Les patrons des PME apprécient les efforts du gouvernement

L'indice d'état de santé des petites et moyennes entreprises françaises Ipsos-Crédit Lyonnais-La Tribune-Radio Classique synthétise les réponses des patrons de PME-PMI à une batterie de questions d'ordre micro et macro-économiques. La vague de février du baromètre révèle, une fois n'est pas coutume, un indice en progression, à 108 points (+ 4). Cette hausse est à rapporter à une perception plus favorable au sein du patronat de la qualité de l'environnement économique (indice à 115 points, +5) et de l'efficacité des aides du gouvernement (120, +5).

Dans l'ensemble, les patrons des petites et moyennes entreprises françaises ont le sentiment que l'environnement économique s'améliore. Les jugements sur le contexte "international" progressent de 4 points (indice 116) ; la progression est encore plus nette en ce qui concerne le marché intérieur (107 à 114, + 7 points). Parallèlement, les jugements sur les "efforts du gouvernement" sont eux aussi meilleurs (indice de de 114 à 120 points, +6).

Si les patrons n'en constatent pas encore les fruits, l'amélioration du contexte économique rend les anticipations plus optimistes. On semble à nouveau un peu plus enclin à l'embauche, avec un solde hausse/baisse dans l'évolution des effectifs qui repasse dans le positif (+ 3 points). Dans le détail, c'est surtout le secteur du BTP qui est concerné (+ 19). L'investissement est également mieux orienté, avec des intentions d'achats en biens d'équipement qui progressent ; suivent les crédits d'investissement (de -7 à +4, et jusqu'à +13 points dans les services) et les trésoreries qui tendent à se redresser.

L'amélioration de la conjoncture concerne surtout les plus petites entreprises. On est toujours relativement pessimiste au sein des entreprises "moyennes", de 200 à 499 salariés, qui se plaignent toujours du niveau de la demande. Le tiers d'entre elles considèrent la faiblesse de la demande comme le frein principal au développement de l'activité, loin devant le poids des charges sociales. Sur l'ensemble de l'échantillon toutefois, c'est d'abord le poids des charges sociales qui est montré du doigt (44% de citations)

Auteur(s)

  • Yves Fradier
    Responsable du service des Grandes Enquêtes, Ipsos Observer

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