge

Le RefugeReconnue d’Utilité Publique, la Fondation Le Refuge héberge et accompagne les jeunes LGBT+, âgés de 18 à 25 ans, rejetés par leurs parents, chassés du domicile familial, victimes d’homophobie ou de transphobie.

La Fondation Le Refuge est présente aux quatre coins de la France, grâce à un réseau de bénévoles et d’équipes sociales salariées, collectivement mobilisés auprès des jeunes LGBT+ en situation d’exclusion. Trois types de délégations permettent au Refuge de concrétiser ses actions d’utilité publique :

  • les délégations avec hébergement et accompagnement social, qui accueillent et soutiennent les personnes prises en charge par la Fondation ;
  • les délégations de prévention et de sensibilisation, présentes notamment en zones rurales, qui ne disposent pas d’hébergement mais qui poursuivent des missions de formation et de sensibilisation à la lutte contre les LGBTphobies ;
  • les délégations régionales, qui fédèrent les délégations locales et organisent la formation des bénévoles.

En savoir plus


À propos de cette enquête

Enquête Ipsos bva pour la Fondation Le Refuge menée du 8 au 11 juin 2026 auprès de 1 000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française. Méthodologie complète disponible dans le rapport d'étude.

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