Dominique Strauss-Kahn bat des records de popularité à droite

Suite à l’intervention télévisée sur France 2, Dominique Strauss-Kahn pulvérise son record de popularité au baromètre Ipsos-Le Point chez les proches de l’UMP, atteignant 76% de bonnes opinions, un score jamais observé y compris dans son propre camp. Les proches du PS sont en effet moins enthousiastes (66% d’avis favorables, -3 points) et les sympathisants de la gauche plus radicale (PC/Extrême gauche) sont même très critiques (33%, -11 points).

Derrière Rama Yade, qui retrouve le haut niveau de popularité dont elle bénéficiait avant les Régionales (61% d’avis favorables, +9 points), Dominique Strauss-Kahn (58%, +3 points) voit sa seconde place au palmarès des leaders politiques se renforcer, grâce au soutien massif des proches de l’UMP. A 76% d’opinions favorables (+14 points), ces derniers l’installent même sur le podium de leurs leaders préférés, en compagnie de Christine Lagarde (77%, inchangé) et de Michèle Alliot-Marie (76%, +4). Testé depuis 1997, Dominique Strauss-Kahn n’a jamais atteint un tel niveau de popularité chez les sympathisants socialistes. Encore aujourd’hui ces derniers sont moins enthousiastes (66% d’avis favorables, -3 points), tandis que la gauche plus radicale (Extrême Gauche / PC) a basculé dans la critique (33%, -11 points).

Si le Président du FMI est ainsi devenu un champion des sympathisants de droite, à gauche on lui préfère de plus en plus nettement Martine Aubry. La Première secrétaire perd certes un point de bonnes opinions au classement général (46%), mais elle renforce son leadership à gauche, reprenant la tête du palmarès des personnalités préférées des sympathisants socialistes avec 75% d’avis favorables (+4 points). L’écart se creuse avec les autres ténors du Parti Socialiste. Comme pour Dominique Strauss-Kahn, la popularité de Ségolène Royal est en effet mal orientée dans son camp, en recul de 10 points par rapport au mois dernier, où elle avait bénéficié d’une sorte de prime à la victoire aux Régionales. Ségolène Royal n’est plus aujourd’hui qu’à 50% d’avis favorables chez les sympathisants socialistes, et à 32% (-5 points) sur l’ensemble de l’échantillon. Egalement en baisse de 5 points chez les proches du PS, la popularité de Bertrand Delanoë se maintient tout de même mieux, à 67%. Deuxième à gauche et troisième sur l’ensemble des Français (55% d’opinions favorables), le Maire de Paris bénéficie toujours d’une image plus consensuelle et un peu moins clivée politiquement que celle de Martine Aubry.

Plus globalement, on relève dans cette dernière vague du baromètre une tendance à l’amortissement des hausses de popularités enregistrées au moment des dernières élections, et/ou relatives à une baisse de visibilité médiatique. C’est le cas par exemple pour Dominique de Villepin, à 36% de popularité, en baisse de 5 points d’avis favorables sur l’ensemble de l’échantillon, et même de 13 points (30%) chez les sympathisants UMP. L’ancien Premier ministre retrouve aujourd’hui le niveau d'avant le verdict du procès Clearstream. En queue de palmarès, on relèvera en revanche la performance de Marine Le Pen, qui, au contraire d’accuser le contrecoup de sa victoire électorale, confirme, en obtenant pour la première fois depuis son entrée au baromètre en janvier 2009 le soutien d’un Français sur quatre (25%, +2 points). La progression est particulièrement nette auprès des sympathisants UMP (34%, + 6 points ce mois-ci et + 10 points en deux mois). La candidate à la présidence du Front National frôle ainsi le meilleur score obtenu par Jean-Marie Le Pen auprès des Français en 15 ans de mesures (26%). Plus significatif, elle bat très largement le record de son père chez les sympathisants UMP (et RPR) durant toute cette période (34% contre 26%).

Pas de gros bouleversements mais léger mieux enfin du côté de l’exécutif. Nicolas Sarkozy gagne 4 points à 36% d'opinions favorables, et récupère la moitié du terrain perdu consécutivement aux Régionales (39% d'avis favorables en février dernier). Soutenu par 76% des proches de l’UMP (contre 72% en mars dernier), le niveau reste néanmoins inférieur à ce que l’on mesurait en début d’année, quand il était régulièrement pointé à plus de 80% de soutien. Malgré ce sursaut, le Président reste donc largement impopulaire, en particulier chez les ouvriers (27% d’avis favorables, +2 points) et les revenus modestes (31%, +4). Chez les moins de 35 ans, après le record d’impopularité du mois dernier, la progression est plus significative (35%, +10 points). Léger mieux aussi en ce qui concerne la popularité de François Fillon, qui gagne un point et frôle la barre des 50% d’avis favorables (49%), soit son meilleur score depuis juin 2009.


Fiche technique :

Popularité de l'exécutif
Palmarès des leaders politiques

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