Diabète : partir des besoins est la clef pour des technologies digitales pertinentes

Comment le secteur médical peut-il s'inspirer des entreprises de technologie pour développer des innovations qui répondent aux enjeux des patients.

Le diabète est en tête de toutes les thérapeutiques en mesure de bénéficier des technologies digitales, en particulier pour aider à monitorer les Types I et II. Le problème est qu’il existe des centaines de solutions numériques avec chacune ses bénéfices, de la simple application pour un régime alimentaire aux devices les plus sophistiqués mais qu’il manque un agrégateur permettant d’aborder tout l’écosystème thérapeutique avec des données exhaustives et fiables.

Pourquoi ? Parce que les industriels lancent des solutions sans partir de ce dont les patients et les professionnels de santé ont besoin. C’est l’inverse de la démarche d’entreprises comme Apple ou Sony qui explorent le marché avec une logique qui a fait ses preuves :

  1. Why ? (le problème)
  2. How ? (la technologie)
  3. What ? (l’innovation)

Les solutions actuelles se répartissent en quatre catégories principales et souvent peu liées les unes aux autres (Règles et hygiène diététique, Autosurveillance glycémique, Gestion des injections, Interactions entre corps médical et patients) et cette situation n’évoluera pas tant que les Industriels travailleront en silo sans impliquer les acteurs concernés par les autres catégories. Pourtant, l’Interopérabilité est le sésame qui permet aux devices d’être utilisables par tous et partout dans un contexte où elle se diffuse à la plupart des applications de service.

Les Industriels doivent donc changer d’approche, arrêter de travailler tout seuls, identifier les attentes. En complément des réflexions à conduire avec les experts, les sociétés savantes, les associations de patients, les Key Opinion Leaders et les Digital Opinion Leaders[1], il faut explorer ce que souhaitent les patients et les médecins.

C’est d’autant plus important que ce sont aussi des consommateurs habitués à des technologies, des applications, des objets connectés, tout un monde serviciel qui leur simplifie la vie dans tous les domaines, le plus souvent sans avoir à dépenser plus ou alors avec la perception d’une vraie valeur ajoutée qui justifie leur prix.

Créer un agrégateur, autrement dit une carte sim du diabète exploitable sur tous les types de terminaux, n’est pas le seul défi que les Industriels doivent relever. Dans le domaine de la santé, la crise sanitaire a accéléré l’implémentation de solutions gratuites, simples, accessibles au plus grand nombre, et les questions qui se posent aux technologies digitales en général n’ont aucune raison d’épargner les solutions liées au diabète avec en plus celles liées à leur remboursement (ou non) : par exemple, le service rendu mérite-t-il de payer ou doit-il être pris en charge dans le contexte du « 100% Santé » ?

On sait que le diabète est une pathologie exigeante avec une hygiène de vie rigoureuse, le suivi glycémique, les doses à s’injecter, etc. On sait aussi que le patient ne porte pas une attention constante à son alimentation, qu’il peut être tenté par le déni de sa maladie, est fatigué par les efforts qu’il doit faire pour gérer sa maladie au quotidien, voire être agressif à l’égard des recommandations du médecin.

Dans ce cas d’une maladie chronique, les solutions digitales impliquent encore plus de faciliter la vie des parties-prenantes, médecin et patient, avec une prise en charge qui soit acceptée par le patient pour qui son bénéfice s’inscrit naturellement dans ses usages et résout un problème.

Pour aider les Industriels dans leur réflexion et leur développements, Ipsos Healthcare les accompagne, de l’identification des besoins des professionnels de santé et des patients au test des solutions en passant par le conseil stratégique. L’un des enjeux majeurs est en effet de mobiliser l’approche Customer Experience pour définir les priorités et identifier comment motiver les patients et les rendre autonomes grâce à la vue d’ensemble qu’Ipsos est en mesure d’apporter sur ces questions.


Webinar | Le digital, une réelle opportunité en diabétologie

L’adoption des nouvelles technologies au service de la prise en charge du patient diabétique est une réalité aujourd’hui.

Plusieurs solutions et services voient le jours et sont proposées pour répondre aux besoins des professionnels de santé et surtout améliorer la qualité de vie des patients diabétiques.

Mais comment se différencier demain, parmi toutes ces offres ?

 

[1] Les professionnels de la santé qui s’expriment dans les réseaux sociaux et influencent leurs confrères.

Auteur(s)

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    La nouvelle enquête Ipsos bva, menée en partenariat avec le Mondial de l'Auto, souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.