DÉPARTEMENTALES 2015, 1ER TOUR DES ÉLECTIONS

Retrouvez toutes les estimations Ipsos / Sopra Steria du premier tour des élections Départementales 2015.

[22H10] LA DROITE LARGEMENT EN TÊTE DU PREMIER TOUR

22 mars 2015 - 22h10 | Avec 36,4% des suffrages, le bloc de droite UMP/UDI/Divers droite (dont 32,5% pour les candidats officiellement soutenus par l’UMP) arrive nettement en tête du premier tour des élections départementales. En ajoutant les 1% recueillis nationalement par les listes Modem/Union centriste, le bloc de droite réalise un score nettement supérieur à celui des cantonales de 2011 (33%) et proche de celui réalisé aux Européennes (36,7%).
Les binômes soutenus par le PS obtiennent 24% des suffrages. En ajoutant sous l’étiquette Divers gauche telle qu’elle a été définie par le Ministère de l’Intérieur les autres configurations de binôme (Front de Gauche/EELV notamment), le total PS/PRG/DVG s’élève à 28%. Les binômes Front de gauche obtiennent nationalement 6,5%, ceux d’EELV 1,9%. Le total du bloc de gauche se monte donc à 36,4%, en net recul par rapport aux élections cantonales précédentes (49% en 2011, 47,8% en 2008) mais en progression par rapport aux Européennes 2014 (32,7%).
Les binômes FN sont crédités de 25% des voix. Si le FN améliore très nettement son score par rapport aux cantonales de 2011 (15%), il réalise toutefois un score légèrement inférieur à celui des Européennes 2014 (25,7% sur la configuration électorale des départementales, c’est-à-dire sans Paris et la métropole lyonnaise qui n’ont pas voté aux départementales).

[20H12] UNE ABSTENTION ÉLEVÉE, MAIS PAS UN RECORD

22 mars 2015 - 20h12 | Avec l’augmentation de la taille des cantons, la complexité du nouveau mode de scrutin, le flou sur les prérogatives des futures Conseils départementaux et l’accentuation de la crise du politique, les abstentionnistes ont été nombreux. Le record de la Vème République (59,4% d’abstention aux Européennes de 2009) ou celui des Cantonales (55,7% au premier tour de 2011) n’est toutefois pas battu, la nationalisation du scrutin et la perspective d’un vote sanction ayant sans doute limité le phénomène. Le sondage donnant le profil des abstentionnistes qui sera publié vers 20h30 nous permettra de savoir s’il y a eu une participation différentielle en faveur de la droite et du FN, qui appuierait cette thèse. A 49,4% d’abstention, le seuil de 12,5% des inscrits à atteindre pour permettre aux candidats arrivés troisième de se qualifier pour un second tour en triangulaire est de 24,7%. Il faudra néanmoins regarder l’abstention réelle dans chaque canton pour calculer le seuil de qualification effectif.

COMPRENDRE LE VOTE DES FRANÇAIS

Sociologie des électorats, profil des abstentionnistes, motivations et déterminants du vote : les clés du scrutin avec notre sondage Ipsos/ Sopra Steria réalisé la veille du vote.

Articles liés

  • Mouvement lycéen | Manifestations | Sondage Ipsos bva
    Politique Enquête

    Lycéens : un mouvement qui divise mais des revendications soutenues

    Depuis la mi-septembre 2026, le blocage de nombreux établissements scolaires suscite des réactions contrastées au sein de l'opinion. Si le mouvement divise les Français sur fond de clivages générationnels et partisans, la dernière vague du Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche révèle un large soutien aux revendications de fond, telles que la réduction des effectifs par classe ou la rénovation des bâtiments. Face à une crise qui menace de s'inscrire dans la durée et au rejet généralisé des prises de position politiques, une large majorité de citoyens juge que le gouvernement devrait privilégier le dialogue.
  • Ipsos bva | Cote de popularité | Baromètre politique | Sondage
    Sondage Enquête

    Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche - Octobre 2026

    Préoccupations des Français, cotes de popularité de l'exécutif, du gouvernement et des leaders politiques Français, questions d'actualité... Retrouvez ici les derniers résultats de notre sondage d'opinion, le Baromètre Politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs-La Tribune Dimanche.
  • Automobile | Mobilité | Les Français et la mobilité

    Les Français et la mobilité : le futur de l'automobile sera-t-il tout électrique ?

    Après notre immersion dans l'été des Français, Ipsos bva inaugure une nouvelle série dédiée à leurs habitudes en termes de mobilité. la communauté Ipsos Real Talk s'est projetée sur le futur de l'automobile. Si le véhicule de demain est largement imaginé comme connecté, autonome et dopé à l'intelligence artificielle, l'adhésion au « tout électrique » est loin d'être totale. Entre le coût encore prohibitif des modèles, les doutes persistants sur leur véritable bilan environnemental et l'ombre grandissante de la concurrence chinoise, les automobilistes français appellent à une diversification des énergies et s'inquiètent pour la souveraineté industrielle du pays.