Municipales 2026 : le second tour en direct
Le scrutin ville par ville
Scrutin serré entre le maire sortant DVD et les autonomistes
Avec 37,8% des suffrages, la liste Forza Aiacciu ! du maire sortant Stéphane Sbraggia (Horizons) est arrivée en tête au premier tour. Il est en ballottage légèrement favorable face aux autonomistes, qui ont totalisé 35,4% des voix, si on additionne les 26,7% obtenus par la liste de Jean-Paul Carrolaggi (Femu a Corsica, le parti de Gilles Simeoni) et les 8,7% de la liste menée par Pascal Zagnoli du Partitu di a Nazione Corsa. Arrivée troisième avec 18,7% des voix, la liste RN n'a pas de réserve.
Gilles Simeoni en ballottage légèrement favorable
Gilles Simeoni a annoncé qu'il renoncerait à la présidence du Conseil exécutif de Corse s'il était élu maire de Bastia, ce n'est pas encore fait. Avec 35,3% des voix, sa liste est arrivée nettement en tête au premier tour, mais trois autres listes sont en position de se maintenir : une liste regroupant des sensibilités de gauche et de droite conduite par Julien Morganti (25,5%), la liste d'extrême droite de Nicolas Battini (16,7%) et celle de Jean-Martin Mondoloni (11,2%), qui agrège elle aussi une opposition de droite et du PRG. Les deux listes de "coalition républicaine" ont totalisé 36,7% des voix au premier tour, leur fusion les ferait revenir au niveau de la liste Simeoni.
L'écologiste Anne Vignot en grande difficulté
Besançon va-t-elle basculer à droite pour la première fois depuis 70 ans ? La liste conduite par Ludovic Fagaut (LR) est en tout cas arrivée en tête au premier tour avec plus de 40% des suffrages, devançant de 7 points la liste de la maire écologiste sortante, Anne Vignot (33,4%). Celle-ci a très vite annoncé faire alliance avec la liste LFI, arrivée troisième (10,9%). Cela ne suffira peut-être pas, si on considère les "réserves" que pourrait trouver la droite dans l'électorat de la liste centriste d'Éric Delabrousse (5,7%), voire dans celui d'extrême droite (8% pour la liste RN de Jacques Ricciardetti).
Pierre Hurmic en ballottage difficile
La Ville de Bordeaux a basculé à gauche en 2020, ce qui n'était pas arrivé depuis l'élection de Jacques Chaban-Delmas en… 1947. Difficile de savoir si elle le restera, si l'on se réfère au rapport de force électoral du premier tour. La liste de la majorité sortante est arrivée en tête avec 27,7% des voix, et dispose de réserves dans l'électorat de la liste de la France Insoumise qui n'est pas parvenue à se qualifier (9,4%), voire dans les électorats des quatre listes d'extrême gauche, dont celle de Philippe Poutou (5,1%). Face à elle la liste de centre droit du député et ancien ministre Thomas Cazenave (25,6%) bénéficie du retrait de l'autre liste centriste conduite par l'économiste Philippe Dessertine (20,2% au premier tour).
Le PS se range derrière LFI pour tenter de faire basculer la ville à gauche
Comme à Toulouse, la liste socialiste a fusionné avec la liste conduite par le candidat insoumis Damien Maudet pour tenter de l'emporter. Les deux listes ont cumulé près de 42% des suffrages au premier tour, soit sensiblement plus que les 27% des voix obtenus par la liste LR de Guillaume Guérin, arrivée en tête. Mais cette liste dispose elle aussi de réserves dans l'électorat de la liste du maire sortant DVD Emile-Roger Lombertie qui s'est retiré (10% au premier tour), ainsi que dans l'électorat de la liste DVC de Vincent Léonie (4,5%). Le scrutin s'annonce très serré. A 12,5% au 1er tour, la liste RN se maintient, sans grande chance de l'emporter.
