Maladies rares : les Européens et notamment les Français n'acceptent pas la fatalité

A l'occasion de la Journée Mondiale des Maladies rares, Ipsos et ASAP FOR CHILDREN présentent les résultats d'une vaste enquête réalisée auprès de 11 400 personnes au sein de 10 pays de l’Union Européenne. Quelle proportion de la population européenne est concernée par les maladies rares ? Quel regard posent-ils sur le parcours des familles des personnes touchées ? Quelle perception ont-ils de la recherche médicale et de l'accès aux traitements pour les malades ? Quelles attentes expriment-ils pour améliorer la prise en charge des personnes malades et le développement de nouveaux traitements ?

Les maladies rares ne le sont pas tant que ça : une personne sur 20 déclare en être atteinte (5%) et 3 personnes sur 10 sont concernées par ces maladies, directement ou indirectement car ayant un proche (un enfant, un parent, un ami : 13%) ou une juste connaissance (13%) atteinte d’une maladie rare. C’est notamment le cas de plus d’un tiers des Français (34%).

Face à ce qui constitue la réalité du douloureux parcours de nombreux parents d’enfants atteints de maladies rares, les Européens sont nombreux à imaginer qu’ils n’accepteraient pas de se résoudre au fatalisme : si un de leurs proches était atteint d’une maladie rare, 72% n’accepteraient pas l’impossibilité d’obtenir un diagnostic pendant plusieurs années (74% des Français) et 72% n’admettraient pas non plus de découvrir qu’aucune recherche n’est menée pour développer un traitement contre cette maladie (75% des Français), considérant dans les deux cas qu’il est possible d’agir si l’ensemble des acteurs concernés se mobilisent.

Ils plébiscitent des mesures qui pourraient être mises en place dès aujourd’hui pour améliorer la prise en charge des patients atteints de maladie rare et l’accompagnement de leurs proches : ils jugent important voire essentiel de former les professionnels de santé à l’annonce du diagnostic (94% des Européens, 95% des Français), de développer la « culture du doute » en incitant les professionnels de santé à prendre davantage en considération les symptômes que leurs décrivent les parents, pour réduire l’erreur ou l’errance diagnostique chez les enfants (91% des Européens, 94% des Français) ou encore de dépister systématiquement à la naissance les maladies rares pour lesquelles il existe un traitement efficace (90% des Européens, 92% des Français).

Les Européens sont convaincus que le financement de projets de recherche sur des traitements innovants contre les maladies rares permet de faire avancer la recherche pour d’autres maladies : 90% le pensent, et même 94% des Français.

Ils sont également extrêmement favorables à l’accélération des procédures de mise à disposition de traitements innovants dès lors qu’il y a une urgence vitale (90% des Européens et 93% des Français) et c’est même pour la majorité d’entre eux essentiel.

Découvrez l'intervention d'Armelle Vincent et Etienne Mercier aux 4èmes Rencontres sur les Maladies Rares

Rapport complet

 
Logo ASAP for Children
A propos d'ASAP for Children

La SMA-PME est une maladie génétique rare et neurodégénérative, tant sur le plan musculaire que cérébral. Sans traitement, l’espérance de vie des enfants atteints par cette maladie ne dépasse pas l’adolescence.

Face à l’urgence induite par un tel diagnostic et portée par les incroyables avancées de la thérapie génique, l’association ASAP for Children a été créé en 2019 avec comme seul et unique objectif : guérir la SMA-PME et la maladie de Farber, toutes deux induites par une mutation du gène ASAH1.

Pour ce faire, l’association s’est fixée comme principales missions de :
- Faire connaître la SMA-PME et la maladie de Farber pour trouver d’autres enfants malades, en France et dans le monde.
- Lever des fonds pour contribuer au développement rapide d’un traitement de thérapie génique et à l’organisation d’un essai clinique.
- Sensibiliser les publics à cette course contre la montre qui revêt une urgence vitale

Portée par une démarche positive, dynamique, fédératrice et collaborative, l’association ASAP for Children est convaincue qu’il est possible guérir au plus vite ces enfants grâce à l’innovation scientifique, la solidarité et l’intelligence collective.

Association reconnue d’intérêt général, ASAP for children est habilitée à recevoir des dons

 

Pour en savoir plus : 

Site internet : Asap For Children
LinkedIn : ASAP for Children
Facebook : ASAP for Children
Instagram : @asapforchildren

JE FAIS UN DON

Pour la France, un reçu fiscal sera adressé à chaque donateur qui pourra ainsi bénéficier d’une réduction d’impôts (66% pour les particuliers, dans la limite de 20 % des revenus imposables / 60% pour les entreprises, dans la limite de 5‰ du chiffre d’affaires)

Fiche technique : enquête Ipsos pour ASAP for Children menée auprès de 11 400 européens âgés de 16 ans et plus, interrogés du 28 février au 24 mars 2020

Auteur(s)

  • Etienne Mercier
    Etienne Mercier
    Directeur du département Public Affairs Santé
  • Amandine Lama - Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs
    Amandine Lama
    Directrice de Clientèle, Département Politique et Opinion, Public Affairs

Articles liés

  • Un monde prêt à prendre des risques

    2025 : un monde prêt à prendre des risques ?

    Comment la prise de risques est-elle perçue et vécue à travers le monde ? C’est ce qu’Ipsos bva a cherché à comprendre en novembre 2025, à travers une enquête conduite pour les Entretiens de Royaumont auprès de 11 000 personnes, dans onze pays développés et émergents .
  • Sondage Municipales 2026 | Comprendre le vote

    Municipales 2026 : comprendre le vote au second tour

    Comme au premier tour, les enjeux locaux ont primé ce dimanche sur les débats nationaux. L'enquête Ipsos-CESI École d'ingénieurs réalisée pour France TV, Radio France, Public Sénat et LCP-Assemblée nationale nous donne les clés pour décrypter le vote des Français, tout en mettant le cap sur la Présidentielle 2027.
  • Baromètre de l'accès aux soins

    Baromètre de l'accès aux soins

    La troisième édition du Baromètre FHF x Ipsos BVA sur l’accès aux soins révèle une dégradation inédite de la situation. La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de trois Français sur quatre disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années. Elle pèse également fortement sur l’hôpital public, déjà largement en tension : un Français sur deux indiquant qu’il s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale. Ce contexte appelle un débat public le plus large possible pour améliorer concrètement l’accès aux soins au bénéfice des Français.