Municipales à Ajaccio : Simon Renucci en situation favorable

Selon l'enquête Ipsos/Steria réalisée pour France 3 Corse Via Stella, France Bleu RCFM et Corse-Matin, à cinq semaines du scrutin, la liste d'union de la gauche, conduite par le maire sortant Simon Renucci, est en tête au 1er tour, créditée de 39% des intentions de vote.

La liste d’union de la gauche conduite par Simon Renucci devance de 6 points la liste UMP-UDI conduite par Laurent Marcangeli (33%). La liste nationaliste de José Filippi est en troisième position à 13%, en mesure de se qualifier pour le second tour. A moins d'une dynamique de fin de campagne favorable, la barre des 10% sera en revanche plus difficile à atteindre pour le FN, actuellement à 6% d'intentions de vote.

La gauche est également en tête des intentions de vote second tour. Dans l’hypothèse d’une triangulaire, elle obtiendrait aujourd’hui 46% des suffrages, contre 40% pour la liste de droite et 14% pour la liste nationaliste. Une alliance gauche/nationalistes est également envisageable, et dans une configuration de second tour en duel avec la droite, l'avance de la liste conduite par Simon Renucci serait plus nette encore : 56% d'intentions de vote contre 44% pour la liste conduite par Laurent Marcangeli. Le maire sortant, qui brigue un troisième mandat, resterait néanmoins en-deçà du score obtenu au second tour en 2008 (66,4%).

Si la gauche fait actuellement la course en tête, le rapport de force pourrait se resserrer dans les dernières semaines de campagne. La droite était d'ailleurs majoritaire à Ajaccio lors des dernières élections : les Ajacciens ont voté à 55,74% pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle 2012, et aux législatives de juin 2012, Laurent Marcangeli a battu Simon Renucci dans une circonscription qu'il tenait pourtant depuis 2002. Le contexte national pourrait également jouer à la marge. A noter toutefois sur ce point que l'on ne mesure pas de différentiel de mobilisation vraiment significatif entre les électeurs de gauche et de droite. Aujourd’hui, si 71% des personnes interrogées manifestent leur intention d’aller voter (72 % des sympathisants de gauche et 76 % de ceux de droite), cela signifie par expérience, une participation qui devrait être moindre que celles de 2008 et 2001.

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