Scrutin incertain
On l'annonçait en danger, mais la gauche a su se mobiliser pour placer le maire sortant écologiste Grégory Doucet en tête au premier tour (37,4%). L'avance sur la liste centre-droit de Jean-Michel Aulas n'est même pas d'un point (36,8%), mais la dynamique de campagne est favorable. Si les électeurs suivent, l'accord avec LFI (3e au 1er tour à 10,41%) pourrait lui donner un peu de marge.
Les désaccords PS / LFI à l'épreuve du RN
Le scrutin de 2020 avait été marqué par la victoire surprise de la liste de gauche, mettant fin à 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin (LR). Sa reconduction ne se fera pas sans difficulté. La liste de la majorité sortante est arrivée en tête avec 36,7% des voix, mais la liste RN de Franck Allisio a presque fait jeu égal (35%). Le retrait de la liste LFI de Sébastien Delogu (12%) ouvre des réserves de voix à Benoît Payan, qui pourraient faire la différence en triangulaire. Troisième au premier tour (12,4%), Martine Vassal a très peu de chances de l'emporter.
Johanna Rolland accrochée mais favorite
Nantes est dirigée par des maires socialistes depuis 1989 et, avec un rapport de force qui a nettement penché à gauche aux dernières élections présidentielle, européennes et législatives, la maire sortante Johanna Rolland était favorite pour obtenir un troisième mandat. Ce sera plus difficile qu'escompté. Elle est certes sortie en tête au soir du premier tour (35,2% des suffrages), mais talonnée par la liste LR de Foulques Chombart de Lauwe (33,8%). L'accord de fusion avec la liste LFI de William Aucant (11,2%) lui donne toutefois plus de marge pour l'emporter, dans une ville où le total gauche a dépassé les 50% au premier tour.
Éric Ciotti favori
Toujours administrée par des maires de droite depuis 1947, la 5e ville de France pourrait basculer du côté de l'UDR dimanche soir. En cohérence avec le haut-niveau de l'extrême-droite à Nice aux Européennes et aux Législatives 2024 (plus de 40% à chaque fois), Eric Ciotti est sorti largement en tête au premier tour, avec 12,5 points d'avance sur Christian Estrosi (43,4% vs 30,9%). Les écologistes ayant choisi de se maintenir au second tour en triangulaire, Eric Ciotti est favori pour l’emporter.
A droite depuis 25 ans, la ville peut basculer
30,4% des suffrages pour la liste RN de Julien Sanchez arrivée en tête au premier tour, 34,5% en score cumulé de la liste d'Union de la gauche et de la liste LFI, 35,2% pour les deux listes de droite fusionnées sous la bannière de la liste LR de Franck Proust. La triangulaire s'annonce extrêmement serrée pour désigner le successeur du maire sortant Jean-Paul Fournier (LR), à la tête de la ville depuis 2001 et qui ne se représentait pas.
Les jeux ne sont pas faits
Avec plus de 10 points d'avance sur la liste LR de Rachida Dati, Emmanuel Grégoire (38% au premier tour) paraissait le mieux placé pour succéder à Anne Hidalgo en tant que maire de Paris. Mais la fusion des listes Dati et Bournazel, qui ont cumulé 37% des voix au premier tour, et surtout le retrait de Sarah Knafo (10,4%) ont rebattu les cartes. Le report de voix de l’électorat Bournazel sera décisif.
Nathalie Appéré en ballottage favorable
Arrivée en tête au soir du premier tour avec 34,5% des suffrages, Nathalie Appéré est favorite pour obtenir son troisième mandat. Elle a devancé de plus de 10 points la liste centriste de Charles Compagnon au 1er tour, et n'a pas conclu d'accord avec LFI, dont la liste a obtenu 18,6% des voix et qui se maintient en triangulaire.
