Coupe du Monde 2022 : plus de la moitié de la population dans 34 pays prévoit de regarder la compétition

Le Brésil et l'Allemagne sont attendus en tant que finalistes du tournoi.

Auteur(s)

  • Damien Barnier Directeur de département, département Market Strategy & Understanding
  • Pierre-Antoine Lacroix Chef de groupe, MSU Lyon
  • Thibaud Vignal Chef de groupe - Études marketing chez Ipsos
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Une nouvelle enquête Ipsos Global Advisor révèle qu'en moyenne, dans 34 pays, plus de la moitié des adultes ont l'intention de regarder la Coupe du Monde de la FIFA 2022, qui se déroulera du 20 novembre au 18 décembre au Qatar. Les 55 % qui ont l'intention de regarder au moins une partie de cet événement sont plus nombreux que les 39 % qui déclarent suivre le football. La plupart de ceux qui comptent regarder les matchs prévoient de le faire en famille ou entre amis, mais beaucoup envisagent aussi de le faire avec des collègues - et trois sur dix s'attendent à manquer le travail ou l'école pour regarder les matchs.

Le Brésil est le pays dont on attend le plus qu'il remporte la Coupe du Monde de la FIFA 2022, suivi de l'Allemagne, de l'Argentine et de la France.

L'enquête a été réalisée auprès de 22 528 adultes âgés de moins de 75 ans entre le 26 août et le 9 septembre sur la plateforme d'enquête en ligne Global Advisor d'Ipsos.

Enseignements clés

En moyenne sur les 34 pays étudiés :

  • 39 % disent suivre le football, dont 17 % qui se décrivent comme des passionnés.
  • 55 % de tous les adultes disent avoir l'intention de regarder au moins une partie de la Coupe du monde.
    • L'intention de regarder dépasse 75 % aux Émirats arabes unis, en Indonésie, en Argentine, en Arabie saoudite, au Pérou, au Brésil et en Inde.
  • 75 % de ceux qui ont l'intention de regarder la Coupe du monde prévoient de le faire au moins en partie sur un téléviseur, 35 % sur internet, 26 % sur un appareil mobile et 13 % sur une tablette
  • Parmi ceux qui ont l'intention de regarder la compétition, 
    • 85 % pensent le faire en famille et/ou avec des amis
    • 57 % prévoient de le faire avec des collègues
    • 53 % pensent qu'ils iront dans un bar ou un restaurant pour le voir
    • 46 % prévoient d'acheter des produits sur le thème de la Coupe du monde
    • 34 % prévoient de garder un porte-bonheur sur eux pendant les matchs
    • 31 % prévoient de s'absenter du travail ou de l'école pour assister à un match.
  • Parmi ceux qui ont vu, lu ou entendu parler du tournoi, 21 % s'attendent à ce que le Brésil soit le pays gagnant, 13 % l'Allemagne et 10 % l'Argentine et la France.
    • 13 % s'attendent à ce que le Brésil et l'Allemagne soient les deux finalistes, 11 % s'attendent à ce que la France soit la deuxième, et 8 % s'attendent à ce que l'Argentine et l'Angleterre soient les deux finalistes.

Résultats détaillés

Suivi de la compétition

En moyenne, dans les 33 pays étudiés, 17 % se décrivent comme des "passionnés" qui « regardent autant de matchs que possible à tout moment » et 23 % disent suivre ce sport mais uniquement les matchs de leur ligue ou club préféré et de leur équipe nationale. Au total, après avoir arrondi, les personnes qui se décrivent comme des adeptes du football représentent 39 % des adultes interrogés dans le monde.

Par ailleurs, 21 % des personnes interrogées déclarent regarder "très occasionnellement des matchs de football/de football joués par leur ligue/club et leur équipe nationale préférés", tandis que les 40 % restants ne regardent aucun match ou ne sont pas au courant de la prochaine Coupe du monde.

Les pays qui comptent les plus grandes proportions d'adeptes du football sont, dans l'ordre : L'Indonésie (69 %), l'Arabie saoudite (67 %), les Émirats Arabes Unis (65 %) et l'Inde (60 %). Viennent ensuite l'Argentine (51 %), le Brésil (50 %), l'Afrique du Sud (50 %) et le Pérou (49 %). En revanche, moins d'une personne sur cinq au Japon (14 %), au Canada (15 %), en Hongrie (18 %) et aux États-Unis (19 %) se décrit comme un adepte du football.

Le degré d'intérêt pour le football varie davantage selon le sexe que selon l'âge. En moyenne au niveau mondial, le nombre de personnes qui suivent le football est environ deux fois plus élevé chez les hommes (51 % de suiveurs, dont 24 % de "passionnés") que chez les femmes (28 % de suiveurs, dont 9 % de passionnés). A noter qu'il est aussi élevé chez les 35-49 ans que chez les moins de 35 ans (43 % d'adeptes, 19 % de passionnés dans les deux groupes d'âge), mais un peu plus faible chez les 50-74 ans (31 %, 12 %).

Intention de suivre la Coupe du monde dans les médias

En moyenne dans le monde, 55 % de la population déclare son intention de regarder au moins une partie de la Coupe du monde.

