Coupe du monde de football 2026, à moins de deux mois du lancement, la passion sera au rendez-vous !
Coupe du monde de football 2026, à moins de deux mois du lancement, la passion sera au rendez-vous !
Il y a quatre ans, l'Argentine remportait sa troisième Coupe du monde de football masculin en s'imposant face à la France dans une finale légendaire : 3-3 après prolongations, puis 4-2 aux tirs au but. Lors de ce tournoi, la FIFA a annoncé alors qu'environ 5 milliards de personnes ont suivi ou interagi avec le tournoi à travers le monde via l'ensemble des plateformes (télévision, streaming, réseaux sociaux…), un nouveau record ! Comme celui de Kylian Mbappé, devenu le deuxième joueur de l'histoire à inscrire un triplé en finale de Coupe du Monde.
En 2026, la 23ème édition de la Coupe du monde de football se déroulera du 11 juin au 19 juillet et sera organisée pour la première fois conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Nommée « United 2026 », cette compétition sera aussi la première à rassembler autant de nations du football avec au total 48 équipes au lieu de 32 en 2022.
Que vont faire les Français ? S’intéressent-ils déjà la compétition ? Ont-ils confiance dans leur équipe ?
Pour le savoir, Ipsos bva a interrogé son panel Ipsos Real Talk© qui rassemble plus de 2000 participants en France pour parler de sujets de société, de consommation, d’actualité, etc. , et à deux mois du lancement, près des deux tiers des Français (64%) comptent suivre la Coupe du Monde 2026 de football (en nette progression par rapport à la mesure faite en amont du Mondial de foot 2022, + 8 points), dont 21% intégralement et 24% les matchs de l’équipe de France en priorité.
Dans un pays que l’on dit souvent fragmenté et divisé, la Coupe du monde constitue l’événement fédérateur par excellence : 93% des Français considèrent ainsi que « remporter la Coupe du Monde de football serait un moment de joie et de partage pour tout le pays » ; le Baromètre du lien social Ipsos bva 2025 montrait déjà que les grands évènements sportifs sont n°1 pour rassembler les Français (47%), devant la gastronomie (36%), le modèle de protection sociale (25%) et les traditions (24%) .
Et pour renforcer cet enthousiasme collectif, 88% vivraient à titre personnel ce Mondial comme « un moment de partage, une occasion de se retrouver en famille ou entre amis », 91% y verrait « une fierté pour le pays » et 87% « un moment d'unité ».
Pour ses marques et sponsors, la Coupe du Monde de football représente une double opportunité, en termes de visibilité et d’interaction potentielle avec ses fans : 91% des Français qui comptent suivre la compétition citent au moins un sponsor au sein du large univers de marques et sponsors présenté, de Coca-Cola à Qatar Airways en passant par McDonald's, Visa et Adidas.
Au plan émotionnel, être sponsor ou partenaire de la compétition « rend la marque / l'entreprise plus sympathique » pour 56%, « en donne une bonne image » (54%), les différencie (49%) et crée de la proximité (48%). Bénéfice majeur, cette alliance « fait préférer cette marque / entreprise à ses concurrents » pour 47%, une tendance encore plus nette chez les moins de 45 ans (63%).
Cocorico ?
Contrairement à ce que l’on peut entendre parfois, le « chauvinisme à la française » reste encore bien présent, comme en témoignent l’attachement des supporters à l’Equipe de France de football et leurs pronostics : la France est de loin la nation favorite pour remporter le Mondial (51%), largement devant l’Espagne (16%), l’Argentine ou le Brésil (7%) ; et pour 85% des fans, « la France est capable de remporter une 3ème étoile ».
Expertise ou pensée magique ? Réponse (et dénouement heureux on l’espère !) lors de la finale le 19 juillet prochain.
La Coupe du Monde de football 2026 soulève certaines questions chez les Français
En attendant, quand on leur demande ce qu’ils pensent de cette Coupe du Monde 2026 , les Français expriment aussi des craintes, voire certaines critiques sur cette compétition à venir, au travers des questions ouvertes que nous avons pu poser aux membres de du Panel Ipsos Real Talk®. Déjà une réalité : l’Amérique du Nord qui accueille l’événement n’est pas une terre historique pour le football : « Contrairement à des pays comme le Mexique, le Brésil ou l’Argentine, où il y a une culture footballistique, le football n'y est pas un sport majeur ». Certains membres du Panel Ipsos Real Talk© y voient un pur opportunisme commercial compte-tenu des sommes que vont rapporter les spectateurs dans les hôtels et les restaurants, et qui seront dépensées pour les matches ou voyager. Dans un contexte d’alertes sur les risques climatiques, c’est d’ailleurs une « honte écologique, les transports représentant 86 % de l'empreinte totale, 7,7 millions de tonnes de CO2 ». D’autres craintes remontent aussi sur l’organisation sur place, au plan de la sécurité (attentats, débordements ou contrôles excessifs) ou pour assister aux matchs avec les trajets que cela va supposer et le constat que « seules les personnes aisées puissent suivre cette compétition, vu qu’il faut un budget énorme, le supporter lambda sera frustré ». Et de la même façon en France – impact du décalage horaire « qui rendra difficile de regarder en direct ».
En dépit des doutes exprimées, cela n’empêche pas aussi des remontées plus positives pour ce prochain Mondial de foot en juin : la compétition « va amener du monde et être favorable à l'économie du pays ; des gens d'horizons différents vont se parler et partager, ce qui favorisera l'ouverture d'esprit ». Elle permettra de vivre « une expérience de dingue, un peu comme un immense road trip entre trois ambiances super-différentes. Les fans vont passer de la ferveur légendaire des stades mexicains à la démesure des enceintes américaines pour finir sur l'accueil ultra chaleureux des Canadiens. Entre les tacos, les burgers et la poutine, les supporters vont vivre un mix culturel unique tout en traversant tout un continent. Le plus gros défi, ce sera clairement de gérer les distances, mais l'ambiance promet d'être électrique partout où ils iront ». C’est cette « expérience fantastique » que la Coupe du Monde de football promet et qui lui donne sa valeur universelle.
À propos de l'enquête
Enquête réalisé par Ipsos bva par Internet du 26 mars au 1er avril 2026, auprès d’un échantillon 328 Français âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population française.