Les trois listes peuvent l'emporter
Pour son retour, Catherine Trautmann est arrivée en tête du premier tour des municipales avec 25,9% des voix, légèrement devant la liste de droite de Jean-Philippe Vetter (24,2%). La liste écologiste de la majorité sortante est reléguée en troisième position (19,7%), mais son accord avec la liste LFI, quatrième avec 12% des voix, cumule un score potentiel au-dessus des 30%. De son côté, Catherine Trautmann s'est rapprochée de la liste centriste de Pierre Jakubowicz (5,1% au premier tour), ce qui a été dénoncé à la fois par le Parti socialiste et par Horizons. La parti d'Edouard Philippe a annoncé son soutien à liste LR de Jean-Philippe Vetter, qui pourrait peut-être aussi bénéficier du renfort d'une partie de l'électorat RN, dont la liste a été éliminée (7% au 1er tour). Le suspense reste entier.
La maire sortante face au RN
Avec 42% des voix, la députée RN Laure Lavalette est sortie très nettement en tête au soir du premier tour. Mais les jeux ne sont pas faits. Arrivé troisième avec 15,7% des suffrages, le sénateur LR Michel Bonnus a décidé de se retirer, laissant la maire sortante Josée Massi (29,5%) en duel face au RN. Si la gauche se mobilise derrière elle dans une logique de front républicain, elle peut encore espérer l'emporter. Le report de l’électorat de Michel Bonnus sera l'autre clé du scrutin.
La quatrième ville de France dans le camp LFI ?
La fusion des listes LFI et PS-Écologistes met le maire sortant en grande difficulté. Fort de 37% des suffrages, Jean-Luc Moudenc était pourtant sorti en tête au premier tour, avec une avance de 10 points sur son concurrent insoumis. Mais le score cumulé des listes LFI de François Piquemal (27,5%) et de François Briançon (25%) dépasse les 50%. Le scrutin s'annonce serré.
Stéphane Sbraggia réélu face aux autonomistes
Retour gagnant pour Gilles Simeoni, la coalition "républicaine" échoue à faire basculer la ville
L'écologiste Anne Vignot battue, Besançon bascule à droite pour la première fois depuis 70 ans.
Thomas Cazenave l'emporte, Bordeaux retourne à droite
La fusion LFI / Eco-PS n'a pas permis à la gauche de faire basculer la ville, Guillaume Guerin (LR) élu
Grégory Doucet gagne le match retour et conserve son mandat
Benoit Payan nettement réélu, le RN prend la tête de l'opposition
Dirigée par des maires socialistes depuis 1989, Nantes le restera : Johanna Rolland réélue pour un troisième mandat
Toujours administrée par des maires de droite depuis 1947, la 5e ville de France bascule du côté de l'UDR. Eric Ciotti élu.
25 ans après le PCF est de retour à la tête de la ville, Vincent Bouget succède à Jean-Paul Fournier, maire LR de Nîmes depuis 2001, qui ne se représentait pas. Julien Sanchez (RN) est battu.
La gauche l'emporte malgré la fusion des listes de droite, le retrait de la liste Knafo et le maintien de LFI. Emmanuel Grégoire succède à Anne Hidalgo et devient le nouveau maire de Paris.
Nathalie Appéré facilement réélue en triangulaire face à la droite et LFI
Catherine Trautmann sort gagnante de la triangulaire qui l'opposait à la maire sortante Jeanne Barshegian et à la liste de droite de Jean-Philippe Vetter. Elle retrouve son fauteuil de maire 25 ans après l'avoir perdu.
Josée Massi (DVD) réélue, Laure Lavalette (RN) échoue à faire basculer la ville
Jean-Luc Moudenc réélu, la fusion LFI/PS-Ecologistes échoue à faire basculer la ville

43% : la première projection
de l'abstention au second tour
Avec 94% des communes qui ont élu leur maire dès le premier tour, le taux de participation agrégé sur les communes restantes est moins significatif.
L'abstention au second tour des élections municipales 2026 s'élève à 43%, selon la projection Ipsos bva-CESI École d'Ingénieurs basée sur la participation à 17 heures communiquée par le ministère de l'Intérieur.
Elle est en légère baisse par rapport aux 44,3% d'abstention enregistrés sur ces mêmes villes au premier tour.
Comment se déroule une soirée électorale ?

Les décryptages Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs
