Nouvel an 2024 : résolutions ou révolutions ?

La communauté en ligne ConnectLive d'Ipsos partage ses résolutions pour 2024, mettant en lumière une variété d'objectifs personnels. La majorité affirme vouloir tenir leurs résolutions, bien que certains expriment un scepticisme. Les résolutions vont de l'épicurisme à la frugalité, du recentrage sur l'essentiel à la santé.

Accompagner le passage à l’An Neuf s’est toujours accompagné de vœux, de promesses et d’objectifs personnels. 2024 n’échappe pas à la règle, et les participants de notre communauté on-line ConnectLive [1] nous donnent une idée de leurs résolutions. 

Essentiellement, ne pas ou ne plus en prendre. Elles ne sont « jamais tenues », « oubliées un mois plus tard », « mettent une pression inutile », représentent un « concept bidon : attendre le début de l'année pour changer sa vie » alors que l’on peut se transformer « quand on veut ». L’écart entre ce que l’on espère à la veille de chaque Nouvel An et la réalité est parfois jugé trop dissuasif pour des résolutions et pèse aussi sur les Vœux. Que reste-t-il de ceux précédant de peu les crimes terroristes islamistes de janvier 2015, la propagation de la covid-19 en février 2020 ou le début de la guerre en Ukraine le même mois en 2022 ?  

Ou alors, avoir la volonté de s’y tenir, comme 74% l’affirment, les premiers au nom de la conviction d’y arriver en croyant en soi et/ou avec le soutien de ses proches et les seconds par pur cynisme (« Puisque je ne fais aucune résolution, je suis parfaitement en mesure de m'y conformer enfin »). En ce qui concerne ceux qui s’engagent sincèrement dans la voie des résolutions, elles sont de quatre ordres : 

  • L’épicurisme : « voyager, voyager, se faire plaisir, faire du sport, bien manger, profiter à fond de la vie », « Faire un ou de beaux voyages », « Sortir plus au bord de la mer », « Profiter de la vie, prendre soin de ma famille et de mes enfants », « Prendre ma retraite et partir vivre en Espagne », parfois à la limite de la provocation (« Je vais voyager davantage avant d'avoir les écologistes aux pleins pouvoirs »). 

  • A l’opposé, le désir de frugalité : « Continuer à diminuer toujours plus les déplacements en voiture au profit de l’utilisation du vélo et des transports en commun, ne pas chauffer la maison l'hiver, ne remplacer que les vêtements et les chaussures usés et porter les inutilisés au recyclage, et continuer à donner et recevoir du bonheur autour de moi par autre chose que des biens matériels ». 

  • Le recentrage sur l’essentiel, par exemple en matière de relations (« Je vais dire au revoir aux amis qui me vampirisent », « Je vais renouer avec ma famille »), de centres d’intérêt (« Savoir lâcher prise sur les sujets chronophages et inutiles »), de consommation des médias Il faut que j’arrive décrocher de l’info car je me rends compte que cela finit par nous plonger dans une simili désespérance quotidienne »). 

  • La volonté de reprendre le contrôle sur sa santé physique et/ou mentale : « Je vais essayer d'arrêter de fumer, car de nos jours, fumer est un luxe et coûte énormément d'argent, un argent que nous pourrions mettre de côté afin de pouvoir faire des sorties de temps en temps. Mais pour cela, il faudrait que j'apprenne à gérer mon stress sans me réfugier dans la cigarette pour me réconforter », « J'ai déjà arrêté le café, j'ai maigri de 10 kgs, j'aimerais bien en perdre encore quelques-uns et faire un peu plus d'exercice ». 

Au fait, il suffit d’une lettre pour passer des Résolutions aux Révolutions, qu’elles soient collectives ou personnelles. Laquelle préférez-vous pour 2024 ? 

Résolutions ?

[1] Communauté on-line qualitative de 1000 participants âgés de 18 ans et plus.

Auteur(s)

  • Yves Bardon
    Yves Bardon
    Directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre

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