Législatives : la gauche bien placée à Lyon

Selon l'enquête d'intentions de vote réalisée par Ipsos pour la Tribune de Lyon, la gauche devrait conserver la deuxième circonscription du Rhône et parait également en mesure de conquérir la première circonscription, située au sud de Lyon et traditionnellement acquise à la droite depuis 1988.

Dans la première circonscription du Rhône, la gauche est en effet créditée aujourd'hui de 53% d'intentions de vote second tour, contre 47% pour le député sortant UMP Michel Havard, élu en 2007 avec 51,5% des voix. Cette circonscription sera aussi très regardée au premier tour, pour le duel interne à la gauche entre Philippe Meirieu, candidat EELV soutenu par le PS, et Thierry Braillard, dissident soutenu par le maire de Lyon Gérard Collomb et candidat lors de la législative 2007. L’enquête montre que rien n’est fait et que les deux hommes se tiennent dans un mouchoir pour cette "primaire", avec 22% d’intentions de vote pour Philippe Meirieu et 20% pour Thierry Braillard. Le député sortant de l’UMP recueillerait lui 33% au premier tour, le candidat du FN 10%, celui du Front de gauche 8% et celui du Modem, dans cette circonscription ancien bastion de l’UDF, seulement 3%. Le rapport de force du premier tour est donc favorable à la gauche qui totalise 50% des intentions de vote et explique un second tour où Philippe Meirieu, comme Thierry Braillard, l’emporterait. Une telle victoire confirmerait la poussée de la gauche dans cette circonscription lyonnaise où François Hollande a recueilli 53,9% le 6 mai dernier.

La deuxième circonscription du Rhône, également dans Lyon intra-muros, devrait, elle, rester à gauche après sa conquête en 2007. Elu avec 51,5% des suffrages à l’époque, le député sortant PS Pierre Alain Muet est en effet aujourd’hui crédité de 56% des intentions de vote au second tour face à son adversaire UMP Emmanuel Hamelin. Il retrouverait ainsi un score proche de celui réalisé par François Hollande dans cette circonscription au second tour de l’élection présidentielle (56,9%). Pierre-Alain Muet recueille 34% d'intentions de vote premier tour, au sein d’un bloc de gauche majoritaire avec les 10% du Front de gauche, les 7% d’EELV et les 2% d’extrême gauche. A droite, Emmanuel Hamelin obtient 27% d'intentions de vote, trois candidats divers droite totalisant 11% à ses côtés. A 5%, le FN se situe à un bas niveau dans cette circonscription.

Auteur(s)

  • Stéphane Zumsteeg - Directeur Opinion et Recherche Sociale, Public Affairs
    Stéphane Zumsteeg
    Directeur du Département Opinion et Recherche Sociale, Public Affairs

Articles liés

  • Pratique sportive des enfants | Jeunesse | Sport
    Sport Enquête

    Pratique sportive des enfants : 37 % abandonnent en cours d'année

    Pour la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO) et le programme Kinder Joy of Moving, Ipsos bva a mené une étude menée auprès de 700 parents d’enfants de 5 à 15 ans pour décrypter les pratiques sportives des enfants, les critères qui guident le choix des sports et les attentes des familles. Si le sport occupe une place importante dans le quotidien des enfants, l'étude met en évidence de nombreux obstacles, tels que la difficulté à trouver l'activité la plus adaptée, la perte de plaisir ou de motivation, ou encore les contraintes d'organisation. Face à ces défis, les écoles omnisports permettant aux enfants de découvrir plusieurs disciplines plutôt que de se spécialiser, apparaissent comme une solution concrète pour donner envie de pratiquer… et surtout de continuer.
  • Les sujets de dispute des Français | Baromètre Drees 2026
    Société Enquête

    Baromètre d'opinion de la Drees 2026 : les sujets de désaccord des Français avec leurs proches

    Depuis 2024, la Drees interroge les Français sur la fréquence des désaccords avec leur entourage proche — familial ou non — sur différents sujets de société. Ces données apportent un éclairage précieux, non seulement sur les objets de conflictualité, mais aussi sur les groupes les plus exposés aux désaccords.
  • Démographie | Childfree | Baromètre d'opinion de la Drees

    Démographie : comment expliquer le choix des Français décidant de ne pas avoir d'enfants ?

    La France connaît une évolution majeure de sa composition démographique : la part des 65 ans et plus est passée de 14,9% en 1995 à 21,8% en 2025, tandis que celle des moins de 20 ans a reculé (de 26,4% en 1995 à 22,9% en 2025). Dans le même temps, la natalité, déjà orientée à la baisse depuis les années 1970, diminue nettement depuis 2010[1]. Cette évolution installe durablement la question démographique au cœur de l’agenda public.
    Le baromètre d’opinion de la Drees interroge la perception des Français concernant la décision de ne pas avoir d’enfants, en leur demandant quelles raisons jouent le plus dans ce choix.