L’avenir du système de santé vu par les Françaises

Face aux enjeux considérables auxquels notre système de santé va devoir faire face au cours des toutes prochaines années, LIR-Imaginons la santé a demandé à Ipsos/Steria de réaliser une enquête auprès des Françaises pour dresser un panorama exhaustif de la façon dont elles perçoivent l’avenir du système de soins.

L’avenir du système de santé vu par les Françaises

Pourquoi interroger les femmes ?
Parce que, comme le montre l’enquête, elles apparaissent aujourd’hui comme des acteurs essentiels en matière de santé. Quels efforts sont-elles prêtes à consentir pour continuer à bénéficier du système de santé tel qu’il existe ? Quels rapports entretiennent-elles avec la prévention et le dépistage ? Dans quels types de programmes ou de services seraient-elles prêtes à s’investir ? Quels sont les freins qui les empêchent le plus d’adhérer à ce que pourrait être la médecine 2.0 de demain ? Quelles sont les innovations et les investissements attendus ? Autant de questions auxquelles Ipsos/Steria et Lir-Imaginons la santé ont voulu apporter des éléments de réponse.
Les résultats mettent en évidence le très fort attachement au système de santé actuel et les réelles résistances face à l’émergence d’un nouveau modèle. Ils donnent aussi des raisons d’espérer, notamment parce que les Françaises se montrent intéressées par certains nouveaux services permettant de se soigner différemment.

LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS :

Très fort attachement à une liberté de choix qui limite la capacité des femmes à évoluer

  • Pour 72%, il est essentiel de pouvoir choisir librement de se faire soigner dans un établissement public ou privé.
  • 86% des femmes ne sont pas prêtes à renoncer à la liberté d’aller consulter « autant de médecins qu’elles le souhaitent ».
  • 82% à la liberté de pouvoir refuser que l’on remplace le médicament prescrit par le médecin par un générique.

Les Françaises sont prêtes à faire des efforts pour préserver le système de santé mais ils sont plutôt limités

  • Seule une minorité de femmes se dit « tout à fait » prête à aller moins souvent consulter leur médecin (31%) ou à remplacer une visite chez un médecin par un appel ou par un échange par Internet (18%).
  • La réorganisation de la carte territoriale hospitalière ou une augmentation des cotisations se heurte à un refus. 65% des Françaises n’accepteraient pas la fermeture de certains hôpitaux de proximité pour qu’ils soient regroupés en centres d’excellence et 84% n’accepteraient pas une augmentation des cotisations pour leur sécurité sociale ou leur mutuelle.

Un rapport encore très distancié à la médecine 2.0

  • 58% des femmes se disent prêtes à utiliser des objets connectés avec leur téléphone mobile ou leur ordinateur pour mesurer leur degré d’activité physique, leur tension ou l’équilibre de leur alimentation, mais seulement 21% se disent « tout à fait prêtes » à le faire tandis que 42% avouent qu’elles n’utiliseraient pas ce genre d’objets.
  • 54% des femmes pourraient avoir recours à un diagnostic à distance en vidéo conférence avec un médecin, mais seulement 18% seraient « tout à fait » prêtes à le faire. Pire, près d’une femme sur deux refuserait de s’engager dans un tel dispositif (46%).

Une importance « modérée » aux examens de dépistage et à la prévention

  • Beaucoup de femmes ne font qu’en partie (36%), voire pas du tout (5%) les examens de prévention qui leur sont recommandés par les professionnels de santé.
  • Le souhait de s’investir dans des programmes de prévention est mesuré. 31% des femmes salariées sont « tout à fait » prêtes à s’engager à participer à des programmes de prévention sur le tabac, les maux de dos ou le burnout dans leur entreprise ; 26% de femmes à participer à des programmes de prévention avec des nutritionnistes, des psychologues et des kinésithérapeutes.

Les résultats mettent aussi en avant une réelle appétence à l’égard de certains nouveaux services, notamment ceux associés à la médecine génétique

  • 79% des femmes interrogées pourraient participer à des consultations pour évaluer leur risque génétique à certaines maladies et entrer dans un programme de surveillance médicale en prévention.
  • 82% des femmes interrogées seraient prêtes à effectuer à un test ADN qui leur permettrait de prévoir quels types de maladie elles risquent d’avoir dans les années qui viennent.
  • De fait, à partir du moment où les changements de comportements possibles sont intégrés au sein d’un parcours médical (en l’occurrence le dépistage génétique), la capacité des Françaises à évoluer est bien plus forte.

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