Les intentions de suivi TV/dans les médias sont les plus élevées aux Émirats Arabes Unis et en Indonésie. Parmi les pays interrogés ayant une équipe nationale en compétition cette année, plus de trois adultes sur quatre en Argentine, en Arabie Saoudite et au Brésil prévoient de regarder au moins une partie des matchs, contre seulement un sur quatre aux États-Unis et au Canada. Dans les pays européens qui ont remporté la Coupe du monde au moins une fois, l'intention de regarder les matchs est égale à la moyenne mondiale en Espagne, en Italie (bien que son équipe nationale ne se soit pas qualifiée cette année) et en Grande-Bretagne (qui aura deux équipes, l'Angleterre et le Pays de Galles, en compétition au Qatar). En revanche, elle est inférieure à la moyenne en Allemagne et encore plus en France.

En effet, c’est seulement 39 % des Français qui prévoient de regarder la Coupe du monde 2022, avec une part plus importante d’hommes et de personnes âgées de moins de 35 ans.

Au niveau mondial, la proportion moyenne de personnes ayant l'intention de regarder la compétition de 2022 est plus élevée chez les hommes (66 %) que chez les femmes (45 %). Elle est identique chez les adultes de moins de 35 ans et ceux âgés de 35 à 49 ans (59 %) et comparativement plus faible chez les 50-74 ans (47 %).

Parmi tous les adultes interrogés dans chacun des pays, 41 % en moyenne déclarent avoir l'intention de regarder au moins une partie de la Coupe du monde à la télévision, 20 % sur internet, 15 % sur un appareil mobile et 7 % sur une tablette. En rebasant les pourcentages uniquement sur ceux qui ont l'intention de regarder la Coupe du monde sur n'importe quel appareil, on constate que 75 % des téléspectateurs potentiels prévoient de regarder au moins une partie de la compétition à la télévision, 35 % sur internet, 26 % sur un appareil mobile et 13 % sur une tablette - et donc que beaucoup utiliseront plusieurs appareils pour suivre cet événement. Parmi les Français, 31 % ont l’intention de suivre la compétition à la télévision, 7 % sur Internet, 5 % sur un appareil mobile et 4 % sur une tablette.

En moyenne dans les 34 pays, parmi ceux qui ont l’intention de regarder la Coupe du monde :

  • 85 % prévoient de le faire en famille et/ou avec des amis, contre 80 % en France
  • 57 % s'attendent à le faire avec des collègues, contre 45 % en France
  • 53 % s'attendent à aller dans un bar ou un restaurant, contre 45 % en France
  • 46 % s'attendent à acheter des produits sur le thème de la Coupe du monde, contre 35 % en France
  • 34 % prévoient de garder un porte-bonheur sur eux pendant les matchs, contre 29 % en France
  • 31 % prévoient de manquer le travail ou l'école pour assister à un match, cette proportion étant la même en France

Les Français se situent donc dans la moyenne basse pour quasiment l’ensemble des points précédents.

Vainqueur et finaliste attendus

L'équipe du Brésil est celle qui est la plus attendue pour remporter le tournoi. En moyenne sur l'ensemble des 34 pays interrogés, 21 % des personnes ayant vu, entendu ou lu quelque chose sur la Coupe du monde 2022, pensent que leur sélection nationale remportera le trophée. Après le Brésil, on trouve l'Allemagne (13 %), l'Argentine (10 %), la France (10 %), l'Espagne (7 %), l'Angleterre (6 %), le Portugal (4 %), les Pays-Bas (2 %) et la Belgique (2 %).

L'Argentine et le Brésil se distinguent comme les deux pays dont les citoyens font le plus preuve d'"optimisme patriotique" : 73 % des Argentins s'attendent à ce que leur équipe nationale, l'Albiceleste, remporte le tournoi ; 66 % des Brésiliens s'attendent à ce que la Seleçao le fasse. Viennent ensuite, mais loin derrière, l'Espagne (31 %), la France (27 %) et l'Allemagne (23 %). En France, c’est en majorité des hommes qui sont confiants dans les chances de victoire de leur équipe nationale (34 % contre 20 % de femmes). Selon 10 % des Français, c’est l’Allemagne (10 %) qui devrait remporter la Coupe du monde. Dans chacun des 10 autres pays interrogés participant au tournoi, moins de 20 % pensent que leur équipe nationale va gagner.

Le Brésil et l'Allemagne sont ex aequo les pays dont les équipes sont les plus attendues en finale, chacune étant sélectionnée par une moyenne mondiale de 13 % de tous les adultes connaissant le tournoi. Ils sont suivis par la France (11 %), l'Argentine (8 %), l'Angleterre (8 %), l'Espagne (7 %), le Portugal (4 %), la Belgique (3 %), les Pays-Bas (3 %) et les États-Unis (2 %).


A propos de ce sondage

Enquête Ipsos menée dans 34 pays du 26 août au 9 septembre 2022, auprès de 22 528 adultes âgés de 18 à 74 ans au Canada, en République d'Irlande, en Israël, en Malaisie, en Afrique du Sud, en Turquie et aux États-Unis, de 20 à 74 ans en Thaïlande, de 21 à 74 ans en Indonésie et à Singapour, et de 16 à 74 ans dans 24 autres pays, via la plateforme d'enquête en ligne d’Ipsos Global Advisor.

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  • Damien Barnier Directeur de département, département Market Strategy & Understanding
  • Pierre-Antoine Lacroix Chef de groupe, MSU Lyon
  • Thibaud Vignal Chef de groupe - Études marketing chez Ipsos

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