L'IA conversationnelle et la santé mentale des jeunes en Europe
Une adoption massive de l'IA qui transforme les usages numériques des jeunes
L'IA s'impose comme un outil quotidien dès le plus jeune âge
86% des jeunes Français utilisent des outils d'IA conversationnelle, un taux qui témoigne d'une adoption quasi-généralisée de ces technologies.
L'adoption commence très tôt : 66% des 11-12 ans utilisent déjà l'IA, et ce taux atteint 94% chez les 17-18 ans, montrant une appropriation progressive tout au long de l'adolescence.
Un usage déjà ancré dans la durée : 3 jeunes sur 5 (59%) utilisent l'IA depuis plus d'un an, indiquant que nous ne sommes plus dans une phase d'expérimentation mais bien d'intégration durable et rapide.
Des usages d'abord utilitaires : 71% l'utilisent pour écrire ou améliorer un texte, 65% pour l'aide aux devoirs ou au travail, 59% pour s’aider à réviser un contrôle ou un examen, confirmant ainsi le rôle d'assistant de l’IA dans les tâches scolaires et professionnelles.
L'IA devient un confident pour les sujets intimes, particulièrement pour les plus fragiles
Un nouveau rôle d'accompagnement psychologique qui interroge
Près d'un jeune sur deux (48%) des jeunes utilisent l'IA pour parler de sujets personnels ou intimes, franchissant ainsi la barrière entre l'outil technique et le confident.
L'IA comme soutien émotionnel :
35% s'en servent pour recevoir des conseils quand ils sont stressés
33% pour des problèmes avec leurs proches
32% quand ils se sentent tristes ou mal dans leur tête
Pourquoi les jeunes se tournent vers l'IA pour se confier ?
51% pour sa disponibilité permanente
40% parce que c'est plus facile que de parler à une vraie personne
36% pour se sentir écouté(e) sans jugement
Les jeunes anxieux particulièrement concernés :
Plus d’1 jeune Français sur 4, âgé de 11 à 25 ans, fait l’objet d’une suspicion de trouble anxieux généralisé (28%)
58% des jeunes qui sont anxieux, trouvent "facile" de parler de leurs problèmes avec l'IA (contre 55% avec leurs amis et 36% avec leurs parents)
61% d’entre eux estiment aussi que l’IA peut aider à se sentir mieux et 49% que l’IA peut être attachante.
Pour parler de ses problèmes, les relations humaines restent privilégiées mais l'IA s'impose comme un challenger de poids
Une réelle confiance dans l’IA et une certaine inconscience des risques
La hiérarchie des confiances :
68% des jeunes Français trouvent facile de parler de leurs problèmes avec leurs amis
61% avec leurs parents
51% avec l'IA
46% des jeunes qui utilisent l’IA pour lui confier des problèmes personnels, la considèrent comme un "psy"
Mais seuls 34% estiment que l'IA conseille mieux que les humains. Et 55% ont conscience qu’elle peut les isoler des autres.
Un manque de conscience des risques pour la confidentialité de leurs données :
56% pensent qu'elle peut garder secrets les échanges que l’on a avec elle
51% croient qu'elle s’assure que personne n’utilise ce qu’on lui dit
Une méconnaissance de certains risques qui appelle à l'action
Un réel manque d'informations :
Certes, 60% des jeunes Français se déclarent bien informés sur les risques qui existent à utiliser des outils d’IA.
Mais moins d’1 sur 3 dit savoir ce que deviennent les informations que l’on confie aux outils d’IA que l’on utilise.
Des besoins d’informations clairement exprimés :
85% des jeunes Français souhaiteraient avoir plus d’informations sur des sujets lié à leur utilisation de l’IA.
Et plus spécifiquement, sur ce que l’IA fait des informations qu’on lui confie (75%), les types d’informations qu’il faut éviter de confier à l’IA (73%), les bonnes pratiques à avoir (71%) et les risques de l’utilisation de l’IA (69%).
Le Groupe VYV et la CNIL ont lancé l'initiative européenne AI*me pour transformer ces constats en actions concrètes, en fédérant l'ensemble des acteurs concernés.
À propos de l'enquête
Enquête réalisée par Ipsos bva du 9 au 26 janvier 2026 auprès de 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans dans 4 pays européens : France (1 000), Allemagne (1 000), Suède (1 000) et Irlande (800).
La représentativité des échantillons aux populations nationales a été assurée en utilisant une méthode de quotas pour le sexe, l'âge et la région dans chacun des pays de l’enquête. Des quotas sur la catégorie d’agglomération ont aussi été appliqués en France, en Allemagne et en Suède. De plus, en France uniquement, des quotas ont été appliqués à la catégorie socio-professionnelle de la personne de référence du foyer.