Les Français affichent une volonté d’épargne soutenue et expriment toujours leurs craintes au sujet de la retraite

Le 9 février 2021, Valérie Plagnol, Présidente du Cercle des Epargnants, et Brice Teinturier, Directeur général délégué d'Ipsos en France, ont présenté les résultats de la 19ème édition du baromètre « Les Français, l’épargne et la retraite ».

Les grands enseignements du baromètre 2021

 

Les Français et l'épargne

  • Après une année marquée par des restrictions en matière de consommation liées à la crise de la Covid, 40% des Français pensent qu’il vaut mieux, de façon générale, « dépenser et profiter du présent car on ne sait pas de quoi est fait l’avenir », contre 37% pour qui il faut plutôt « mettre de côté et épargner au cas où, ou pour l’avenir ».
  • Un an après le traumastisme de la pandémie, les Français sont tiraillés entre l’envie de profiter du temps  présent et la volonté d’épargner face à des coups durs. Par rapport à l’année dernière, les jeunes sont bien plus nombreux à vouloir profiter du moment présent (+4 points à 45%), ne sachant pas de quoi l’avenir sera fait.
  • La volonté d’épargne des Français ne faiblit pas pour autant, 32% d’entre eux ayant l’intention d’épargner davantage l’an prochain, un score stable par rapport à l’an dernier mais bien supérieur à celui mesuré les années précédentes (27% en 2019, 23% seulement en 2018).
  • Près d’un Français sur deux (44%) dit d’ailleurs être intéressé par le sujet de l’épargne et des placements financiers, un score en progression de 4 points en un an, et plus d’un quart d’entre eux (27%, +2) suit l’actualité liée à ces sujets.
  • En ce qui concerne les différents types de placement, les Français penchent plutôt pour ceux qui rapportent peu mais qui sont peu risqués (50%, contre 28% d’avis contraires), très liquides (48%, contre 29%) ou très peu taxés pour les héritiers (47%, contre 28%).
  • La question de la responsabilité sociale dans le placement partage les répondants : environ un tiers est en faveur d’un placement qui rapporte beaucoup mais qui n’inclue pas la responsabilité sociale dans ses objectifs, un tiers favorise l’inverse, et un petit tiers ne se positionne pas.
  • L’assurance-vie se maintient une nouvelle fois en tête des produits d’épargne préférés des Français (34%), suivie des livrets réglementés (30%, en forte hausse de 9 points après la baisse mesurée l’an dernier) et des PEL-CEL (22%).
  • Quant au nouveau PER, il confirme l’enthousiasme suscité il y a un an et devient le produit d’épargne retraite préféré des Français (32%, +7 points), reléguant l’assurance-vie à la deuxième place de ce classement (28%), le Livret A (12%) complétant le podium.
  • Presque un Français sur deux (48%) déclare connaître le nouveau PER mais seule 1 personne sur 10 dit qu’elle le connaît assez bien. Ceux qui connaissent le PER le trouvent attractif fiscalement et, dans une moindre mesure, souple et intéressant dans le cadre d’une transmission.
  • Le PER, qui va progressivement remplacer des plans d’épargne retraite complémentaire, s’installe dans les habitudes des personnes concernées. En effet, plus de trois quarts des personnes qui vont voir leur plan existant disparaître comptent le transformer en PER – 78%, dont 18% qui sont déjà en train d’y réfléchir.
  • Au total, presque 8 Français sur 10 possèdent aujourd’hui un Livret A, 38% une assurance-vie et 12% un PER. En termes de potentiel de nouveaux souscripteurs, l’assurance-vie se situe en tête avec 12% de Français intéressés, talonnée par le Plan d’Epargne Retraite, à 11%. 
  • Les raisons pour détenir un produit d’épargne : constituer une épargne de précaution (pour 55% des épargnants), mais aussi préparer sa retraite (24%), s’assurer contre le risque de dépendance (20%) ou encore épargner afin d'aider ses enfants ou petits-enfants (19%).

Les Français et la retraite

  • Presque huit Français sur dix (78%) se disent inquiets pour l’avenir du système de retraites. Son financement demeure en tête de leurs priorités pour les années à venir (58%), devant l’assurance maladie (44%) et la dépendance (29%).
  • Si elle diminue depuis trois ans, l’inquiétude des actifs lorsqu’ils pensent à leur propre retraite reste aussi majoritaire (60%), avec pour principale crainte le fait de manquer de ressources (82%).
  • Pour y remédier, 49% d’entre eux seraient prêts à augmenter le montant de leurs cotisations tout au long de la vie (+8 points), mais 38% s’y déclarent toujours opposés.
  • Les autres solutions de financement suscitent encore moins d’adhésions : 39% seraient prêts à souscrire à un fonds de pension, 30% à reculer leur âge de départ à la retraite (59% y sont opposés) et seulement 11% accepteraient de diminuer le montant de leur pension de retraite (79% contre).  
  • En revanche, un tiers des actifs (33%, +6 points) envisage de continuer une activité professionnelle après avoir rempli les conditions permettant de percevoir une retraite à taux plein, et ce principalement pour disposer d’un revenu complémentaire.   
  • Enfin, un actif sur quatre (24%, en hausse tout de même de 7 points) épargne aujourd’hui régulièrement pour financer sa retraite, 37% ne le faisant que quand cela est possible et 39% ne le faisant pas du tout.
Sondage Ipsos Français épargne et retraite
A propos du Cercle des Epargnants :
Le Cercle des Épargnants est une association indépendante qui compte plus de 470 000 adhérents ayant notamment souscrit des produits d’épargne retraite auprès de Generali. Le Cercle des Epargnants est un centre de réflexion qui étudie les évolutions en matière d’épargne et de retraite et analyse les besoins et les attentes des Français sur ces sujets désormais au cœur de nos sociétés. Il partage ses travaux en vue d’une meilleure information de ses adhérents et développe des relations institutionnelles avec ses partenaires
www.cercledesepargnants.com

Fiche technique :enquête menée par Ipsos pour le Cercle des Epargnants du 15 au 22 janvier 2021 auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Français âgés de 18 ans et plus.

Auteur(s)

  • Brice Teinturier
    Brice Teinturier
    Directeur Général Délégué, Ipsos bva (@BriceTeinturier)
  • Federico Vacas
    Federico Vacas
    Directeur de département - Public Affairs

Articles liés

  • Sondage Municipales 2026 | Comprendre le vote

    Municipales 2026 : comprendre le vote au second tour

    Comme au premier tour, les enjeux locaux ont primé ce dimanche sur les débats nationaux. L'enquête Ipsos-CESI École d'ingénieurs réalisée pour France TV, Radio France, Public Sénat et LCP-Assemblée nationale nous donne les clés pour décrypter le vote des Français, tout en mettant le cap sur la Présidentielle 2027.
  • Baromètre de l'accès aux soins

    Baromètre de l'accès aux soins

    La troisième édition du Baromètre FHF x Ipsos BVA sur l’accès aux soins révèle une dégradation inédite de la situation. La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de trois Français sur quatre disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années. Elle pèse également fortement sur l’hôpital public, déjà largement en tension : un Français sur deux indiquant qu’il s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale. Ce contexte appelle un débat public le plus large possible pour améliorer concrètement l’accès aux soins au bénéfice des Français.
  • Municipales 2026
    Sondage Enquête

    Municipales 2026 : profil des abstentionnistes

    Plus de quatre électeurs sur dix ne se sont pas rendus aux urnes pour voter ce dimanche. Si l'on met de côté l'exception de l'édition 2020 qui s'est déroulée en pleine crise sanitaire de la Covid-19, on n'avait jamais enregistré un tel niveau d'abstention pour un premier tour d'élections municipales. Le record de 36,4% enregistré en 2014 est largement battu. L'enquête Ipsos bva CESI Ecole d'ingénieurs réalisée pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN détaille le profil de ces abstentionnistes.